Professeur à l'école primaire
13 juillet 2017

Ecole primaire : rentrée 2017

Le Gouvernement s’est fixé comme priorité de combattre les difficultés scolaires, dès les premières années de l’école, pour permettre à chaque élève l’acquisition des savoirs fondamentaux. Pour atteindre cet objectif, des mesures seront déployées progressivement dès la rentrée 2017.
 

Dédoublement des classes de CP et CE1 

Le Gouvernement souhaite donner la priorité à l’école primaire, afin que tous les élèves sachent lire, écrire et compter à l’arrivée en 6e.
Pour garantir à chaque enfant "100% de réussite au CP", le ministre de l’Éducation nationale a annoncé le dédoublement, dès la rentrée prochaine, des 2 500 classes de CP situées en REP+. Dans ces écoles où les difficultés sociales sont les plus concentrées, l’effectif maximal sera de 12 élèves par classe. Les professeurs bénéficieront d’une formation adaptée à ce nouveau contexte. A la rentrée 2018, les classes de CP en REP et de CE1 en REP et REP+ seront à leur tour dédoublées.
Réalisée sur 100 classes de ZEP dédoublées et 100 classes témoins, une étude de terrain montre que les effets du dédoublement sont massifs dans la lutte contre la grande difficulté scolaire.
C’est la mesure la plus importante en faveur de l’éducation prioritaire depuis la création des ZEP en 1981.

Adaptation des rythmes scolaires

Pour répondre au mieux aux singularités locales, une plus grande liberté sera donnée aux acteurs de terrain dans l’organisation de la semaine scolaire.
Lorsque des consensus locaux émergent entre les communes, l’équipe éducative, les représentants des parents et les services académiques, la possibilité d’un passage à la semaine de quatre jours sera ouverte.  L’inspecteur d’académie pourra donner son feu vert en fonction de la qualité du projet. Les premières expérimentations auront lieu dès la rentrée 2017. Là où les communautés éducatives et les communes sont satisfaites de l'organisation actuelle, elles pourront tout à fait continuer à fonctionner selon les mêmes modalités.
Les études montrent que les effets de l'aménagement du temps scolaire - sur 4 jours ou 4,5 jours - sont négligeables, voire nuls, sur les résultats des élèves. Une évaluation scientifique des différentes modalités d'organisation du temps scolaire sera conduite durant l'année scolaire 2017-2018.