Photo de formation pour filles au CAP de garagiste, dans le but d'ouvrir un garage féminin.

Le plan de relance de l'apprentissage

Mis à jour le 23 août 2016 - Projet porté par Myriam El Khomri, Clotilde Valter
Relancer la mobilisation collective en faveur de l’apprentissage pour former 500 000 apprentis d'ici à 2017 est au cœur de l’action du Gouvernement et de la nouvelle campagne d'information lancée par le ministère du Travail. L’enjeu ? Réussir l'insertion professionnelle de toute la jeunesse.
Pacte14 janvier 2014La Pacte de responsabilité et de solidarité annoncé par le président de la République, le 14 janvier dernier puis présenté le 8 avril par Manuel Valls lors de sa déclaration de politique générale prévoit des mesures pour relancer l'emploi des jeunes notamment par l'apprentissage.
Loi5 mars 2014La loi relative à la formation professionnelle sécurise le parcours de la formation de l'apprenti.
Feuille de route 7 et 8 juillet 2014La feuille de route issue de la 3e Grande conférence sociale rappelle l'objectif de 500 000 apprentis d'ici à 2017 et mobilise des leviers structurels pour réformer en profondeur l'apprentissage.
Assises19 septembre 2014Conformément à l'engagement de la 3e Grande conférence sociale, le président de la République a tenu des Assises de l'apprentissage pour rassembler les partenaires sociaux, les représentants des collectivités locales et des réseaux consulaires. Objectif : lever les freins pour développer l'apprentissage.
Création FIPA29 avril 2015Création, par François Rebsamen et Gérard Mestrallet, président de FACE et PDG de Engie, de la Fondation Innovations pour l'Apprentissage (FIPA). Celle-ci a pour objet de soutenir le développement de l’alternance sous toutes ses formes, en partant des entreprises.
10 00020 mai 2015Jacky Richard a remis, le 20 mai 2015, son rapport intitulé "Développer et pérenniser l’apprentissage dans la fonction publique" au Premier ministre. Il rend compte des actions déjà engagé sur le terrain rappelant l'objectif de recruter plus de 4 000 jeunes en apprentissage dès la rentrée 2015 et jusqu’à 10 000 à la rentrée 2016 dans la fonction publique de l’État (ministères et établissements publics).
1ers résultats 2 octobre 2015Myriam El Khomri, ministre du Travail et du Dialogue social a communiqué les premiers résultats de la campagne apprentissage de juin 2015. Entre juin et août, on note 48 500 entrées, soit 6,5 % de plus dans le secteur privé. Avec les recrutements en cours des apprentis dans le secteur public, l'évolution du nombre d'entrées sera plus forte. Plus de 1000 contrats ont déjà été conclus. Le plan relance de l'apprentissage et la création de l’aide aux jeunes apprentis ouverte depuis le 1er juin ont redonné confiance aux entreprises et produisent des résultats encourageants. Par ailleurs, le développement de l'apprentissage été fortement conforté : 200 millions d'euros de ressources supplémentaires sont disponibles cette année. Myriam El Khomri a entamé un tour de France des régions afin de mobiliser l'ensemble des partenaires économiques et sociaux sur les questions de l'emploi et de la formation professionnelle en vue de renforcer l'efficacité des réponses aux besoins des entreprises et des demandeurs d'emploi.
Rémunération11 avril 2016Le Premier ministre annonce de nouvelles mesures visant à améliorer la rémunération et les droits des apprentis.
Générations apprentis1er juillet 2016Après une première campagne de communication en mai 2016 pour inciter les chefs d’entreprise à recruter des apprentis, le Gouvernement s'adresse aux jeunes et à leurs familles en levant les différents freins au ,en parrainant sur M6 et W9, le programme court « Génération Apprenti(e)s ».
500 0002017500 000 c'est le nombre d'apprentis à atteindre d'ici à 2017 dont 10 000 dans la fonction publique.

Le contexte

Le Gouvernement a fait de la jeunesse une de ses priorités et de la lutte contre le chômage des jeunes un des axes de ses politiques de l'emploi. Avec 7 apprentis sur 10 qui trouvent un emploi durable à la fin de leur formation, l'apprentissage est un des chemins les plus sûrs pour trouver un emploi.

 
500 000
apprentis en 2017
Néanmoins, certains lieux communs sur l'apprentissage persistent et il est encore trop souvent considéré par les jeunes et les familles comme une voie par défaut. Le décalage existe également du côté des chefs d'entreprises : ils reconnaissent l'apprentissage comme une voie d'excellence - et pour autant l'embauche d'apprentis peut encore se développer.

Pour changer l'image de l'apprentissage, le Gouvernement a lancé une importante campagne de communication en mai 2016 : elle insiste sur les mesures prises pour renforcer l'attractivité de l'apprentissage pour les employeurs et améliorer le statut de l'apprenti ainsi que sur les bénéfices de l'apprentissage pour les jeunes.

L'objectif volontariste de 500 000 apprentis en 2017, fixé par le président de la République, nécessite la mobilisation collective en faveur de cette voie de formation qui a démontré son efficacité.

De quoi s'agit-il ?

Continuer de développer l'apprentissage nécessite un engagement collectif de l’État, des régions, des partenaires sociaux et des autres acteurs concernés, dans un contexte où la taxe d’apprentissage, qui finance d'autres formations initiales professionnelles et technologiques, a été davantage fléchée vers l’apprentissage.

L'apprentissage est plébiscité par les chefs d’entreprise qui y ont déjà eu recours et il permet à 7 jeunes sur 10 de trouver un emploi dans les 6 mois à l’issue de leur formation. Néanmoins, il souffre encore d’une mauvaise image. Certains jeunes et leurs familles le perçoivent toujours comme une orientation par défaut, alors même que c’est un choix d’avenir pour les nombreux jeunes engagés dans cette voie.

Après une première campagne de communication, en mai 2016, pour inciter les chefs d’entreprise à recruter des apprentis, le Gouvernement  a décidé de s'adresser aux jeunes et à leurs familles en parrainant sur M6 et W9, le programme court "Génération Apprenti(e)s". À travers les portraits croisés de 3 apprentis d’aujourd’hui, le programme apporte un regard neuf sur l’apprentissage. Il met en valeur leurs parcours et montre comment le choix de l’apprentissage ouvre une voie d’excellence pour l’accès à l’emploi.
 
  • Découvrez Paul 18 ans, Céline 24 ans et Mathilde 21 ans dans leur quotidien, pendant 1 mois, avec une série de 5 épisodes pour chacun.

Selon le tableau de bord sur les politiques en faveur de l’emploi, publié par la Dares le 2 août 2016, les entrées en contrats d'apprentissage s'élèvent dans le secteur public et privé à  5 972 en juin 2016 contre  5 238 l'année précédente.

Améliorer la rémunération et les droits des apprentis

Le 11 avril 2016, le Premier ministre Manuel Valls a annoncé qu'afin d’améliorer la rémunération des jeunes en apprentissage et de lutter contre les effets de seuils liés à des critères d’âge, l’État prendra à sa charge une augmentation des minima salariaux légaux des jeunes de 16 à 20 ans au 1er janvier 2017.  Le coût supplémentaire pour les employeurs sera entièrement compensé par l'État qui prévoira à cette effet une enveloppe budgétaire de l'ordre de 80 millions d'euros dans la loi de finances pour 2017.

En parallèle, les ministres du Travail et de la Formation professionnelle ont mis en place une concertation rapprochée avec les partenaires sociaux, qui ont déjà commencé à analyser les faiblesses du système actuel, afin d'aboutir à une grille de rémunération modernisée et en adéquation avec les enjeux socio-économiques d'aujourd'hui.

La rémunération des apprentis correspond à un pourcentage du Smic qui évolue en fonction de l'âge et de l'ancienneté. La première année de contrat, les apprentis de moins de 18 ans sont rémunérés au moins à hauteur de 25% du Smic, les 18-20 ans à 41% du Smic et les plus de 21 ans, à 53% du Smic. La deuxième année, les moins de 18 ans sont rémunérés au moins à hauteur de 37% du Smic, 18-20 ans à 49% et les plus de 21 ans à 61%. Pour la troisième année de formation, les moins de 18 ans sont rémunérés au moins à hauteur de 53% du Smic, les 18-20 ans à 65% et les plus 21 ans, à 78% du Smic.

Voir le simulateur d'aides aux employeurs

Afin de poursuivre la revalorisation de l’apprentissage et de répondre aux difficultés rencontrées par de nombreux apprentis pour trouver un maître d’apprentissage, le Gouvernement s’engage de plus dans un processus d’amélioration continue de la qualité de l’accompagnement des apprentis avec une perspective, à terme, de labellisation des centres de formation d’apprentis, à l’instar de ce qui a été fait pour les organismes de formation continue. Une démarche partenariale sera rapidement lancée avec notamment les branches professionnelles, appelées à prendre des engagements précis pour améliorer et accompagner les jeunes. Pour cela, la bourse de l’apprentissage, outil du portail de l’alternance, sera finalisée en mai 2016.

diversifier l'offre de formations

Dans le cadre du plan d'urgence pour l'emploi présenté le 18 janvier 2016, le président de la République a annoncé vouloir encore diversifier l'offre de formations proposées en apprentissage et mieux adapter le contenu des formations aux besoins des entreprises. Ainsi, le Gouvernement souhaite généraliser la préparation de formations reconnues par un titre professionnel délivré par l'État. Parallèlement, l'enseignement professionnel va proposer 500 nouvelles formations en alternance, qui donneront lieu au recrutement de 1 000 enseignants d'ici à 2017.

Des entrées en apprentissage seront bientôt possibles tout au long de l’année. Et les branches et les entreprises qui souhaitent ouvrir un CFA seront encouragées à le faire.

#GrandAngle Apprentissage : portrait croisés
#GrandAngle Apprentissage : portraits croisés
La mobilisation collective en faveur de l’apprentissage pour former 500 000 apprentis d'ici à 2017 est au cœur de l’action du Gouv... [Lire la suite]
                                                                         vendredi 13 février 2015

Premiers résultats
Le 2 octobre 2015, Myriam El Khomri a fait un point d'étape sur les premiers résultats des entrées en apprentissage suite à la campagne de communication "L'apprentissage c'est votre avenir", lancée six mois plus tôt.



En 2014, création de la prime apprentissage

La réforme globale de l’apprentissage a été lancée dès 2013 et la loi du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale a permis de rénover le dispositif. De plus, le Pacte de responsabilité et de solidarité conforte l'objectif présidentiel, en incitant les branches des différents secteurs à prendre des engagement en matière d'apprentissage.

A l'issue de la 3e Grande Conférence sociale de juillet 2014 et des Assises de l'Apprentissage du 17 septembre 2014, plusieurs mesures ont été mises en œuvre pour engager le mouvement de hausse du nombre d'apprentis. Notamment une aide de 1 000 euros à l'embauche du premier apprenti et/ou d'apprentis supplémentaires, effective depuis le 1er juillet 2014.

Initialement réservée aux entreprises de moins de 50 salariés, la prime, versée par la région, s'applique également aux entreprises de moins de 250 salariés.

L'apprentissage : une solution adaptée à toutes les entreprises
Les contrats d'apprentissage permettent de fidéliser 82% des employeurs et 3 chefs d'entreprises sur 4 jugent que le coût de l'apprentissage est compensé par sa valeur ajoutée.
 
L'État lui-même s'est engagé à augmenter le nombre d'apprentis :
 
  • de 50% d'ici à 2017 dans les établissements publics de l'Éducation nationale. Dans une lettre adressée aux recteurs, Najat Vallaud-Belkacem demande que la découverte l'apprentissage soit intégrée dès cette année dans les modules d'information et d'orientation des collégiens,
     
  •  10 000 apprentis d'ici à la fin du quinquennat dans la fonction publique d'État.
En savoir plus

La diversification des profils des apprentis :
  • Les niveaux de diplôme à l'entrée sont très divers. En effet, 24% des apprentis ont un niveau de diplôme I (Ingénieur et master), II (licence pro, DECF et DESCF, et III (BTS et DUT) ; 26 ont un niveau IV c'est-à-dire un BAC pro, BP, ou BT ; 26% ont un niveau V c'est-à-dire un CAP ou un BEPA et 24% sont sans diplôme ou seulement le brevet des collèges.
  • Le poids croissant de l'enseignement supérieur : en 2014, 46% des nouveaux apprentis sont titulaires d'un diplôme de niveau baccalauréat ou du supérieur, soit +2 points par rapport à 2013 et +8 points par rapport à 2011, et 34% des apprentis préparent des diplômes du supérieur, soit 6 points de plus qu'en 2011.
  • Les jeunes issus de l'apprentissage sont désormais plus diplômés avec une multiplication par 3 pour les diplômés de licences professionnelles et une multiplication par 2.6 pour les écoles d'ingénieurs ou de commerce.
  • 35% des apprentis sont des femmes et 65% sont des hommes.
  • 36% des apprentis ont entre 15 et 17 ans, 38% ont entre 18 et 20 ans et 28% ont plus de 21%

l'aide "TPE-Jeunes Apprentis" : UN DISPOSITIF plus simple, mieux financé, plus sécurisé


L'objectif des 500 000 apprentis d'ici à la fin du quinquennat a été rappelé par le président de la République le 30 avril 2015. Pour y parvenir, il a confirmé la mise en
4 400 euros
c'est l'aide sur l'année pour les TPE embauchant un apprenti mineur
œuvre de nouvelles mesures. "Aujourd'hui, on en est à 430 000. Il faut donc que nous puissions ouvrir à 70 000 jeunes de plus chaque année la voie de l'apprentissage", a-t-il expliqué.

Apprentissage : quelles aides à l'embauche ?
En savoir plus

Depuis le 1er juin 2015, les entreprises de moins de 11 salariés qui accueillent un apprenti de moins de 18 ans en première année n'ont plus rien à prendre en charge : ni salaire, ni cotisations sociales. Cela représente une aide sur l'année de 4 400 euros, car les entreprises bénéficient de cette exonération de 1 100 euros par trimestre.

Pour l'apprenti, rien n'est changé : il a toujours les cotisations sociales et sa rémunération est entièrement préservée. Cette aide sera versée la première année. Au-delà, l'entreprise bénéficiera du régime d'aide lancé en septembre 2014 par le Gouvernement : soit l'attribution systématique d’une prime de 1 000 euros pour tout apprenti dans les TPE et l’attribution éventuelle d’une autre prime de 1 000 euros, pour tout apprenti supplémentaire, applicable à toutes les entreprises de moins de 250 salariés. En savoir plus
 
L’aide "TPE jeunes apprentis" : comment ça marche ?
Depuis le 1er juin 2015, les TPE (moins de 11 salariés) qui embauchent un apprenti de moins de 18 ans sont éligibles à l’aide "TPE jeunes apprentis" correspondant à la rémunération d’un apprenti en 1ere année. La demande d’aide est disponible en ligne au travers du Portail de l’alternance et sur apprentissage.gouv.fr. Cette aide est fixée à 1 100 euros par trimestre d’exécution du contrat d’apprentissage. Elle est versée à l’échéance de chaque période trimestrielle d’exécution du contrat sur la base d’une attestation de l’employeur justifiant l’exécution du contrat d’apprentissage. Les premières aides ont été versées à la rentrée 2015.
 
  • Plus d'efficacité  
Le Premier ministre a souhaité réunir pour la première fois, le 12 mai 2015, la nouvelle gouvernance des politiques de l’emploi issue de la loi du 5 mars 2014, en y associant l’ensemble des présidents de régions, pour coordonner leurs actions en matière d’apprentissage et d’accès à la formation des demandeurs d’emploi.
   

Lancement de la Fondation Innovations pour l'Apprentissage (FIPA)

Créée le 29 avril 2015, la Fondation innovations pour l'apprentissage (FIPA) est la première fondation inter-entreprises dédiée à l'innovation sociale en faveur de l'alternance.

Sous l'égide de FACE, elle a pour mission de comprendre les besoins des entreprises, d'identifier les points de difficultés qui peuvent exister et de développer des pratiques innovantes pour y répondre.

Elle devra faire émerger de nouvelles formes d’alternance en direction de tous les publics (les jeunes mais aussi les seniors et les demandeurs d’emplois) et participer à la modernisation de l'image de l'alternance. Quatre principaux champs d'expérimentations ont été dégagés :
  • innover pour développer l’apprentissage alterné (CFA, contrat d’apprentissage) ;
  • innover pour développer la professionnalisation alternée (contrat de professionnalisation) ;
  • innover pour développer l’insertion alternée (stage d’insertion, formation des demandeurs d’emploi) ;
  • innover pour développer l’orientation alternée (SPRO, dispositifs d’orientation).
 
  • Plus de simplicité
Dans un souci de simplification fiscale pour les entreprises, la taxe d’apprentissage et de la contribution au développement de l’apprentissage sont fusionnées. L’entreprise n’a plus qu’un seul interlocuteur pour la collecte de sa taxe, choisi entre un organisme national (un Organisme paritaire collecteur agrée ) et un organisme collecteur régional inter-consulaire.

Les aides publiques aux employeurs d’apprentis sont resserrées au profit des entreprises qui recourent de façon importante à l’apprentissage et qui en ont le plus besoin - les entreprises de moins de 11 salariés - et sur certains niveaux de formation. Le crédit d’impôt apprentissage de 1 600 euros, bénéficiant aux employeurs d’apprentis, est désormais ciblé sur la première année de formation conduisant à un diplôme ou un titre à finalité professionnelle de niveau III, IV ou V.
   
  • Plus de sécurité
1. Les centres de formation des apprentis (CFA) disposent de nouvelles missions pour accompagner les jeunes et notamment pour prévenir les ruptures de contrats ;
2. Les branches professionnelles sont incitées à négocier sur la formation des maîtres d’apprentissage ;
3. La possibilité est ouverte de conclure un contrat à durée indéterminée comportant une période d’apprentissage, à l’issue de laquelle la relation contractuelle se poursuit naturellement sous l’égide du droit commun du travail. Cette mesure permet autant de fidéliser l’apprenti ayant obtenu son titre ou diplôme que d’offrir à ce dernier une perspective de stabilité et d’évolution dans l’entreprise mais aussi de bénéficier d'un statut plus favorable pour l'obtention d'un crédit ou l'accès au logement. 

Depuis 2015, un nouveau fléchage de la taxe d’apprentissage contribue au développement de cette voie de formation. Le financement des autres formations initiales professionnelles et technologiques seront néanmoins préservées. 200 millions d'euros de ressources financières supplémentaires sont consacrés à l’apprentissage.
 
Apprentissage : toute les aides financières pour les entreprises
Il existe plusieurs aides financières cumulables et incitatives pour les entreprises qui veulent embaucher un apprenti :
 
  1. Des exonérations de cotisations sociales ;
  2. Une exonération de charges et de salaires pour les TPE de moins de 11 salariés embauchant des apprentis mineurs. Le salaire des apprentis mineurs dans les TPE est ainsi, depuis juin 2015, pris en charge par l’État (soit l'équivalent de 1100 euros par trimestres) ;
  3. Une aide au recrutement d'un premier apprenti et d'apprentis supplémentaires de 1 000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariés ;
  4. Une aide financière au "contrat de génération" (4 000 euros par an pendant 3 ans). A l’issue de la période d’apprentissage, le jeune apprenti doit être recruté dans une entreprise de moins de 300 salariés comptant au moins un salarié âgé de plus de 57 ans (ou un salarié recruté âgé d’au moins 55 ans) ;
  5. Un crédit d’impôts de 1 600 euros, désormais ciblé (2 200 euros pour des publics tels que les apprentis handicapés) sur la première année de formation conduisant à un diplôme ou un titre professionnel de niveau III, ou inférieur (BTS, DUT, BAC, CAP…) ;
  6. Une déduction fiscale de taxe d’apprentissage pour les entreprises de 250 salariés et plus qui dépassent le seuil de 4% (5% au 1er janvier 2015) de contrats favorisant l’insertion professionnelle : contrats d’apprentissage, de professionnalisation, embauche d’un doctorant en Convention industrielle de formations par la recherche (CIFRE) et Volontariat international en entreprise (VIE).
Gouvernement.fr vous propose de recevoir des informations personnalisées sur les thématiques qui vous concernent. Abonnez-vous à infos@gouv

Où en est-on ?

Le portail de l'alternance fait peau neuve

Suite aux retours d’utilisateurs du portail de l’alternance, des améliorations ergonomiques sont apportées pour permettre aux internautes de trouver plus aisément l'information ou le service recherché.

Un accès plus facile aux services proposés : faire une demande d’aide TPE jeunes apprentis ; publier une offre d’emploi en alternance ; simuler les salaires et les aides ; rechercher une offre de formation, etc. sont directement accessibles en page d’accueil.

Une optimisation de l’accès au contenu informationnel : le menu de navigation a été simplifié pour proposer une information plus condensée pour "Découvrir l’alternance" et mieux "circuler" dans le portail selon son profil (employeur, alternant, organisme de formation).

L'adresse principale du portail reste la même, mais les url des pages intérieures du site sont modifiées. Merci d’actualiser vos liens, le cas échéant.

 

 

État-régions : un partenariat pour la formation des jeunes 

Conformément aux engagements pris dans le cadre de la plate-forme État-régions signée le 30 mars, Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri et Clotilde Valter ont lancé les actions prévues pour favoriser le développement de l'apprentissage et des formations en lycées professionnels.

Pour donner plus d'ampleur à la dynamique positive enregistrée depuis plusieurs mois (+ 4,8 % d'entrées en apprentissage depuis juin 2015), les ministres ont donné instruction à leurs services de préparer l'ouverture concrète à la voie de l'apprentissage des titres professionnels du ministère chargé de l'emploi, avec une 1re série, indicative, de 85 titres identifiés par les branches professionnelles.

En parallèle, le travail est engagé par la ministre de l'Éducation avec les régions pour permettre la création pour la rentrée 2017 de 500 formations dans les lycées professionnels, orientées sur les métiers d'avenir.

C'est dans ce cadre que la ministre s'est rendue dans l'académie de Nancy-Metz pour échanger avec les recteurs sur la mise en œuvre de ces engagements. Enfin, pour améliorer la poursuite d'études des bacheliers professionnels et technologiques, à compter de la rentrée 2016, sera mis en place un plan pluriannuel de création de 2 000 places en STS pendant 5 ans, en particulier dans les spécialités en lien avec les métiers d'avenir.

 

La fonction publique recrute des apprentis

4 000 apprentis seront recrutés à partir de septembre 2015 et 6 000 supplémentaires à partir de septembre 2016, pour un effectif global porté à 10 000 apprentis. De nombreux secteurs sont ouverts à l’apprentissage pour les jeunes de 16 à 25 ans : informatique, juridique, éducation, sécurité, restauration, administration générale, métiers d'art, communication, maintenance, exploitation, urbanisme...

- Renseignez-vous auprès de votre établissement de formation (CFA, universités, lycées professionnels…).

- Le site de la bourse interministérielle de l’apprentissage propose aux jeunes de rechercher un contrat par secteur. Il est possible d’affiner sa recherche par département, niveau de diplôme, famille de métiers ou encore recruteurs.

Les fonctionnaires désireux de devenir maîtres d’apprentissage peuvent retrouver sur le portail fonction-publique.gouv.fr toutes les informations  liées au recrutement. En savoir plus

Insertion professionnelle : l’apprentissage rapproche les jeunes et les entreprises d’un territoire

Qualifications professionnelles, insertion, formation : autant de sujets au programme du déplacement d'Emmanuel Macron et de Martine Pinville en Seine-Saint-Denis.

Les ministres se sont rendus sur le Campus des métiers et de l'entreprise de Bobigny, pour échanger avec la direction de l'établissement, mais aussi avec les apprentis sur l'avenir des métiers de l'artisanat et l'évolution des qualifications professionnelles. Ils étaient pour l'occasion accompagnés de Myriam El Khomri.

A l'issue de cette visite, les ministres ont rejoint Montreuil, pour une rencontre avec les salariés de Té - Créateur d'instants. Cette entreprise de restauration de l'ESS, fondée en 2001 et tournée vers l'insertion professionnelle, a déjà formé plus de 600 personnes. Les trois quarts ont trouvé un emploi à la sortie.

Création de la Fondation innovations pour les apprentissages

La Fondation innovations pour les apprentissages (Fipa), créée sous l'égide du ministère du Travail et de Face, a pour objet de soutenir le développement de l’alternance sous toutes ses formes, en partant des entreprises, autour de 4 champs expérimentaux :
- innover pour développer l’apprentissage alterné (CFA, contrat d’apprentissage) ;
- innover pour développer la professionnalisation alternée (contrat de professionnalisation) ;
- innover pour développer l’insertion alternée (stage d’insertion, formation des demandeurs d’emploi) ;
- innover pour développer l’orientation alternée (SPRO, dispositifs d’orientation).

"L’apprentissage, c’est une arme contre le chômage des jeunes et le point de départ d’une carrière réussie. Mais c’est aussi un dispositif gagnant pour les entreprises. Ces dernières ont plus que jamais besoin d’une main d’œuvre qualifiée qui corresponde réellement à leurs besoins de compétences", a déclaré François Rebsamen.

Chefs d’entreprise, c’est le moment de penser à l’apprentissage

Chefs d’entreprise, vous souhaitez recruter des jeunes motivés et les former à vos méthodes de travail ?

L’apprentissage vous permet de former et d’employer des jeunes pour les faire grandir en même temps que votre entreprise. Et ça marche ! Plus de 80% des chefs d’entreprise qui ont testé l’apprentissage pourraient vous le recommander.

Les TPE (moins de 11 salariés) qui embauchent un apprenti de moins de 18 ans à partir du 1er juin 2015 pourront accéder à l’aide "TPE jeune apprenti" correspondant à la rémunération d’un apprenti en 1ere année. La demande d’aide sera disponible en ligne dès le 15 juillet au travers du Portail de l’alternance et sur apprentissage.gouv.fr. L’aide "TPE jeune apprenti" est fixée à 1 100€ par trimestre d’exécution du contrat d’apprentissage. Elle est versée à l’échéance de chaque période trimestrielle d’exécution du contrat sur la base d’une attestation de l’employeur justifiant l’exécution du contrat d’apprentissage. Les premières aides seront donc versées à la rentrée 2015.


La réglementation sur le travail des jeunes est simplifiée

Le cadre réglementaire de mise en situation professionnelle des jeunes, apprentis, élèves, stagiaires a été simplifié tout en garantissant un niveau de protection inchangé pour les mineurs. Cet assouplissement permet de réaffirmer un engagement fort du gouvernement afin de favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.

Deux décrets du 17 avril entreront en vigueur le 2 mai :

- le 1er décret introduit une simplification administrative importante pour l’accueil des jeunes en formation dans l’entreprise et en établissement d’enseignement : la procédure de demande d’autorisation à déroger auprès de l’inspecteur du travail pour les travaux interdits aux jeunes âgés de moins de 18 ans est remplacée par un régime déclaratif ;

- le 2nd décret porte sur les travaux temporaires en hauteur des jeunes âgés de moins de 18 ans et permet l’utilisation des échelles, escabeaux et marchepieds lorsque les équipements de travail munis d’une protection collective ne peuvent pas être utilisés. Cela concerne notamment la cueillette et la récolte des fruits dans certaines configurations.

Voir Travail des mineurs en agriculture : un cadre rénové et simplifié

#apprentissage : 200 000 jeunes par an formés par des entreprises artisanales

15èmes rencontres sénatoriales de l'#apprentissage: 200000 jeunes par an sont formés par des entreprises artisanales. http://ow.ly/JVyMX


"L’apprentissage favorise l’insertion professionnelle des jeunes", a expliqué François Rebsamen, pour qui l’apprentissage "est une arme contre le chômage des jeunes mais c’est aussi le début d’une belle aventure, le point de départ d’une carrière en entreprise". Il a appelé les entreprises à se mobiliser, rappelant que 75% des employeurs sont pleinement satisfaits de l’apprentissage et jugent que le coût d’un apprenti est compensé par la valeur ajoutée qu’il crée.

Quelques chiffres clés :
- 91% des jeunes ont une bonne image de l’alternance.
- 87% d’entre eux seraient prêts à recommander cette voie.
- 72% estiment qu’un jeune passé par l’apprentissage est mieux armé pour trouver un premier emploi.
- 7 jeunes sur 10 trouvent un emploi dans les 6 mois, après un apprentissage .
- trois quarts des apprentis ont l’impression d’être employés à leur niveau de compétences ou au-dessus.