Photo d'Emmanuel Macron à Saint-Aignan
20 mai 2015

Deuxième phase de la Nouvelle France Industrielle

Les différents plans industriels lancés avec succès il y a un an seront rapprochés pour contribuer à l’élaboration de 9 solutions industrielles, axées sur les attentes des consommateurs et ouvertes sur les marchés internationaux.
 
Emmanuel Macron a lancé le 18 mai la seconde phase de la Nouvelle France Industrielle. Grâce à la première phase, plus de 330 projets concrets ont été lancés. Après avoir passé en revue les 34 plans à l’issue de la première année du programme avec les ministres concernés, il a présenté un nombre resserré de 9 Solutions industrielles, et une mobilisation matrice, pour l’Industrie du Futur.

Neuf nouvelles Solutions du quotidien seront ainsi développées : Nouvelles ressources, Ville durable, Mobilité écologique, Transports de demain, Médecine du futur, Économie des données, Objets intelligents, Confiance numérique, Alimentation intelligente. Cette nouvelle logique, plus resserrée, poursuit 3 objectifs :
  • s’adresser plus directement aux besoins des marchés prioritaires ;
  • acquérir une dimension internationale grâce notamment à l’agence Business France ;
  • piloter plus efficacement le dispositif via ce regroupement.
Ces regroupements vont permettre de sortir d’une logique de silo et de faire discuter plus facilement entre eux les acteurs industriels. Les acteurs économiques et industriels, qui ont remarquablement travaillé sur la première phase, restent aux commandes (chefs de projets, Comités Stratégiques de Filières). Les acteurs locaux (Conseils régionaux, PME) seront mobilisés et participeront davantage à la dynamique.

Une mobilisation matrice pour l’Industrie du Futur participera pour sa part à moderniser l’ensemble des filières. Lancée par le président de la République le 14 avril, "cette nouvelle dynamique va jouer un rôle central", car "le robot n'est pas l'ennemi de l'emploi, c'est une fausse idée", a expliqué Emmanuel Macron.
Capitalisant sur les acquis du plan Usine du Futur, ce projet transversal Industrie du Futur accompagnera, au cours des deux prochaines années, 2000 entreprises dans la modernisation de leur outil industriel, pour être plus connectées, plus compétitives, plus sobres sur le plan environnemental, et leur permettre d’acquérir un leadership européen voire mondial. Au moins 15 projets vitrines devraient être lancés dans le même temps. Ce projet transversal Industrie du Futur accompagnera 2000 entreprises dans la modernisation de leur outil industriel, pour être plus connectées, plus compétitives, plus sobres sur le plan environnemental.
Le capital humain et les enjeux de formation sont mis au cœur de ce projet. Un réseau de plateformes en régions sera également développé dans le but de mutualiser ces nouveaux outils. À cela s’ajoutent des actions pour développer l’innovation  et renforcer la coopération internationale sur les normes.
Au sein du programme d’investissements d’avenir, 730 millions d'euros venant de fonds, subventions, et avances remboursables pourront en partie soutenir cette ambition. Deux mesures exceptionnelles annoncées mi-avril viennent en soutien de ces fonds : 2,5 milliards d'euros d’avantage fiscal avec la mesure de suramortissement des investissements productifs, 2,1 milliards d'euros de prêts supplémentaires distribués par Bpifrance sur les deux prochaines années, s’ajoutant au 1,2 milliard d'euros déjà prévu dans les anciens plans.

Au total, pour la seconde phase de la Nouvelle France industrielle, l’État intensifie son soutien de manière "inédite" avec 3,4 milliards d'euros d'investissements publics sur le projet industrie du futur et les 9 solutions industrielles, via le PIA.