Conseil de sécurité de l'ONU
5 septembre 2017

Corée du Nord : la France appelle à une réponse ferme et unie de la communauté internationale

Malgré les nombreuses pressions et nouvelles sanctions contre la Corée du Nord établies avec la résolution du Conseil de sécurité des Nations-Unies du 5 août dernier, le régime de Pyongyang a procédé le 3 septembre à un sixième essai nucléaire. À la suite de ce test, la France et plusieurs de ses alliés ont demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. À cette occasion, la France a appelé à l’adoption rapide de nouvelles sanctions contre le régime nord-coréen.
 
La France condamne avec la plus grande vigueur le nouvel essai nucléaire effectué par la Corée du Nord le 3 septembre en violation de ses obligations internationales : "ce nouvel essai nucléaire effectué cette nuit par la Corée du Nord, qui fait suite à une série d’essais de missiles balistiques, [confirme] la volonté répétée de Pyongyang de porter atteinte à la paix et la sécurité internationales", a déclaré le Président de la République.
 
Avec ce nouveau test, la "menace a changé de dimension et même de nature. Elle n’est plus régionale, elle est mondiale ; elle n’est plus seulement virtuelle, elle est immédiate ; elle n’est plus seulement sérieuse, elle est existentielle", selon le représentant permanent de la France à l’ONU.
 
Face à ces actes injustifiables et illégaux, la France appelle à une réponse ferme et unie de la communauté internationale pour préserver le régime de non-prolifération nucléaire. Elle a ainsi demandé, avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la Corée du Sud et le Japon, la tenue dès le 4 septembre d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies en vue d'adopter rapidement de nouvelles sanctions contre le régime nord-coréen.
 
La conviction de la France depuis l’origine est que seule une position de grande fermeté peut ouvrir la voie au dialogue politique et diplomatique, et c’est pourquoi elle appelle à une mise en œuvre très stricte des sanctions. "La communauté internationale doit traiter cette nouvelle provocation avec la plus grande fermeté, afin d'amener la Corée du Nord à reprendre sans condition la voie du dialogue et à procéder au démantèlement complet, vérifiable et irréversible de ses programmes nucléaires et balistiques", a souligné le Président de la République.
 
En réponse à ce nouveau test, qui peut donner à la Corée du Nord "les moyens de toucher par l’arme nucléaire les États-Unis, voire même l’Europe" d’ici quelques mois selon Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, la France souhaite également une réaction unie et claire de l’Union européenne et a donc appelé à ce que soit adopté des mesures additionnelles au niveau européen.