Photo illustrant l'Opération Serval

Pour une armée moderne

Mis à jour le 23 mai 2016 - Projet porté par Jean-Yves Le Drian
La loi de programmation militaire (LPM) met en œuvre les orientations de la politique de défense française définies dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. En raison de la situation exceptionnelle traversée par le pays depuis les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, et du déploiement de 10 500 militaires dans le cadre de l'opération Sentinelle (Vigipirate), François Hollande a décidé de réduire de 7 500 les déflations d’effectifs prévus sur 2015-2019. Le budget 2016 consacre 42,5 milliards d'euros pour la LPM 2014-2019 actualisée.
Livre blanc13 juillet 2012Le président de la République décide d’engager la rédaction du Livre blanc.
Commission26 juillet 2012Décret créant la commission du Livre blanc
Validation 29 avril 2013Le Livre blanc est approuvé par le président de la République.
Conseil des ministres 2 août 2013Le projet de loi de programmation militaire est présenté en Conseil des ministres
Adoption10 décembre 2013La loi de programmation militaire est définitivement adoptée par le Parlement.
Promulgation 18 décembre 2013La loi de programmation militaire est promulguée.
Sentinelle14 janvier 2015Déploiement de l'opération Sentinelle dans le cadre de Vigipirate sur le sol intérieur.
Arromanches23 février 2015Déploiement de la mission Arromanches : le groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle est officiellement engagé dans l’opération Chammal en Irak, pour lutter contre le groupe terroriste Daech.
Conseil de Défense29 avril 2015Le président de la République pérennise l'opération Sentinelle, ce qui conduira à mettre dans les effectifs prévus 7 000 militaires de façon durable. De plus, 3,8 milliards de crédits supplémentaires sur les quatre prochaines années sont alloués au ministère de la Défense.
Actualisation LPM 2014-2019Octobre 2015Conformément à l’article 6 de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, l’actualisation de la LPM a été menée en 2015 pour tirer les conséquences des attentats de janvier 2015 sur notre territoire et de l’intensité des engagements de nos armées. Portant sur la troisième année de mise en oeuvre de la loi du 18 décembre 2013 relative à la LPM) pour la période 2014-2019, le budget 2016 de la défense atteint 42,5 milliards d’euros.

Le contexte

L’état du monde appelait de nouvelles évolutions stratégiques, le contexte ayant sensiblement changé depuis 2008, date du dernier Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Au lendemain de son élection, François Hollande a ainsi demandé qu’un nouveau Livre blanc soit élaboré. Pour cela, il a donné mandat, le 13 juillet 2012, à Jean-Marie Guéhenno de présider une commission chargée de rédiger un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. L’objectif était de prendre en compte les changements majeurs intervenus depuis 2008 dans l'environnement international et économique afin de définir les objectifs et le cadre d'action stratégique de la France pour les 15 prochaines années. Rendu public par le président de la République le lundi 29 avril 2013, ce document a servi de socle à la loi de programmation militaire 2014-2019, promulguée le 12 décembre 2013.

Ainsi que le prévoyait l'article 6, un projet de loi procédant à l’actualisation de la programmation militaire selon les décisions arrêtées par le Président de la République lors du conseil de défense du 29 avril 2015, a été présenté en Conseil des ministres le 20 mai 2015.  Cette actualisation s’inscrit dans les principes de la stratégie de défense et de sécurité nationale énoncés dans le Livre blanc et préserve les grands équilibres de la programmation militaire, tout en intégrant les évolutions survenues depuis 2013. Elle consolide l’effort de défense de la France compte tenu de l’acuité des lourdes menaces qui pèsent contre la sécurité de la France et de ses intérêts, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre territoire.
 
En effet, depuis 2013, les responsabilités de la France vis-à-vis des États et des populations soumis à la violence des attaques terroristes ainsi que les besoins de la sécurité du pays ont conduit à un niveau élevé d’engagement extérieur des armées, au-delà des seuils fixés dans le Livre Blanc de 2013. Simultanément, au regard des impératifs de protection des Français depuis les attentats de janvier 2015, le Président de la République a décidé de pérenniser le déploiement de 7 000 militaires sur le territoire national dans le cadre de l’opération Sentinelle et le renforcement des dispositifs de protection du ministère de la défense.

De quoi s'agit-il ?

Lors du Conseil de Défense qui s’est tenu le 29 avril, le président de la République a rappelé que la France faisait face à des menaces aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre territoire. Il a été décidé que l'opération Sentinelle serait pérennisée, ce qui conduira à mettre dans les effectifs prévus 7 000 militaires de façon durable.

De plus, les crédits du ministère de la Défense, les 31,4 milliards d'euros, comme le président de la République s’y était engagé, sont sanctuarisés, et ce seront des crédits budgétaires, sans aucun appel à des ressources extérieures, ou des ressources exceptionnelles, c'est-à-dire que le ministère de la Défense est sûr de pouvoir disposer de ces crédits dans l’année 2015.

Enfin, pour les quatre années à venir (2015-2019), la Loi de Programmation Actualisée a été présentée au Conseil des ministres du 20 mai. Elle prévoit de dégager 3,8 milliards de crédits supplémentaires sur ces quatre années. 18 500 postes ont été préservés sur les 34 000 suppressions de personnels initialement prévues dans la Loi de Programmation militaire 2014-2019.
 

Photo de deux militaires en patrouille
Sentinelle : une opération intérieure d’une ampleur sans précédent
Dans le cadre du renforcement Vigipirate (opération Sentinelle), les armées ont déployé en quelques jours sur le territoire national plus de soldats qu’elles n’ont en OPEX. Face à une situation d’urgence et sur décision du président de la République, les armées sont ainsi parvenues à multiplier par 10 l’effectif militaire déployé sur le territoire.
Depuis le 14 janvier 2015 au soir, plus de 10 000 militaires sont déployés, dont plus de 6 000 en Ile-de-France et 4 000 en province. Ils proviennent des différentes garnisons réparties sur l’ensemble du territoire national. Engagées dans le cadre d’une opération intérieure sans précédent, en métropole comme outremer, les forces armées concentrent leur action sur la protection de points d’intérêt sensibles, en complément des forces de police et de gendarmerie.

A l'occasion du Conseil de Défense du 29 avril 2015, le président de la République a annoncé la pérennisation de l'opération Sentinelle. Cela conduira à mettre dans les effectifs prévus 7 000 militaires de façon durable.

En dehors du Plan Vigipirate, 1 500 militaires sont toujours engagés quotidiennement dans des missions de protection du territoire national et des Français, en métropole et outre-mer : missions de sûreté de l’espace aérien et de sauvegarde des approches maritimes, de lutte contre les trafics, de protection de sites sensibles, etc.
La protection des Français est une priorité des armées. Cette mission s’exerce à travers la complémentarité entre les missions intérieures de protection du territoire et les missions conduites dans le cadre des opérations extérieures, qui constituent une défense "de l’avant". En savoir plus.


Une stratégie de défense et de sécurité nationale
 

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale décrit une stratégie de défense et de sécurité nationale. Cette dernière a pour objet de permettre à la France de parer aux risques et menaces, directs ou indirects, susceptibles de mettre en péril la vie de la nation. Ce concept, introduit par le Livre blanc de 2008, puis codifié par la loi en 2009, est confirmé par le Livre blanc 2013.

La stratégie repose sur deux fondements essentiels et complémentaires :
 
  • la France préservera sa souveraineté, en se donnant les moyens de l’action et de l’influence ;
     
  • elle contribuera à la sécurité internationale, en inscrivant ses actions dans une légitimité nationale et internationale.
La stratégie française de défense et de sécurité nationale ne se conçoit pas en dehors du cadre de l’Alliance atlantique et de son engagement dans l’Union européenne. Le Livre blanc précise qu'au sein de l'Otan, et grâce à l’effort de défense qu’elle consent pour sa part, la France conservera son identité et son autonomie comme sa capacité à prendre sa place dans le commandement et à peser sur la planification, la doctrine et la stratégie. Cette vision, articulée avec son projet pour l’Europe, lui permettra de conserver sa liberté de décision et d’action tout en s’associant de façon solidaire à l’effort commun des alliés. Elle entend également prendre une part très active au processus de rénovation des moyens d’action de l’Otan.
Mali : Le ministre de la défense rend visite aux troupes françaises et interna
Le Livre blanc souligne également que la France et ses partenaires européens sont engagés dans une communauté de destin. La construction européenne en matière de défense et de sécurité sera donc un axe fort de la stratégie de la France. Une relance pragmatique de la Politique de sécurité et de défense commune s’impose, dans un contexte marqué à la fois par la situation financière critique que connaissent plusieurs pays et par les évolutions de la politique américaine, davantage tournée vers l’Asie.

Le Livre blanc met l’accent sur les trois priorités de notre stratégie de défense : la protection ; la dissuasion ; l’intervention.

La protection

La protection est au coeur de la stratégie de défense et de sécurité nationale. Il s’agit de garantir l’intégrité du territoire de l’Hexagone et des Outre-Mer, d’assurer aux Français une protection efficace contre l’ensemble des risques et menaces, de préserver la continuité des grandes fonctions vitales de la Nation et de garantir sa résilience. La mise en œuvre des mesures de protection peut également concerner le territoire des Etats de l’Union européenne, en application de la clause de solidarité instituée par le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
 
Le Livre blanc prévoit qu’un contrat général interministériel fixera les capacités civiles nécessaires aux missions relatives à la sécurité nationale. En complément, sera conduite par le ministères de l’Intérieur, d’ici à 2016, une démarche associant à l’objectif de résilience du pays les collectivités territoriales ainsi que les grands opérateurs d’importance vitale qui ont des responsabilités spécifiques dans la continuité des fonctions essentielles au pays.

Une analyse rigoureuse des enjeux de sécurité et de défense propres à chaque territoire d'outre-mer sera réalisée afin d'adapter le dispositif militaire déployé aux besoins.

Outre la menace terroriste, dont l'importance n'a pas décru depuis 2008, le Livre blanc met également l'accent sur les cyberattaques et propose d’augmenter très significativement le niveau de sécurité et les moyens de défense des systèmes d’information.

La dissuasion

Strictement défensive, la dissuasion nucléaire protège la France contre toute agression d’origine étatique contre ses intérêts vitaux, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la forme. Elle écarte toute menace de chantage qui paralyserait sa liberté de décision et d’action.

Le Livre blanc stipule que l'état des forces nucléaires françaises, qui comprennent une composante aéroportée et une composante océanique, permet le maintien d’un outil qui, dans un contexte stratégique évolutif, demeure crédible à long terme.

L'intervention

L'intervention extérieure de la France répond à 3 objectifs :
 
  1. assurer la protection de nos ressortissants à l’étranger ;
  2. défendre nos intérêts stratégiques, comme ceux de nos partenaires et alliés ;
  3. exercer nos responsabilités internationales.
La France estime qu’elle contribuera d’autant mieux à une réponse collective qu’elle disposera des capacités d’initiative et d’action autonomes lui permettant aussi d’entraîner et de fédérer l’action de ses alliés et partenaires. Le Livre blanc fait dès lors du principe d’autonomie stratégique le fondement de sa stratégie en matière d’intervention extérieure.

Pour garantir sa capacité de réaction autonome aux crises, la France disposera en permanence d’un échelon national d’urgence de 5 000 hommes en alerte, permettant de constituer une force interarmées de réaction immédiate (Firi) de 2 300 hommes, projetable à 3 000 km de l’Hexagone, dans un délai de 7 jours. Elle pourra également s’appuyer sur des déploiements navals permanents dans une à deux zones maritimes, sur la base des Émirats arabes unis et sur plusieurs implantations en Afrique.

Au titre des missions non permanentes, les armées seront capables d’être engagées simultanément, dans la durée, dans des opérations de gestion de crise sur deux ou trois théâtres distincts, dont un en tant que contributeur majeur. Le total des forces engagées à ce titre sera constitué de l’équivalent d’une brigade interarmes représentant 6 000 à 7 000 hommes des forces terrestres, avec les forces spéciales, les composantes maritimes et aériennes nécessaires ainsi que les moyens de commandement et de soutien associés.


 
Photo de Jean-Yves le Drian sur le porte-avions Charles de Gaulle dans le Golfe le 23 février 2015
Opération Chammal en Irak : Arromanches vient renforcer la coalition
Depuis le 23 février 2015, le groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle est officiellement engagé dans l’opération Chammal en Irak, pour lutter contre le groupe terroriste Daech. Seul pays avec les Etats-Unis à mettre en œuvre un groupe aéronaval dans cette guerre contre le terrorisme, la France apporte un renfort à la coalition, comme l'a souligné le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian : "Déployer le groupe aéronaval français n’est jamais anodin. C’est ici un signal politique fort, qui vient conforter la détermination de la France à vaincre cette barbarie que représente Daech."
A l’occasion d’un déplacement à bord du Charles de Gaulle, le ministre de la Défense a annoncé en personne aux 2 600 marins de la Task Force 473 leur ralliement à l’opération Chammal pour une durée de 8 semaines. Dans la continuité du déploiement Bois Belleau effectué en 2014, le GAN sera ainsi intégré au sein de la Task Force 50 américaine, pour constituer aux côtés du porte-avions USS Carl Vinson une "carrier battle force" unique.

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise dorénavant 3 200 militaires. Le dispositif complet est actuellement structuré autour de 12 avions de chasse de l’armée de l’Air (6 Rafale et 6 Mirage 2000D), d’un avion ravitailleur C-135 FR, d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2, et du groupe aéronaval.
Le GAN est constitué d’un état-major embarqué, du porte-avions Charles de Gaulle, du groupe aérien embarqué (12 Rafale Marine, 9 Super Étendard Modernisés et 1 Hawkeye), de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, de la frégate anti-sous-marine britannique HMS Kent, du pétrolier ravitailleur Meuse et d’un sous-marin nucléaire d’attaque agissant en précurseur.
 
Les militaires français en opération extérieure
Les forces françaises engagées sur les théâtres d'opérations extérieures (au 21 mai 2015).
Infographie sur le forces militaires françaises en opération extérieure - voir en plus grand

 
Le renseignement : un domaine prioritaire
"Ce qui est ici en cause, c’est la faculté de notre pays de conserver sa liberté d’appréciation et de décision", déclarait en 2012 le président de la République.

Pour intervenir dans de bonnes conditions, la France doit avoir la capacité de connaître, et d'anticiper. Le renseignement joue dès lors un rôle fondamental, et ses moyens sont renforcés par le Livre blanc.

Renseignement extérieur d'abord : les capacités spatiales de renseignement électromagnétique et de renseignement image seront développées ;  la France se dotera d’une capacité pérenne en matière de drones de moyenne altitude longue endurance (Male) et de drones tactiques ;

Renseignement intérieur ensuite : compte tenu de l’évolution des menaces, le renseignement intérieur fera l’objet d’une attention particulière. Les moyens consacrés au renseignement s’accompagneront de manière concomitante d’un renforcement des capacités de pilotage stratégique et d’évaluation de l’exécutif sur le renseignement, ainsi que de l’extension du rôle de la délégation parlementaire au renseignement pour permettre au Parlement d’exercer dans ce domaine, conformément à la Constitution, son contrôle sur la politique du Gouvernement.


La loi de programmation militaire 2014-2019
 

Une loi de programmation militaire (LPM) fixe sur un horizon de six ans les priorités opérationnelles, les choix majeurs en matière d’équipements, ou d’effectifs. Elle traduit dans la durée l’engagement de la Nation en faveur de sa défense. C’est la 12e loi de programmation militaire.
 
190
milliards d'euros courants, c'est le budget consacré par la France à sa défense sur la période 2014-2019.
Un budget sanctuarisé et durable

Malgré un contexte budgétaire marqué par l’impératif de redressement des finances publiques, le président de la République a décidé de maintenir le budget de la défense à son niveau actuel durant trois ans, celui-ci augmentant en deuxième période, afin de donner à la France les moyens de mettre en oeuvre le modèle d’armées retenu dans le Livre blanc et adapté à notre situation stratégique à l’horizon 2025.

Entre 2014 et 2019, la Nation consacrera ainsi 190 milliards d'euros courants à sa défense. Pour atteindre cet objectif, le budget de la défense sera d’abord stabilisé à son niveau de 2013 jusqu’en 2016, soit à 31,4 milliards d'euros, avant  d’être conforté puis légèrement augmenté en euros constants à partir de 2017. 6,1 milliards d'euros de ressources exceptionnelles s’ajoutent aux 183,9 milliards d'euros de crédits budgétaires sur la période.
Le président de la République a annoncé le 29 avril que 3,8 milliards d'euros de crédits supplémentaires seraient alloués au ministère de la Défense.

Pictogramme de l'agenda des réformes
1er trimestre 2015

Faire de l'industrie de la défense nationale une composante essentielle de l'autonomie stratégique de la France et un facteur de compétitivité pour l'ensemble de l'économie française.
 

Le budget de la défense sur la période 2014

La loi de programmation militaire définit clairement les priorités en matières de dépenses :
 
  • un effort en faveur de l’équipement : le renouvellement des matériels bénéficiera du maintien d’un volume de crédits significatifs sur toute la période de programmation : 102,7 milliards d'euros courants sur la période 2014-2019, soit une dotation annuelle moyenne de plus de 17 milliards d'euros courants ;
     
  • un financement des opérations extérieures sécurisé, avec une dotation prévisionnelle annuelle de 450 millions d'euros courants, adaptée aux nouveaux contrats opérationnels et aux priorités stratégiques redéfinies dans le Livre blanc ainsi qu’à la reconfiguration du dispositif en Afrique et des forces prépositionnées. Les surcoûts résultant de nouvelles opérations ou du renforcement des opérations existantes seront couverts par un financement interministériel, préservant ainsi les crédits d’équipement du ministère.
Le respect de ces priorités est permis par des efforts d’économie significatifs sur la masse salariale (4,4 milliards d'euros sur la période 2014-2019) ainsi que sur les coûts de structure dont les crédits sont contenus à moins de 3,5 milliards d'euros par an en moyenne sur la période.

Soutenir l'industrie de la défense

La France fait le choix de considérer que l’industrie de défense est une composante essentielle de son autonomie stratégique. Elle est aussi un facteur de compétitivité pour l’ensemble de l’économie. Elle joue un rôle majeur pour l’emploi industriel (environ 165 000 personnes, dont 20 000 hautement qualifiées).

Le maintien de l’industrie de défense française aux premiers rangs mondiaux sera assuré par un effort financier important, s’élevant à 102,7 milliards d'euros courants sur la période 2014-2019, soit une dotation annuelle moyenne de plus de 17 milliards d'euros courants. Ce niveau de dépense annuelle permettra notamment d’assurer la poursuite des programmes en cours. Tous les principaux secteurs de compétences de notre industrie de défense seront donc préservés :
 
  • l’aéronautique/drones de combat ;
  • les missiles ;
  • l’aéronautique de transport ;
  • les hélicoptères ;
  • les sous-marins ;
  • les navires armés de surface ;
  • l’armement terrestre ;
  • le renseignement/surveillance ;
  • les communications/réseaux.
Deux priorités réaffirmées : la préparation opérationnelle et l’équipement des forces
 
Jean-Yves Le Drian
"Sans préparation opérationnelle efficace et suffisante, nous ne saurions disposer de capacité militaire ni d’armée professionnelle crédible"
Jean-Yves Le Drian
Ministre de la Défense, le 4 septembre 2013 devant la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat

Après un fléchissement des activités opérationnelles en 2011-2012,  la LPM prévoit que, sur la période 2014-2015, les efforts conduits permettront d’obtenir une stabilité globale de l’activité à un niveau comparable à celui de 2013 et que le niveau d'activité sera ensuite relevé.

L’entraînement des forces est une priorité : les crédits consacrés à l’entretien programmé des matériels progresseront en moyenne de 4,3 % par an en valeur pour s’établir à un niveau moyen de 3,4 milliards d'euros courants par an sur la période, contre 2,9 en loi de finances initiale 2013.

Un effort conséquent sera également réalisé dans le domaine des équipements, puisque la loi de programmation prévoit que les crédits d’équipements soient en hausse constante au cours de la période 2014-2019. En 2013, 16 milliards d'euros ont été consacrés aux équipements ;  ce montant sera en constante progression pour atteindre 18,2 milliards d'euros en 2019. 

Texte de la loi n° 2013-1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019

 

2016 : actualisation de la Loi de programmation militaire

 
L’actualisation de la loi de programmation militaire répond à [une] nouvelle donne, en tirant les conséquences des attentats de janvier 2015 sur notre territoire et de l’intensité de l’engagement de nos armées. Mais elle s’inscrit aussi dans la continuité d’un effort de la France pour la Défense, celui du livre blanc de 2013 et de la LPM pour 2014-2019, votée la même année, qui prévoyait cette actualisation.
Jean-Yves Le Drian
45,2
milliards d'euros.
C'est le budget 2016 de la Défense
Portant sur la troisième année de mise en oeuvre de la loi du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019, le projet de loi de finances pour 2016 concrétise l’ambition du Livre blanc de 2013 de concilier sur le long terme l’autonomie stratégique et la souveraineté budgétaire de la France.
 
Malgré la pression sur les finances publiques, le président de la République a fait le choix d’augmenter le budget alloué à la défense au travers de la loi du 28 juillet 2015 actualisant la programmation militaire pour les années 2015 à 2019, que le Parlement a votée.
 
Le budget de défense de la France atteindra ainsi 42,5 milliards d’euros (toutes ressources, pensions comprises) en 2016 (vs 42 milliards d’euros en loi de finances initiale (LFI) pour 2015).
 


Faire face aux risques  sur la scène internationale

 
L’accroissement des moyens et ressources permet ainsi de tenir compte de la dégradation de la situation internationale, de l’intensité des engagements de la France et de l’augmentation durable des risques et des menaces sur le territoire national.
 
Conformément à l’article 6 de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019,  l’actualisation de la LPM a été menée en 2015 pour tirer les conséquences des attentats de janvier 2015 sur notre territoire et de l’intensité des engagements de nos armées.
 
A travers l’augmentation de la dépense de défense de 600 millions d’euros et la création nette de 2 300 emplois, le PLF 2016 permet la pleine mise en oeuvre des priorités de la LPM actualisée que sont la protection du territoire national, l’équipement et l’activité opérationnelle des forces ou encore le renseignement.
 
11 pays de l’Union européenne ont  augmenté leur budget de défense, l’Allemagne ayant pour sa part annoncé une hausse significative dès début 2016. Il s’agit d’un tournant de leurs politiques de sécurité comme de celle de la France.
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Le centenaire de la bataille de la Marne

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vendredi 12 septembre 2014

Actualisation de la loi de programmation militaire 2014/2019

Les évolutions du contexte international survenues depuis 2013 et le niveau élevé d’engagement des forces armées qui en a résulté ont conforté les analyses du Livre blanc, mais ont également conduit au dépassement des seuils opérationnels fixés par ce dernier.

 À cet égard, les attaques de janvier 2015 ont apporté la tragique confirmation que la France, comme les autres États européens, était directement exposée à une menace terroriste en pleine expansion. L’ensemble de ces facteurs rendait d’autant plus nécessaire l’actualisation de la Loi de programmation militaire, prévue par la loi de programmation.

Grâce à des ressources financières en hausse, ce projet de loi réduit les déflations d’effectifs et porte un effort significatif sur les équipements clés au profit du renseignement et de l’action opérationnelle. Il prévoit également la rénovation de la concertation par la création des associations professionnelles nationales de militaires ainsi qu’un appel renforcé à la réserve militaire.

Agenda 2015 du ministère de la Défense

Le ministre de la Défense a présenté ses priorités stratégiques et les grandes échéances du ministère pour l'année 2015. Les moyens de l’Etat mobilisés dans le cadre de l’opération Sentinelle seront maintenus au moins jusqu’au début de l’été. Le ministre a également évoqué l’actualisation de la la loi de programmation militaire prévue pour 2015 et les adaptations concernant les opérations extérieures de l’armée française.

Le document est téléchargeable ici

 

Déploiement Arromanches : le Charles-de-Gaulle entre dans l’opération Chammal

Le 23 février 2015, le groupe aéronaval (GAN) constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle est officiellement engagé dans l’opération Chammal en Irak, pour lutter contre le groupe terroriste Daech.

Cet engagement opérationnel en Irak marque la détermination de la France à prendre toute sa part dans la lutte contre Daech. Seul pays avec les États-Unis à mettre en œuvre un groupe aéronaval dans cette guerre contre le terrorisme, la France apporte un renfort à la coalition, comme le souligne le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian : "Déployer le groupe aéronaval français n’est jamais anodin. C’est ici un signal politique fort, qui vient conforter la détermination de la France à vaincre cette barbarie que représente Daech."

Lancée le 19 septembre 2014, l’opération Chammal mobilise dorénavant 3 200 militaires.

La dissuasion nucléaire, fondamentale pour la sécurité de la France

Le 19 février, le président de la République, François Hollande, accompagné du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu sur la base aérienne 125 d’Istres (Bouches-du-Rhône). A cette occasion, le chef des armées a réaffirmé l’importance de la dissuasion nucléaire, fondamentale pour la sécurité de la France et la garantie de la survie de la Nation.

Vigipirate : le défi relevé par les opérationnels du soutien interarmées

Dans le cadre du renforcement Vigipirate (opération Sentinelle), les armées ont déployé en quelques jours sur le territoire national plus de soldats qu’elles n’ont en opérations extérieures. Ainsi, plus de 10 000 soldats servent actuellement dans cette opération intérieure d’une ampleur sans précédent en métropole comme outre-mer. Quelque 6 000 d’entre eux ont rejoint l’Ile-de-France et sécurisent des sites sensibles en région parisienne. Ils proviennent des différentes garnisons réparties sur l’ensemble du territoire national.

Les soldats qui patrouillent sont les plus visibles, mais en coulisses, les chaînes logistique et de soutien se sont également massivement mobilisées pour organiser, sous très faible préavis, ce déploiement, transporter, accueillir équiper les soldats, les héberger et les nourrir.

Futur système de paie des militaires : le calendrier est respecté

Jean-Yves Le Drian a rencontré l’équipe projet du futur système de paie des militaires afin de faire un point d’avancement sur celui-ci. Le projet se déroule conformément au calendrier ambitieux fixé en début d’année : 2015 sera l’année du choix du prestataire définitif, de la notification du contrat, du développement de la solution technique par l’industriel et de la réalisation de la version pilote. Le souhait de voir le nouveau système mis en fonctionnement en parallèle de l’actuel Louvois est donc toujours d’actualité pour 2016.

Le programme d’armement Scorpion est lancé

La loi de programmation militaire 2014-2019 prévoit l’autonomie stratégique de la France pour notre futur modèle d’armée. Pour satisfaire à cette exigence, le renforcement des capacités opérationnelles de nos forces est prévu à travers notamment, pour l’armée de terre, le programme d’armement Scorpion. Dans ce cadre, la réalisation de près de 2 000 engins blindés a été confiée aux industriels Nexter, Renault Trucks Défense et Thales. Il s’agit des 2 premières opérations du programme Scorpion (qui comprend 6 opérations au total) pour un montant de 752 millions d’euros.

Pendant la phase de développement, le plan de charge de ce contrat représentera près de 1 000 emplois directs hautement qualifiés. Il sera de plus de 1 700 emplois directs en phase de production.

Défense : la trajectoire fixée par la loi de programmation militaire sera respectée

Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale publié en 2013 a défini un nouveau modèle d’armée, adapté aux ambitions, au contexte stratégique et à la situation des finances publiques. Il nécessite de la part du ministère de la Défense de réduire ses effectifs. Le format d’armée, ainsi revu, induit enfin des opérations de restructuration qui consistent en des mesures de réorganisation, de mutualisation, de fermeture d’implantations militaires et des transferts d’unités.



La Défense mobilisée pour la parité hommes-femmes

Lors de la réunion de l’Observatoire de la parité hommes-femmes et de l’égalité professionnelle au sein du ministère de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a exprimé sa satisfaction de voir que "toutes les actions lancées le 15 avril, lors de la remise du rapport du contrôleur général des armées Brigitte Debernardy et du général d’armée Didier Bolelli, sont réalisées ou en passe de l’être".

Le ministre a demandé de poursuivre en 2015 la feuille de route ministérielle en approfondissant en particulier d’une part, la question de l’égalité dans l’aide à la reconversion pour les femmes militaires quittant la Défense, et d’autre part, les conditions de réussite des candidates féminines aux recrutements externes des écoles d’officiers.

Défense : des chiffres très positifs pour notre économie et pour l'emploi

Lors de la dernière journée de l’université d’été de la Défense, Jean-Yves Le Drian est venu présenter le bilan 2013 des exportations d’armement ainsi qu’une étude inédite évaluant l’impact social, économique et technologique de ces dernières. Le ministre a ainsi insisté sur ce triple bénéfice des exportations françaises d'armement qui ont bondi de 43% en 2013 par rapport à 2012, atteignant le montant  de  6,87 milliards d'euros. Environ 40 000 emplois sont concernés par ces ventes d'armes, auxquels s'ajoutent 10 000 emplois indirects chez les fournisseurs.