Siganture des contrats et lettres d'intention en Arabie Saoudite
14 octobre 2015

10 milliards d'euros de contrats et lettres d'intention signés en Arabie Saoudite

A l'occasion d'un déplacement officiel en Arabie Saoudite, Manuel Valls a signé plusieurs accords, contrats et lettres d’intentions, pour une valeur totale de l’ordre de 10 milliards d'euros.
 

Le partenariat politique et économique de la France avec l’Arabie Saoudite ne cesse de s’approfondir. "Nous avons une relation de confiance" avec l’Arabie Saoudite, a déclaré Manuel Valls le 13 octobre, à l'occasion d'un déplacement officiel. "Nous approfondissons à chaque fois ce partenariat."

Dans le cadre du partenariat politique, François Hollande avait participé au Sommet exceptionnel du Conseil de Coopération des États Arabes du Golfe, une première pour un chef d’État étranger. Le président de la République et le roi d’Arabie Saoudite avaient ensuite adopté une déclaration commune avec une feuille de route marquant une nouvelle étape dans la relation bilatérale. Dans le cadre du partenariat économique, de nombreux contrats avaient déjà été signés avec le Royaume en juin dernier, pour un montant de plus de 10 milliards d'euros. Ils concernaient entre autres la vente de 23 appareils d’Airbus Helicopter et l’acquisition de 30 Airbus A320 et 20 Airbus A330.
 
A l'occasion du déplacement officiel de Manuel Valls, des accords, contrats et lettres d’intention ont été signés qui représentent une valeur de l’ordre de 10 milliards d'euros. Il ne fait aucun doute que "ces lettres d’intention seront confirmées", a affirmé le Premier ministre. Ces accords couvrent de nombreux secteurs : les secteurs de l’énergie, la santé, l’agroalimentaire, le maritime, la défense, les satellites, les télécommunications et les infrastructures. Ainsi :
 

  • 30 patrouilleurs rapides seront commandés par l’Arabie Saoudite d’ici la fin de l’année ;
  • 37 sociétés françaises pourront à nouveau exporter sans délai vers l’Arabie Saoudite dans le cadre de la levée de l’embargo, obtenue par le Premier ministre, qui touchait la viande bovine française depuis la crise de la vache folle ;
  • des contrats éventuels sont en négociation concernant l’aéronautique, les infrastructures et la gestion de l’eau de Ryad, les transports urbains à Ryad, ainsi que la distribution de l’énergie à Jeddah ;
  • un appel à investir en France a été lancé lors du 2ème Forum économique franco-saoudien.

 
Les droits de l’Homme ne sont pas oubliés : la France est "résolument opposée à la peine de mort" a rappelé Manuel Valls. Le Gouvernement a évoqué ce qu’il a "déjà eu l'occasion [de transmettre] par [le biais de] notre diplomatie, notamment sur la position constante qui est celle de la France contre la peine de mort et un appel à la clémence sur le cas" d’Ali al-Nimr, actuellement condamné à la décapitation et à la crucifixion de son corps, a précisé le Premier ministre.