Photo du Premier ministre s'exprimant le lundi 6 octobre 2014 depuis le Guildhall à Londres.
7 octobre 2014

Budget 2015

Aller au-delà dans la réduction des déficits est impossible
 
La France transmettra son projet de budget pour 2015 à la Commission européenne le 15 octobre. Les échanges n’ont de fait pas commencé. "Il n'y a aucune raison pour que nous n'arrivions pas à convaincre, s'il faut convaincre, la Commission européenne sur les choix que nous avons faits" a indiqué le Premier ministre le 6 octobre depuis Londres.
"Il ne s'agit pas seulement de savoir si l'on applique telle ou telle règle à la France, moi je suis optimiste quant à notre capacité à convaincre la Commission, mais il s'agit de savoir quelle politique de soutien à la croissance, pour l'emploi, nous pouvons avoir au niveau européen. (...)  Aller au-delà dans la réduction des déficits en France est impossible, pas seulement pour des raisons politiques, pas seulement parce qu'un modèle social serait totalement balayé, pas simplement parce que les Français ne l'accepteraient pas mais tout simplement parce que ça n'est techniquement pas possible. Aller au-delà ne donnerait pas les moyens de soutenir la croissance et freinerait toute possibilité de reprise."
"Il n'y a qu'un seul Parlement qui a en charge d'approuver ou non le budget de la France , c'est le Parlement français", rappelle par ailleurs Manuel Valls. Les choix budgétaires, nous les avons faits pour nous-mêmes, mais avec un message qui est clair : l'Europe doit retrouver la croissance. La prévision de croissance de 1% pour 2015 a par ailleurs été confirmée par le FMI ce mardi, qui vient de revoir à la baisse les perspectives de croissance pour la zone euro. L’OCDE avait déjà confirmé cette prévision le mois dernier.