16 juin 2015 - Actualité

"Alors que la croissance revient, les Français demandent de la rapidité et de l'efficacité"

Invité du journal télévisé de TF1, Manuel Valls a expliqué pourquoi il a, une nouvelle fois, choisi d'engager la responsabilité du Gouvernement sur le projet de loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques ce mardi 16 juin.
 
La loi dite Macron est une "loi de bon sens", a rappelé Manuel Valls sur le plateau de TF1. Ce sont des mesures ciblées pour libérer notre économie, favoriser la croissance et créer des emplois. "Il faut que les petites entreprises, les moyennes entreprises, les artisans, les indépendants créent de l’emploi." Ce texte a fait l'objet d'un très long débat avec "plus de 2 000 amendements, des heures de discussion", à l’Assemblée nationale et au Sénat. "Maintenant, il faut aller vite", car c'est ce que les Français attendent. Le Premier ministre a expliqué ne pas avoir voulu soumettre le pays à 10 jours de débat parlementaire supplémentaires, avec le risque de voir le texte dénaturé sur l’essentiel. 

Le texte doit être adopté avant l'été pour qu’il puisse rentrer dans les faits pour les Français qui attendent pour le travail du dimanche, qui attendent pour les cars, pour le permis de conduire. Ce que demandent les Français, c’est de la rapidité, de l’efficacité. "Cette loi, on en parle depuis un an ! On avait annoncé la réforme des professions réglementées – des notaires comme des huissiers – pour permettre là aussi aux jeunes qui veulent être notaires ou huissiers de pouvoir rentrer dans ce métier. Un an après, elle sera seulement adoptée. Ça n’est plus possible par rapport à ce que les Français attendent d’une loi."

Le Premier ministre a aussi rappelé que tous les autres projets de loi "passent avec une majorité" : la loi sur le renseignement, la loi sur le dialogue social, la loi sur la transition énergétique. "Des lois qui vont être adoptées avant l’été parce qu’il faut évidemment réformer notre pays."
"Donc, oui, s’il faut utiliser de nouveau l’engagement de la responsabilité au mois de juillet pour l’adopter définitivement après le débat au Sénat, nous le ferons tranquillement. C’est un droit que nous donne la Constitution."
 
"Aller vite sur ces sujets concrets très attendus par nos compatriotes"


Le Premier ministre s'est aussi exprimé sur la question des migrants en Méditerrannée. "C’est un drame épouvantable. Il faut que l’Europe se saisisse pleinement de ce problème. C’est le cas d’ailleurs, Bernard Cazeneuve, demain, fera en Conseil des ministres des propositions concrètes pour essayer de traiter ce sujet", après deux jours de réunion avec les ministres de l’Intérieur européens.