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1 septembre 2015

Éducation prioritaire : revalorisation des salaires des enseignants

Au 1er septembre, tous les personnels exerçant au sein de l’éducation prioritaire verront leurs salaires revalorisés.
 
 
+ de 110 000
personnels bénéficieront d'une revalorisation de salaire.
Depuis 2012, les professeurs des écoles ont été revalorisés grâce à la création en 2013 d’une indemnité de 400 euros par an, à l’amélioration de la carrière avec un accès facilité à la hors classe et à la rémunération de l’année de stage en Master 2.

Au 1er septembre, tous les personnels exerçant au sein de l’éducation prioritaire verront leurs salaires revalorisés dans des proportions importantes :
 
  • En Réseau éducation prioritaire (REP), le montant de la nouvelle indemnité est de 1 734 euros,  soit +50% de plus que l’ancienne indemnité ;
  • En Réseau éducation prioritaire + (REP+), le montant de la nouvelle indemnité est de 2 312 euros, soit le double de la précédente.
400 euros
c'est le montant de la prime annuelle pour les professeurs du 1er dégré.
Plus de 110 000 personnels en bénéficieront. Ainsi, au total, un professeur des écoles ayant débuté en 2012 gagnera 85 000 euros de plus pendant sa carrière, voire près de 100 000 s’il a exercé plusieurs années en éducation prioritaire. Le Gouvernement a fait le constat de la faible rémunération des professeurs des écoles en les revalorisant. Le budget 2016 permettra de dégager des nouveaux moyens en ce sens pour les 2 années à venir. Ce mouvement doit se poursuivre au-delà de 2017.
 
Le décret, publié le 28 août 2015, est effectif au 1er septembre. Les discussions budgétaires ont permis de dégager 500 millions d'euros supplémentaires dans le budget 2016 pour le primaire et le secondaire. Cela va non seulement permettre de financer les nouveaux emplois et la formation continue, mais aussi d'augmenter les enseignants. La prime instaurée en 2013, de 400 euros par an, sera appelée à augmenter "dans les deux ans qui viennent. Cela fait actuellement l’objet de négociations avec les organisations syndicales", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem, le 31 août, lors de la conférence de presse consacrée à la rentrée des classes.

Pour la suite, "il faudra aller plus loin […] et ce sera l'objet du prochain quinquennat, aussi faut-il s'en donner les moyens véritables. Il est faux de laisser croire qu'une telle mesure, qui coûte 1,5 milliard d'euros, pourrait se faire à budget constant. Si on veut augmenter les enseignants du premier degré, et c'est ce que [le Gouvernement] souhaite faire, il faut assumer d'augmenter le budget de l'Éducation nationale. Cela a toujours été notre position", a-t-elle expliqué.

A noter, par ailleurs,  qu’ "un effort exceptionnel [sera fait] pour la formation continue cette année, notamment pour la mise en oeuvre des réformes", parce qu’aucun professeur "ne doit être privé de formation": ce poste s’élèvera à "72 millions d'euros" en 2016 alors que "la précédente majorité avait réduit ce budget à peau de chagrin, soit 41 millions d'euros en 2012", a conclu la ministre de l'Éducation nationale.