Photo de François Hollande signant l'Accord de Paris au siège des Nations-Unies le 22 avril 2016.
25 avril 2016

COP21 : signature de l'Accord de Paris

Le président de la République a participé à la cérémonie officielle de signature de l’Accord de Paris sur le climat le 22 avril à New-York. Il a appelé le monde entier à traduire cet accord historique en actes pour faire face à l'urgence ; les mois qui viennent de s'écouler ont été les plus chauds de ces 100 dernières années.
 
Le président de la République a appelé le monde entier à traduire l’Accord de Paris sur le climat, adopté en décembre lors de la COP 21, "en actes" pour faire face à l'urgence. Car "les mois qui viennent de s'écouler ont été les plus chauds de ces 100 dernières années."
"Cette réussite à Paris nous oblige", a-t-il déclaré :
  • "Le 12 décembre 2015 fut une journée historique pour la communauté internationale." Malgré le contexte des attentats de Paris, "le monde a su justement, dans un élan de solidarité et aussi de responsabilité, faire en sorte qu’un accord puisse sortir de Paris, et en faire un acte symbolique pour le reste du monde" ;
  • Cet accord est "historique" : jamais dans l’histoire des Nations Unies il n’a été possible de réunir 170 États pour signer un accord. "C’est donc maintenant plus qu’un engagement : ce sera un texte inscrit dans le droit international de manière irréversible. Il s’agit d’un grand progrès."
  • "Nous devons aller plus loin au-delà des promesses qui ont été faites, des engagements qui ont été pris, et faire que nos déclarations deviennent des actes."
  • "Depuis le 12 décembre, l’urgence est toujours là" : ces derniers mois "il y a eu encore des catastrophes aux Iles Fidji, […], il y a eu de la famine qui s’est diffusée en Afrique, il y a toujours ce lac Tchad en Afrique qui ne cesse de se réduire…". François Hollande a ainsi lancé "un cri d’alarme" sur la destruction des écosystèmes. "Chaque année 20 millions d’hectares de forêts partent en fumée en Asie du Sud-Est, en Amérique latine, en Afrique."
La prochaine étape après la signature de l’accord est celle de la ratification avec "l’objectif d’obtenir 55 États représentants 55% des émissions". "Chacun doit se sentir concerné : personne n’a la responsabilité de tout faire, mais chacun doit accomplir quelque chose":
  • La France "lance un appel pour que chaque pays puisse ratifier le plus vite possible l’Accord de Paris" ;
  • Le projet de loi autorisant la ratification de l'Accord de Paris sera examiné en conseil des ministres dès le 4 mai, pour être adopté avant l’été ;
  • Il souhaite également que "l’Union européenne donne l’exemple d’ici la fin de l’année pour que l’accord puisse entrer le plus rapidement possible en vigueur"
La France est à l’initiative et se mobilise :
  • "Il faut que nous puissions mobiliser les financements qui ont été la clé de l’Accord de Paris, 100 milliards de dollars d’ici 2020, et plus si nous le pouvons, faire que chacun puisse montrer l’exemple et notamment les pays développés, et c’est ce que fera la France en augmentant ses financements annuels pour le climat de 3 à 5 milliards d'euros d’ici 2020" ;
  • "De la même manière, nous augmenterons notre participation pour la lutte contre la désertification pour financer l’adaptation."
  • "Donner un prix au carbone [doit être] aujourd’hui notre engagement principal pour réorienter les investissements et modifier les choix des entreprises comme des consommateurs. Ici, à cette tribune, je m'engage au nom de la France à ce que le plus vite possible un prix du carbone puisse être fixé, d'abord en France, en Europe puis ensuite dans le monde entier. C'est la condition pour que nous puissions faire apparaître une nouvelle économie."
"L’humanité peut toujours produire le meilleur, même si elle est capable du pire, alors aujourd'hui nous avons fait en sorte que le meilleur soit possible", a conclu le président de la République.