Photo d'un client payant par carte bleue
3 juin 2015

Faciliter le paiement par carte bancaire

La carte bancaire est le moyen de paiement préféré des Français. Pour faciliter le paiement par carte, y compris sur des petites sommes, le Gouvernement agit.
 
Les Français plébiscitent le paiement par carte bancaire. Celle-ci "est le moyen de paiement préféré de 71 % des Français" et "61% expriment le souhait d’utiliser davantage leur carte bancaire au quotidien", a expliqué le 2 juin Michel Sapin, à l’occasion des Assises des paiements. Le ministre des Finances et des Comptes publics a annoncé vouloir "agir à la fois sur le coût induit par les transactions par carte pour les commerçants et sur la mise à niveau technique des terminaux de paiement".

S’agissant des commerçants, "il faut lever les obstacles aux paiements de petits montants par carte bancaire". Aussi le Gouvernement souhaite que le coût des petites transactions soit substantiellement réduit :
  • Concrètement, pour un achat de 5 euros, les commerçants, en fonction du contrat qu'ils ont avec leur banque, peuvent payer jusqu'à 10 centimes de frais par transaction. Avec les nouvelles dispositions, le commerçant paiera au plus 5 centimes de frais.
  • Par ailleurs, les entreprises individuelles (les médecins notamment) adhérant à un organisme de gestion agréé devront accepter le chèque ou un moyen de paiement électronique courant 2016.
S’agissant des solutions de paiements innovants, des mesures ont été annoncées pour le développement du sans contact et la généralisation les paiements dématérialisés :
  • "A partir du 1er janvier 2016, tous les nouveaux terminaux de paiement seront équipés de la technologie sans contact". D'ici 2020 au plus tard, l'ensemble du parc devra en être équipé.
  • Pour "inciter les consommateurs à recourir davantage au prélèvement et au virement pour les paiements à distance", "d’ici à la fin de 2016, l’État va montrer la voie en généralisant auprès des collectivités locales et territoriales la solution de télépaiement Tipi pour régler sans frais des services comme la cantine, la crèche ou tout autre service public".
Pour lever les inquiétudes liées à la fraude qui peuvent freiner les Français dans l’adoption de ces nouveaux moyens, "la seule réponse c’est une plus grande information sur les techniques de sécurisation de ces solutions et sur les garanties de remboursement en cas de fraude". "Plus on facilitera l’usage de ces nouveaux moyens de paiement, plus on permettra aux acteurs de cet écosystème de se développer". "Les fintechs françaises elles-mêmes nous disent que Paris n’a rien à envier à la City". La filière paiement emploie 90 000 personnes et représente 6 à 7 milliards d’euros de valeur ajoutée.