Façade de la BCE à Francfort
23 janvier 2015

Décision de la BCE

C’est une mesure importante et attendue qui vient d’être prise
 
Le 22 janvier 2015 la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé un programme étendu d’achats d’actifs, à hauteur de 60 milliards d’euros par mois, afin de remplir son mandat de stabilité des prix. À travers ce programme, la BCE va ajouter des achats d’obligations souveraines à ses programmes en vigueur d’achats d’actifs du secteur privé afin de faire face aux risques d’une période trop prolongée de faible inflation.

On "ne peut que [se] féliciter [de la] décision" de la BCE, "dans le respect de son indépendance", "d’injecter de nouvelles liquidités" et ce "pour une période longue", a déclaré le président de la République le 23 janvier.

Cette mesure importante était attendue :
 
  • Le 1er effet sera de pouvoir orienter l’épargne vers les entreprises, vers les investisseurs, et non plus vers les États ;
  • La BCE est ainsi dans son rôle quand elle fait en sorte que la croissance soit prioritaire et lutte contre le chômage.
Mais la décision de la BCE ne doit pas nous empêcher de faire nos réformes ou nous amener à les différer : "nous devrons toujours être compétitifs, attractifs et faire que l'innovation soit au cœur de nos politiques". Car "ce serait trop simple de dire : 'puisque la BCE a mis des liquidités, va favoriser la croissance, nous n'aurions plus rien à faire'". "A nous d'être dans l'accélération, dans le mouvement et c'est ce que la France va faire dans les prochains jours", a annoncé François Hollande.