François Hollande et Angela Merkel
4 septembre 2015

Crise des migrants : initiative franco-allemande

La France et l’Allemagne ont décidé d’une initiative commune pour amplifier l’action de l’Union européenne en réponse à la crise sans précédent des migrants.
 
Après la diffusion de la photo d’un enfant syrien mort noyé sur une plage turque, l'ensemble des autorités internationales est frappé par une prise de conscience :  les mesures mises en place ne suffisent pas. L'Europe, au nom de ses valeurs, doit faire davantage. Ainsi, le président de la République et la chancelière allemande ont décidé, jeudi 3 septembre, de transmettre immédiatement à l'Union européenne des propositions communes, dont la répartition équitable des réfugiés dans tous les pays de l’Union européenne. Les propositions seront soumises au Conseil des ministres européens de l’Intérieur, sera suivi d'un Conseil européen, le 14 septembre prochain.
 
Il est "urgent d’agir" car "aujourd’hui, ce qui a été engagé ne suffit plus". "L’Europe doit faire davantage", a déclaré le président de la République. François Hollande a décidé, avec Angela Merkel, "de transmettre dès [ce jeudi] à l'Union européenne des propositions communes". Les deux dirigeants souhaitent en particulier :
 
  • "Un mécanisme permanent obligatoire", permettant d’ "organiser l'accueil des réfugiés et une répartition équitable en Europe". En effet, "des pays […] ne répondent pas à leurs obligations morales". Ce mécanisme prévoit d’instaurer des quotas de réfugiés par pays selon leur taille, leurs ressources et leur population. Il devra étudier la situation de chaque pays pour estimer ses possibilités d’accueil. Ce mécanisme est absolument nécessaire car le nombre de réfugiés a plus que doublé (de 40 000 à 100 000 Syriens notamment) depuis les mesures prises à l’issue du Conseil européen de juin 2015.
  • Rapprocher les normes pour renforcer le système d’asile européen ;
  • Assurer le retour des migrants irréguliers dans leur pays d’origine, en particulier en créant des centres d’enregistrement pour distinguer ceux qui relèvent du droit d’asile et ceux qui n’en relèvent pas ;
  • Apporter le soutien et la coopération nécessaires avec les pays d’origine et de transit.