Juliette Méadel
27 février 2017

Favoriser le retour à l’emploi des victimes d’actes terroristes

Pour répondre aux difficultés rencontrées par les victimes de terrorisme dans leur vie professionnelle, l’État se mobilise pour sensibiliser les employeurs publics et privés.
 
Au nom de la solidarité nationale et parce que le travail contribue directement à leur reconstruction, les victimes du terrorisme doivent être prioritaires pour les politiques de l’emploi dans les secteurs publics et privés.
 
Juliette Méadel, secrétaire d'État à l’Aide aux victimes, a donc réuni le 21 février 2016 le septième Comité interministériel de suivi des victimes de terrorisme (CISV) autour d’un objectif principal : favoriser le retour à l’emploi des victimes d’actes terroristes.
 
Face aux difficultés que peuvent rencontrer ces dernières au moment de reprendre ou retrouver une activité professionnelle, le Secrétariat d’État à l’Aide aux victimes a lancé des travaux interministériels pour identifier les dispositifs spécifiques susceptibles d’être mobilisés pour aider les victimes d’actes terroristes, mais aussi pour sensibiliser les employeurs (publics et privés).

Dans la fonction publique

Le Secrétariat d’État à l’aide aux victimes et le ministère de la Fonction publique ont décidé de favoriser le retour à l’emploi des agents en sensibilisant les secrétaires généraux et les RH des ministères aux problématiques des fonctionnaires touchés par les attentats.
 
Le ministère de l'Éducation nationale, qui avait présenté en novembre dernier son plan d’action pour les victimes de terrorisme, diffusera quant à lui une note aux recteurs.
 
Dans la fonction publique d’État et hospitalière ainsi que pour les collectivités territoriales, environ 10% des postes à pourvoir sont aujourd’hui offerts aux emplois réservés.
 
Les victimes du terrorisme sont également prioritaires pour bénéficier des dispositifs de soutien et d’accompagnement vers l’emploi : contrats aidés, emplois accompagnés pour les personnes qui souffrent d’un handicap psychique, bilan de compétence.

Dans le secteur privé

Les établissements de 20 salariés et plus ont l’obligation d’employer des travailleurs handicapés dans la proportion de 6% de leurs effectifs. Les victimes des actes terroristes et leurs conjoints en sont bénéficiaires, tout comme les victimes civiles de guerre et les pupilles de la Nation.

Renforcer le soutien aux victimes

Enfin, le secrétariat d’État à l’aide aux victimes et le ministère du Travail mettront prochainement en ligne une foire aux questions accessible sur guide-victimes.gouv.fr, qui permettra aux victimes de connaître leurs droits et de trouver les interlocuteurs compétents pour leurs démarches.
 
Pour rappel, à la demande des familles des victimes et pour pérenniser l’action engagée en faveur de l’accompagnement des victimes, un Secrétariat général à l’aide aux victimes (SG-AV) a récemment été créé. Placé sous l’autorité du Premier ministre, le SG-AV a deux objectifs principaux :
  • coordonner l’action des ministères en matière de suivi et d’accompagnement toutes les victimes, y compris d’accidents collectifs, de catastrophes naturelles, de sinistres sériels, d’accidents sanitaires et d’autres infractions pénales, notamment les victimes de violences ;
  • veiller à l’amélioration des dispositifs d’aide aux victimes.