Migrants pris en charge à Calais
25 octobre 2017

Calais : un an après le démantèlement du campement, la situation s’est nettement améliorée

Depuis l'évacuation, il y a un an, du campement illégal de Calais où 7 400 migrants s’étaient installés, la situation sur place s’est nettement améliorée. Les migrants ont été redirigés vers des centres d’accueil et d’orientation (CAO) partout en France, et ceux qui arrivent aujourd'hui dans les Hauts-de-France en vue de tenter un passage illégal vers l’Angleterre sont moins nombreux.
 
À ce jour, on compte seize fois moins de migrants qu’il y a un an (500 personnes contre 8 000 l’an dernier) bien que cette pression reste bien entendu sensible pour les habitants de Calais.
Cette nette amélioration de la situation à Calais a des effets vertueux sur l’ordre public mais aussi sur l'économie, avec :
  • une hausse de l’activité sur le port ;
  • la reprise de l’exploitation de l’autoroute ferroviaire pour Calais ;
  • une augmentation de 6% du trafic des poids lourds.
 
Le Gouvernement réaffirme sa détermination à refuser la reconstitution de campements dans cette région. Il tient cependant à offrir aux migrants des conditions d’accueil dignes. Ceci passe par des conditions d’hygiène et un accès au soin renforcés. Grâce à l'intervention des forces de l’ordre, le Gouvernement mène une action déterminée pour prévenir ces campements tout en proposant un hébergement, notamment dans les quatre centres d’accueil et d’examen des situations (CAES) du Nord et du Pas-de-Calais. Les mineurs non-accompagnés font l’objet d’un repérage et d’une information par des maraudes dédiées, effectuées par l’association France Terre d’Asile pour le compte de l’État. Une mise à l’abri au centre de protection de l’enfance de Saint-Omer leur est proposée.
 
Le Gouvernement continuera à lutter avec résolution contre les passeurs qui exploitent la misère et contre tous les troubles à l’ordre public. Afin de combattre toutes les filières de passeurs, le Gouvernement  intensifiera ses actions en ce sens. Une vingtaine de filières ont déjà été démantelées à la mi-octobre, soit autant que sur toute l’année 2016.
 
Le Gouvernement, qui a reçu le rapport sur les conditions d’intervention des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois mené par les différentes inspections (inspection générale de l’administration, inspection générale de la police nationale et inspection générale de la gendarmerie nationale),  constate que les allégations les plus graves portées par Human Rights Watch ne sont pas confirmées. Le rapport souligne cependant que certains manquements sont "plausibles". C’est pourquoi des mesures seront prises pour améliorer les conditions d’intervention des forces de l’ordre, sécuriser leur cadre d’action, éviter une mise en cause injustifiée des policiers et des gendarmes mais aussi améliorer leurs conditions de travail.