Photo de Bernard Cazeneuve à Calais lundi 3 novembre 2014.
4 novembre 2014

Calais

Ouverture d'un centre d’accueil de jour pour les migrants
 
Il y a à Calais un problème humanitaire sérieux. "Ces migrants, qui relèvent pour beaucoup d’entre eux du droit de l’asile en France, n’ont pas pris le chemin de l’exode parce qu’ils étaient fascinés par le code Schengen, mais parce qu’ils étaient persécutés dans leur pays" a déclaré Bernard Cazeneuve sur place lundi 3 novembre où il a réaffirmé les 3 objectifs du Gouvernement :
  • 1. Trouver des solutions humaines : il a annoncé la création d’un centre d’accueil de jour. "La météo nous oblige à l'urgence. L’objectif c'est qu'entre aujourd'hui et début janvier, tout soit en place. Que les appels d'offres soient lancés, les sanitaires soit installés et les investissements soient effectués". Ce centre d’accueil de jour sera doté d’un budget de plus de 3 millions d'euros par an, que l'État mobilisera en sollicitant l’UE.
  • 2. Sortir ces migrants des mains des filières de l’immigration irrégulière et pouvoir leur proposer l’asile : le Gouvernement a considérablement augmenté les effectifs de l’administration de l’asile à Calais.
  • 3. Sécuriser la ville et démanteler les filières irrégulières : le Gouvernement a déjà renforcé en octobre les effectifs de 100 policiers et gendarmes supplémentaires, les portant à un total de 450, ce qui est exceptionnel pour une circonscription de police de 75 000 habitants, mais totalement justifié compte tenu de la situation.
La réponse est aussi européenne pour contenir le flux des migrants traversant la Méditerranée. Dès cet été, Bernard Cazeneuve a proposé un plan à nos partenaires et effectué une tournée des capitales européennes qui a permis de les convaincre. Depuis le conseil des ministres de l’intérieur de l’UE du 9 octobre, le plan français est devenu la feuille de route de l’Union Européenne, avec notamment la mise en place au 1er novembre de l’opération de surveillance et de contrôle des frontières extérieures de l’Union baptisée Triton, en substitution à l’opération italienne Mare Nostrum qui avait montré ses limites. Bernard Cazeneuve a également obtenu le 20 septembre un accord historique avec le Gouvernement britannique, qui a accepté d’engager un fonds de 15 millions d'euros pour participer notamment à la sécurisation du port de Calais et une coopération policière et logistique avec les services français.