Photo d'une personne âgée en maison de retraite
17 juillet 2015

Bilan de l'épisode caniculaire

Notre pays a su faire face à l'épisode caniculaire et contenir très fortement son impact sanitaire
 
Une semaine après l’épisode caniculaire que nous avons connu, "nous pouvons confirmer que notre pays a su faire face, et contenir très fortement son impact sanitaire", grâce à une réponse sanitaire combinant anticipation, information et mobilisation, a expliqué Marisol Touraine le 16 juillet.

La mobilisation des pouvoirs publics a été précoce et massive. "Tous nos dispositifs étaient prêts au moment où l’épisode a commencé", nous avions tiré les enseignements de la canicule de 2003 :
  • Les dispositifs d’alerte sanitaire ont été activés plusieurs jours avant le début de l’épisode. Dès le 25 juin, des messages d’alerte ont été diffusés aux ARS pour mobiliser les professionnels et les établissements de santé. Le 29 juin, la cellule de crise du ministère de la Santé a été activée.
  • Une communication exceptionnelle a été déployée auprès du grand public : plateforme téléphonique nationale, affiches d'information, messages de prévention TV et radio…
  • Les autorités sanitaires ont suivi, heure par heure, l’évolution de la situation dans les établissements de santé et médico-sociaux des 51 départements placés en vigilance orange.
Ces mesures ont permis de contenir l’impact sanitaire de cet épisode de canicule :
  • La surmortalité qui accompagne systématiquement les épisodes de canicule a été, cette fois, limitée : pour la semaine du 29 juin au 5 juillet, 700 décès supplémentaires - soit 7% de plus - ont été enregistrés par rapport à la moyenne observée à la même période de l’année sans épisode de canicule (contre 15 000 décès supplémentaires - soit 55% de plus - en 2003 et 2 100 décès supplémentaires - soit 9% de plus - en 2006).
  • Une augmentation des passages aux urgences et des consultations "SOS Médecins" liés à la chaleur a été observée, sans que le système ne soit engorgé : 3 580 passages aux urgences en lien avec la chaleur, soit trois fois plus qu’à la même période sans vague de chaleur, ont été enregistrés ; plus de 1 460 consultations "SOS Médecins" en lien avec la chaleur ont été relevées, soit dix fois plus que sur une période équivalente sans épisode de canicule.
Cet épisode de canicule a montré une nouvelle fois la force de mobilisation du tissu hospitalier et médico-social et, plus généralement, l’esprit de solidarité qui anime notre société dans son ensemble, en particulier vis-à-vis de ses aînés. Alors que la France traverse une nouvelle vague de chaleur, le Gouvernement et les autorités sanitaires restent pleinement mobilisés.