vache dans une ferme
20 avril 2017

ECOANTIBIO² : un plan de lutte contre l'antibiorésistance

Le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, a publié le plan ECOANTIBIO² le 19 avril. Ce dernier a pour objectif de réduire les risques d'antibiorésistance en médecine vétérinaire, pour la période 2017-2021.
Contenu publié sous le Gouvernement Cazeneuve du 06 Décembre 2016 au 14 Mai 2017
 

20 mesures incitatives pour réduire l’usage vétérinaire des antibiotiques

Le plan ECOANTIBIO² s’inscrit dans la dynamique du premier plan ECOANTIBIO. Il vise à maintenir dans la durée la tendance à la baisse de l’exposition des animaux aux antibiotiques.

Il compte 20 actions, orientées vers des mesures plus incitatives que réglementaires et s’articule autour de quatre axes :
  • développer les mesures de prévention des maladies infectieuses et faciliter le recours aux traitements alternatifs ;
  • communiquer et former sur les enjeux de lutte contre l’antibiorésistance, sur la prescription raisonnée des antibiotiques et sur les autres moyens de maîtrise des maladies infectieuses ;
  • mettre en place des outils partagés d’évaluation et de suivi du recours aux antibiotiques, ainsi que des outils pour leur prescription et administration responsables ;
  • encourager des efforts partagés en s’assurant de la bonne application des règles de bon usage au niveau national et favoriser leur adoption aux niveaux européen et international. 

Un défi majeur de santé publique

La perte d'efficacité des antibiotiques impacte la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes, ces santés étant interconnectées et formant un tout. C'est pourquoi la lutte contre l'antibiorésistance est un défi à relever sous une approche "One health, Une seule santé".
Les enjeux sont le changement durable des pratiques de prescription des antibiotiques, l'amélioration des conditions de vie des animaux et l'accès à des produits de santé efficaces et économiques, autres que les antibiotiques.

Sur les 4 premières années du plan (2012-2015), l’exposition des animaux aux antibiotiques a reculé de 20%, tandis que l’exposition des animaux aux antibiotiques critiques a diminué de 21% en 2 ans seulement (2014-2015). Ces résultats ont été rendus possibles par l'engagement de tous les acteurs, en particulier éleveurs, vétérinaires, organisations agricoles, groupements de défense sanitaire, pouvoirs publics.