31 août 2016

Crise laitière : sortie de crise positive entre les producteurs et Lactalis

L'accord trouvé sur le prix du lait a été saluée par le Gouvernement, qui a présenté les aides financières en faveur de la maîtrise de la production (24 centimes d’euros par litre de lait non produit). Les représentants professionnels ont unanimement salué le doublement sur fonds nationaux de l’enveloppe communautaire allouée à la France.
 
Après l’annonce de l’accord entre les producteurs de lait et le groupe Lactalis, le 30 août 2016, le premier ministre, Manuel Valls a exprimé sa satisfaction de voir que "tous les acteurs se soient mobilisés et aient pris leurs responsabilités" et salué "une sortie de crise positive pour le secteur laitier".
 
De son côté, Stéphane le Foll, qui s’est félicité que les actions se soient déroulées "sans débordements", a souligné qu'il fallait "continuer à […] redresser ce marché laitier qui s'est beaucoup dégradé et qui fait que les prix pour les producteurs sont trop bas pour assurer la pérennité des exploitations". L'objectif est d’ajuster l’offre à la demande et donc redresser les prix, en évitant toute restructuration de la filière de production. Il s’agit bien, insiste Stéphane le Foll d’accompagner la maîtrise de la production de lait. "C'est la première fois depuis la fin des quotas qu'il y a la mise en oeuvre d'une régulation de la production", a-til ajouté.

Stéphane le Foll a présenté aux professionnels du secteur, ce 30 août, le plan de régulation de la production française de lait entrant dans la politique plus globale de maîtrise de la production au plan européen, décidée le 18 juillet dernier par le Conseil européen.
  • Les producteurs français toucheront 24 centimes d’euros par litre de lait non produit. 
  • Cette somme correspond respectivement à 14 centimes provenant de l’Union européenne et de 10 centimes supplémentaires de l’Etat français.
  • Les périodes de référence, a précisé Stéphane le Foll, sont les  "trois derniers mois de 2015 par rapport aux trois prochains mois de 2016".
  • Ce dispositif s’enclenchera à partir du 21 septembre 2016.
  • L’objectif est de baisser de 5 % la production de lait

En parallèle, 350 millions d’euros ont été prévus par l’Union européenne pour apporter un appui aux filières d’élevage en difficulté, en priorité au lait
  • La France bénéficie dans ce cadre de 49,9 millions d’euros
  • Stéphane Le Foll a annoncé le doublement de ce montant avec des crédits nationaux. Cet abondement permettra de renforcer la mesure européenne de réduction de la production en apportant un complément de 10 centimes d’euros/kilo non produit. Afin d’éviter des abattages de vaches laitières dans une logique de réduction de la production, qui entraineraient une déstabilisation du marché de la viande, le complément national sera limité aux 5 premiers % de réduction de la production indemnisés dans le cadre de l’enveloppe européenne.
  • Ainsi pour les 5 premiers % de réduction de production, les producteurs diminuant leur production bénéficieront d’une indemnisation de 24 centimes d’euro/kilo. Au-delà de ce plafond, l’indemnisation sera de 14 centimes d’euro/kilo. 
Le communiqué du ministère de l’Agriculture précise aussi que des aides financières serviront également à venir en aide aux "exploitations bovines de lait et de viande qui rencontrent des difficultés de trésorerie".