Emmanuel Macron au World Economic Forum
25 janvier 2018

#Franceisback - A Davos, la France plaide pour une mondialisation protectrice

Dans son discours au World Economic Forum de Davos, le 24 janvier, le Président de la République a défendu l'adoption d'un nouveau contrat mondial, protecteur des personnes les plus fragiles, où l'Europe jouera un rôle majeur. La croissance économique n’est en effet pas une fin mais un moyen.
 

La vision de la mondialisation du Président de la République est double : une vision d’ouverture mais aussi de protection des plus vulnérables. "Notre responsabilité consiste à construire une France ouverte au monde mais aussi capable d’intégrer les laissés-pour-compte de la mondialisation," a-t-il déclaré.

France is back

Le premier message du Président a été de rappeler que la France est de retour sur la scène mondiale - France is back  - grâce à :

  • une stratégie d’attractivité fondée sur le capital humain et l’innovation,
  • l’investissement,
  • un environnement d’affaires flexible,
  • la lutte contre le réchauffement climatique,
  • un changement culturel consistant à "récompenser la prise de risque et à réduire le coût de l’échec."

L'Europe à l'avant-garde

Le Président a également souligné que l’insertion dans la mondialisation passe par l’Europe. Il a appelé à une "avant-garde" européenne pour aller plus loin dans l’intégration sur les aspects économique, social, environnemental, scientifique et politique, sur lesquels il a préconisé une stratégie à 10 ans. "Pour ceux qui veulent avancer, notre porte est ouverte," a-t-il souligné.

Une mondialisation protectrice

Selon Emmanuel Macron, "la croissance n’est pas une fin mais un moyen", mis au service de la justice sociale dans la mondialisation. Il a ainsi mis en garde contre le risque réel, pour la démocratie, de voir se développer une croissance qui renforce les inégalités.

Un "nouveau contrat mondial" est donc proposé. Impliquant à la fois les États et les acteurs privés, il repose sur trois devoirs :

  1. Le devoir d’investir, notamment dans l’éducation et en particulier celle des jeunes filles des pays en développement, car "la solution est chez les femmes".
     
  2. Le devoir de partager, via une plus juste répartition de la valeur dans les entreprises, (intéressement et RSE), des progrès dans l’égalité hommes-femmes et un partage plus équitable  de la ressource fiscale, (lutte contre l’optimisation, taxation du numérique).
     
  3. Le devoir de protéger. D’abord en encourageant les mesures de cohésion sociale : "Il faut que le FMI conditionne l’octroi de ses prêts à la mise en œuvre de réformes en faveur de la cohésion sociale, et non à la réduction des dépenses sociales". Ensuite en allant plus loin sur le sujet climatique, par exemple à travers un prix plancher du CO2 au niveau européen. Enfin, en coordonnant les stratégies de lutte contre le terrorisme.

Afin de mettre en œuvre ce nouveau contrat mondial, une approche fondée sur la coopération et le multilatéralisme est nécessaire, avec un agenda cohérent en matière de biens communs.