Photo d'un jeune en emploi d'avenir

Les emplois d’avenir

Mis à jour le 15 mai 2017
Contenu publié sous la présidence de François Hollande du 15 mai 2012 au 15 Mai 2017
Les emplois d'avenir sont une réussite : de 2013 à juillet 2016, plus de 300 000 contrats ont été signés. Un franc succès pour un dispositif qui vise à offrir un avenir stable et durable à des jeunes peu ou pas qualifiés.
Promesse de campagne2012Promesse de campagne de François Hollande, engagement numéro 34 : "faciliter l’insertion des jeunes dans l’emploi et l’action des associations, en particulier dans les quartiers populaires".
Promulgation de la loi26 octobre 2012La loi portant création des emplois d’avenir est promulguée.
Premières conventions30 octobre 2012Signature des premières conventions d’engagements pour les emplois d’avenir.
95 0003 juin 2014François Rebsamen annonce 45 000 emplois d'avenir supplémentaires en 2014, qui s'ajoutent aux 50 000 déjà prévus. Soit un objectif de 95 000 pour l'année.
150 00029 septembre 2014Le chiffre de 150 000 emplois d'avenir est atteint. L'engagement initial du candidat François Hollande est donc tenu avant l'heure.

De quoi s'agit-il ?

Qu'est-ce qu'un emploi d'avenir ?

L’objectif de la loi du 26 octobre 2012, portant création des emplois d'avenir, est de proposer des solutions d’emploi et d’ouvrir l’accès à une qualification aux jeunes peu ou pas qualifiés qui ne parviennent pas à trouver le chemin de l’insertion professionnelle

Ils permettent d’avoir une première expérience professionnelle, et d’acquérir des compétences qui permettront par la suite aux jeunes de s’insérer sur le marché du travail. Les jeunes sont employés en CDI ou en CDD de 1 à 3 ans. Les compétences acquises sont reconnues par une attestation d’expérience professionnelle. Un bilan est réalisé plusieurs mois avant l’échéance du contrat, pour préparer la sortie. Cela permet de trouver la solution la plus adaptée à chaque situation : pérennisation de l’emploi, changement d’emploi grâce aux compétences acquises, reprise d’une formation.
 

Les conditions pour bénéficier du dispositif:
 

  • Etre âgé de 16 à 25 ans (jusqu’à 30 ans pour les travailleurs handicapés),
     
  • être sans emploi et avoir recherché un travail au moins 6 mois au cours des 12 derniers mois (la durée peut être inférieure à 6 mois si une situation le justifie),
     
  • avoir un niveau de formation inférieur au baccalauréat.
Les jeunes domicilié dans une zone urbaine sensible (ZUS), une zone de revitalisation rurale (ZRR), ou dans un département d’Outre-mer, à Saint-Martin, à Saint-Barthélémy ou à Saint-Pierre-et-Miquelon ont un accès prioritaire aux emplois d’avenir. Ces jeunes peuvent bénéficier d’un emploi d’avenir même s’ils ont un niveau de formation égal ou supérieur au baccalauréat, à condition d’avoir recherché un emploi au moins 1 an dans les 18 derniers mois. Une priorité est aussi accordée à celles et ceux dont l’emploi participe à un rééquilibrage entre les sexes dans un secteur d’activité.
 

Les employeurs et l’emploi d’avenir
 

Les emplois d’avenir sont principalement :
 
  • proposés par les employeurs du secteur non marchand (associations, organismes à but non lucratif, collectivités territoriales, établissements public, etc.),
     
  • et développés dans des activités d’utilité sociale ou environnementale, susceptibles d’offrir des perspectives de recrutement durables ( filières vertes et numériques, secteurs social et médico-social, services d’aide à la personne, animation socio-culturelle, tourisme, etc.).
Certaines entreprises privées peuvent recruter en emploi d’avenir, dans des secteurs d’activités ciblés au niveau régional et sur la base de projets innovants. En somme, seul l’État et les particuliers employeurs ne peuvent signer un emploi d'avenir avec un jeune.

L’embauche en emploi d’avenir permet à l’employeur de bénéficier d’aides financières de l’État :Infographie sur les emplois d'avenir
  • 75 % du Smic brut, dans le secteur non marchand (en plus d’exonération de taxes ou de cotisations sociales), public ou associatif,
  • 47 % du Smic brut, dans le secteur de l'insertion par l'activité économique,
  • 35 % du Smic brut, dans le secteur marchand, industriel ou commercial.
En parallèle, d’autres aides peuvent être mobilisées par les employeurs. En échange, l’employeur s’engage à accompagner le jeune avec un tuteur et à lui permettre d’accéder à des formations.
 
Emplois d'avenir : un dispositif de grande qualité
Les jeunes en Emplois d'avenir se sont ....

83% des jeunes sans le baccalauréat et 42% sans aucun diplôme. L’objectif de s’adresser à ceux qui rencontrent le plus de difficulté est donc atteint.
1 jeune sur 5 réside dans un quartier populaire. Ce taux est en hausse croissante et révèle l’attention portée à ces publics souvent pénalisés par leur absence de réseau et parfois, par des discriminations.

... mais c'est aussi un contrat sécurisant avec :

Plus de la moitié des contrats sont des contrats longs (CDD de 3 ans ou CDI), gage d’insertion durable basée sur une expérience solide.
Plus de 9 jeunes sur 10 recrutés à plein temps, cela signifie avant tout un salaire plein (un SMIC au minimum). C’est donc l’inverse d’un "petit boulot".
77% des jeunes ont au moins un engagement de formation confirmé.
• Les jeunes se reconnaissent dans le dispositif : le taux de rupture précoce des contrats est faible : 10%, en-deçà de ce que l’on observe pour tous les autres types de contrats aidés.

Quels sont les chiffres des emplois d'avenir ?

Créés fin 2012, les emplois d’avenir avaient pour objectif 150 000 embauches. Un objectif atteint dès septembre 2014.

 
313 134
c'est le nombre d'emplois d'avenir créés entre 2013 et juillet 2016
Une partie des emplois d’avenir a été réservée à l’Éducation nationale : 18 000 emplois d’avenir professeur ont été ouverts aux jeunes boursiers jusqu'à la fin 2015. Ce dispositif  appelé "emplois d’avenir professeur" (EAP) est une aide à l’insertion professionnelle dans les métiers du professorat et un pilier important de la réforme de la formation initiale des enseignants.
 
Ce sont également 10% des emplois d'avenir qui sont attribués aux Outre-mer. En accroissant l’attractivité du dispositif auprès des employeurs publics, le Gouvernement a permis à un nombre plus important de jeunes de s’inscrire dans un parcours d’insertion durable dans l’emploi en bénéficiant d’une première expérience professionnelle et d’une formation adaptée à leur projet.

Concernant les résultats des Emplois d'avenir, on note une forte mobilisation des collectivités locales. La Loi de finance initiale (LFI) pour l’année 2017 a décidé l’embauche de 35 000 emplois d’avenir.

Pourquoi ?

Chômage supérieur à la moyenne, taux de décrochage du système éducatif important, faible taux d’activité : les jeunes rencontrent des difficultés particulières pour accéder au marché du travail.

Pour remédier à cette situation, le 26 octobre 2012, le Gouvernement a créé l’emploi d’avenir, un contrat d'aide à l'insertion destiné aux jeunes éloignés de l'emploi, en raison de leur défaut de formation ou de leur origine géographique.

Un emploi d’avenir c’est à la fois une passerelle efficace pour les jeunes qui peinent à trouver un premier emploi stable et une solution pour des collectivités, des associations et des entreprises privées des secteurs éligibles, à la recherche de talents pour se développer.
 
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