Jeunes gens
3 décembre 2015

Décrochage scolaire : des résultats encourageants avec une baisse de 20%

136 000 jeunes décrochaient chaque année en 2010, ils sont aujourd’hui 110 000, soit une baisse de 20%. 620 000 jeunes de 18 à 24 ans étaient sans diplôme, ils ne sont plus que 494 000. Ces deux bonnes nouvelles sont la preuve que les politiques publiques peuvent enrayer le décrochage scolaire et que l'objectif de le diviser par 2 est à portée de main.
 
Le décrochage scolaire n’est pas une fatalité, l’action du Gouvernement apporte des résultats. Un an après la mise en œuvre du plan de mobilisation pour vaincre le décrochage scolaire, on note qu'il recule de manière encourageante.

Deux bonnes nouvelles viennent en témoigner. Alors qu’il y a 5 ans, on comptait près de 136 000 jeunes qui décrochaient chaque année, ils sont aujourd’hui 110 000, soit une baisse de 20%, de 2010 à 2014. Les chiffres 2015, qui ne sont pas encore consolidés, sont encore plus encourageants. Dans le même temps, nous sommes passés de 620 000 jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme à 494 000. L’objectif de la France, fixé dans le cadre de la Stratégie Europpe 2020, de passer sous la barre des 10% de jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme est désormais atteint. La proportion est aujourd’hui de 9% (11% en moyenne en Europe).
 
50 millions €
par an depuis 2014 sont mobilisés pour vaincre le décrochage
Beaucoup de leviers ont été activés à cet effet, mobilisant 50 millions d'euros par an depuis 2014. Au sein des établissements, la mobilisation des équipes éducatives, le développement du lien avec les familles notamment les plus modestes. Mais, il faut surtout noter le renforcement du partenariat partout et à tous les niveaux (national, régional, local) qui favorise la collaboration entre les institutions, les collectivités les associations, les entreprises, la mise en place du droit au retour en formation, la création de nouveaux dispositifs d’accueil sur tout le territoire.

L’engagement de l’Éducation nationale et de ses partenaires se poursuivra donc notamment à travers :
  • Les parcours aménagés de formation initiale qui permettent aux jeunes de plus de 15 ans en rupture d'avoir une expérience alternative temporaire (stage, service civique, etc.) tout en restant sous statut scolaire ;
  • La mobilisation des équipes éducatives dans les établissements ;
  • Le développement du lien avec les familles, notamment les plus modestes ;
  • La mise en place d’alliances éducatives qui visent à renforcer la collaboration de tous autour du jeune décrocheur ;
  • La mise en place du droit au retour en formation ;
  • Le nouveau droit à se réinscrire dans son établissement d’origine pour les candidats qui ont échoué au baccalauréat. 
Concernant la prise en charge de ceux qui ont quitté le système éducatif, l'engagement se poursuit avec notamment plusieurs actions de retour à l’école coordonnées par les régions :
  • les micro-lycées ou les lycées nouvelle chance qui se développent en complémentarité des Écoles de la deuxième chance, des Epide ou encore du service militaire volontaire ; 
  • en contrepartie d’obtention de marchés publics, les entreprises accueillent des décrocheurs dans le cadre des  clauses  sociales de formation dans les marchés publics 
L'objectif de diviser le décrochage par 2 d'ici à la fin du quinquennat est à portée de main si nous continuons cette mobilisation.
La lutte contre le décrochage scolaire est un des grands engagements du président de la République. "Le décrochage a un coût pour la société [mais aussi un coût]  humain, social et économique. Mais il n’est pas une fatalité", a insisté Najat Vallaud-Belkacem.