Manipulation dans un laboratoire
22 mars 2016

Antibiorésistance : des règles plus strictes en médecine vétérinaire

A compter du mois d’avril 2016, de nouvelles mesures réglementaires relatives au recours aux antibiotiques critiques en médecine vétérinaire entrent en vigueur.
 
En application de la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, le décret, paru  au Journal officiel le 18 mars 2016, réaffirme la place du diagnostic pour limiter le risque d’utilisation inappropriée de ces antibiotiques et de développement de l’antibiorésistance.

Ces nouvelles mesures prévoient :
 
  • l'interdiction du recours préventif à une cinquantaine d’antibiotiques critiques, c’est-à-dire leur utilisation sur des animaux non affectés par une bactérie pathogène ;
  • la réalisation de tests permettant de s’assurer qu’un autre antibiotique ne pourrait pas être utilisé, avant toute prescription d'un antibiotique critique en médecine vétérinaire.
L'antibiorésistance est un phénomène naturel de défense des bactéries vis-à-vis des antibiotiques. Ce phénomène est accentué en cas de mauvais usage des antibiotiques. L'antibiorésistance est un sujet majeur de santé publique car elle réduit les possibilités de traitement chez l’homme ou chez l’animal. C'est pourquoi une utilisation responsable en médecine vétérinaire comme humaine est indispensable pour préserver l'efficacité thérapeutique des antibiotiques.

En France, la lutte contre l'antibiorésistance en médecine vétérinaire fait l'objet d'un plan national (plan Ecoantibio) démarré en 2012 et piloté par le ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, en concertation étroite avec le ministère des Affaires sociales et de la Santé et les acteurs professionnels, en particulier les éleveurs et les vétérinaires.