Photo de François Hollande avec le Premier ministre chinois Li Keqiang le 3 novembre à Pékin.
5 novembre 2015

COP 21 : la Chine prend 2 engagements majeurs

Le président François Hollande s'est rendu à Pékin afin de mettre toutes les chances du côté de la réussite de la Conférence de Paris sur le climat.
 
Le succès de la Conférence de Paris pour le climat "est possible", mais "pas certain", a déclaré François Hollande depuis la Chine. 
L’objectif de cette visite à Pékin était de "mettre toutes les conditions de notre côté". La Chine est en effet un acteur clé : 1er émetteur de gaz à effet de serre, 2ème économie du monde, "la Chine est un grand pays qui entraîne d’autres pays". "Quand la Chine s'engage, elle engage bien sûr elle-même mais elle est un exemple, une référence (...) La Chine a une très grande influence sur les pays émergents et les pays en développement."

 "La Chine a pris 2 engagements majeurs" :
  • "Se mettre au niveau de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, de prendre toutes les obligations que nous nous sommes, nous-mêmes, imposés" ;
  • "Accepter que tous les 5 ans, nous puissions revenir sur ces engagements, pour être bien sûrs que nous n’aurons pas plus de 2 degrés de réchauffement de la planète d’ici la fin du siècle". Ce point-là était "déterminant".
La limitation à 2 degrés du réchauffement à la fin du siècle est "possible". Elle ne pourra "l’être que s’il y a ce mécanisme de révision" : "le monde aura rendez-vous avec lui-même et vérifiera si, d’abord, les obligations ont été respectées, et si on ne peut pas, si on ne doit pas les renforcer ". En conséquence, si "l’échec est toujours possible", il convient d’être "confiant", "parce que, un grand pays, la Chine, nous a soutenus, parce que les Etats-Unis sont impliqués dans l’accord, parce que des pays aussi divers que des pays du Sud, comme les Africains, que des pays latino-américains sont également d’accord, mais il y a encore quelques points en suspens. Lesquels ? D’abord, est-ce que l’on va mettre sur la table les financements qui sont attendus par les pays les plus pauvres…"
 
Parmi les points en suspens, les financements sont une priorité :
"Il faut 100 milliards de dollars par an. Nous sommes aujourd’hui à 65 milliards. Des promesses ont été faites, sur 20 milliards de plus" par an d’ici 2020. Les pays en développement "le disent, si vous mettez des financements", nous pourrons nous engager.
"La France a mis 5 milliards sur la table à partir de 2020". Elle a également voulu être immédiatement présente dans le Fonds Vert, "pour aider tout de suite, avant 2020, les pays qui sont les plus pauvres, les plus démunis, les plus grandes victimes du réchauffement climatique". 
 
A noter que le président de la République a adressé une invitation personnelle à Vladimir Poutine pour la conférence de Paris, "parce que, il peut y avoir des différences d’approche sur un certain nombre de sujets, mais sur la question du climat, nous devons être tous unis".