Photo d'un BPC Mistral
6 août 2015

Accord sur les BPC Mistral

La France et la Russie sont parvenues à un accord pour mettre un terme au contrat signé en 2011 qui prévoyait la livraison de deux BPC Mistral.
 
François Hollande et Vladimir Poutine se sont entretenus le 5 août afin de confirmer que la France et la Russie sont parvenues à un accord pour mettre un terme au contrat signé en 2011 qui prévoyait la livraison de 2 bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral. Le président de la République et Vladimir Poutine se sont félicités du climat de partenariat amical et ouvert qui a marqué les négociations.
 
Aux termes de cet accord, "il n’y a plus de contentieux", a déclaré Jean-Yves Le Drian le 6 août. Le dossier est clos :
  • La Fédération de Russie est exclusivement et intégralement remboursée des sommes avancées au titre du contrat.
  • Les équipements russes qui ont été installés sur les bâtiments seront restitués.
  • La France aura la pleine propriété et la libre disposition des deux bâtiments.
  • "Le prix initial de ces bateaux était d’environ 1,2 milliards d'euros. Le prix de l’accord, qui est le meilleur possible, sera inférieur". "Le montant exact sera communiqué rapidement au Parlement parce qu'il y aura une loi de ratification".
Il n'y aura avec cet accord aucune conséquence pour l'emploi. Il y aura d’autres acquéreurs. "Un certain nombre de pays ont fait savoir leur intérêt" pour ces deux bâtiments, a indiqué le ministre de la Défense. "Il est souhaitable de le faire le plus rapidement possible. On ne pouvait pas le faire tant que le contentieux n'était pas réglé avec la Russie".
"La décision de ne pas livrer ces deux bâtiments a été prise en octobre 2014. Depuis, nous avons exporté pour 15 milliards d'euros d’équipements militaires français. La signature française est respectée" et ce dossier particulier n’a aucun impact sur la confiance accordée à la France.

Pour rappel : "l’engagement de vendre ces bâtiments de type Mistral avait été pris en 2011". "Depuis il y a eu la crise en Crimée et la crise ukrainienne où la diplomatie française a été déployée" pour trouver une solution politique, notamment à travers les discussions en format Normandie et l’accord de Minsk2 intervenu en février 2015. "Cependant, la crise est toujours là". Un certain nombre d’étapes importantes politiques et sur le terrain restent à franchir pour mettre pleinement en œuvre Minsk2. Les sanctions européennes contre la Russie restent d’ailleurs, pour cette raison, toujours en place. Aussi, le "président de la République a estimé qu'il n'était pas souhaitable d'ajouter du risque à la menace et de livrer ces deux bateaux".