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23 août 2017

Admissions post-bac : une réforme d'ampleur en cours

Le ministère de l'Enseignement supérieur poursuit son travail pour offrir à chaque candidat une proposition d’admission pour la rentrée 2017-2018.
 
Il reste "de très nombreuses places dans l’enseignement supérieur […], nous allons travailler à leur trouver une place qui soit la plus en adéquation possible avec leurs souhaits", a déclaré Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur.
 
  • Au mois de juin, plus de 800 000 candidats étaient inscrits sur le portail des admissions post Bac au début de la procédure. La procédure complémentaire, dernière étape de l’admission, se poursuit jusqu’au 25 septembre. Au 17 août 2017, quelque 6 010 candidats étaient en attente de proposition dans le cadre de la procédure complémentaire. Parmi ces 6 010 candidats, 4 381 sont de nouveaux bacheliers (453 bacheliers généraux et 3 928 bacheliers technologiques et professionnels). La procédure complémentaire a d’ores et déjà permis d’offrir près de 48 000 propositions d’admission.
     
  • Il est trop tôt pour tirer un bilan de la session APB 2017, car la procédure complémentaire se poursuit. Une tendance se dessine néanmoins clairement : ce sont les bacheliers technologiques et professionnels qui restent majoritairement en attente de proposition. Cela est lié au fait que la plupart d’entre eux ont formulés des vœux uniquement en filière sélective et ont été refusés (principalement BTS et IUT). "C’est un sujet qu’il va falloir traiter de manière particulière dans le cadre de la concertation qui s’ouvre la semaine prochaine", a précisé la ministre de l’Enseignement supérieur. Dès la rentrée prochaine, il faudra une autre configuration, y compris en travaillant sur plus de places en apprentissage et dans les filières courtes.

Un système à réformer

  • Le sujet des admissions Post Bac n’est qu’un symptôme d’un système à bout de souffle. "Il est urgent de mettre fin aux 60% d’échec en première année" estime la ministre. La concertation pour la mise en place d’un contrat de réussite étudiant, entamée en juillet à l’initiative du ministère de l’Enseignement supérieur, reprend la semaine prochaine. Des groupes de travail seront formés pour formuler des propositions d’ici à la fin octobre. "La priorité est d’en finir avec cette pratique injuste et inexplicable du tirage au sort", a précisé la ministre.
     
  • L’alternative n’est pas d’instaurer une sélection brutale à l’entrée de l’université,  mais de mettre en place un ensemble de mesures pragmatiques pour accompagner les étudiants vers la réussite dans l’enseignement supérieur.

Une priorité budgétaire assumée

  • L’enseignement supérieur fait partie des priorités budgétaires du Gouvernement, a déclaré le Premier ministre. "Ceci va se refléter dans le budget 2018 en cours d’élaboration", précise la ministre. Pour la rentrée qui arrive, les frais d’inscription, le prix du ticket de restauration ainsi que celui des résidences universitaires ne vont pas augmenter. Par ailleurs, le Gouvernement met en place une aide de 1 000 euros pour les étudiants qui vont changer de région entre la licence et le Master. Ouverte à la rentrée, une concertation avec les acteurs de l’enseignement supérieur permettra d’étudier d’autres propositions pour accompagner les étudiants dans leur autonomie.