Cours dans un lycée de la 2e chance

Le décrochage scolaire

Mis à jour le 20 septembre 2016 - Projet porté par Najat Vallaud-Belkacem
Le décrochage scolaire est une réalité en France : nombreux sont ceux qui abandonnent prématurément les bancs de l'école, sans qualification, ni diplôme. Les résultats du plan "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage" sont encourageants. En proposant "du sur-mesure", le plan donne à chacun une nouvelle chance de se qualifier et trouver une place au sein de la société.
Plan contre le décrochage21 novembre 2014Présenté par le Premier ministre à Lens, ce plan interministériel de lutte contre le décrochage scolaire s'articule autour de 3 axes : la mobilisation de tous, la prévention et le droit à une nouvelle chance.
2 décrets 7 décembre 2014Le décret n° 2014-1453 du 5 décembre 2014 précise que les jeunes sortant du système éducatif sans diplôme peuvent accéder à une formation qualifiante dispensée sous statut scolaire. Cette formation peut s'inscrire dans le cadre d'un contrat en alternance ou sous statut de stagiaire de la formation professionnelle. Ce dispositif est complété par un second décret n° 2014-1454, destiné aux jeunes de 16 à 25 ans qui ont un diplôme mais pas de qualification professionnelle (par exemple un baccalauréat d’une série générale) et ne sont pas (ou plus) dans l’enseignement supérieur. Ces jeunes bénéficient d’une prise en charge identique à celle des jeunes sans diplôme, dans la limite des places disponibles.
Lancement du site19 mai 2015Le site reviensteformer.gouv.fr propose, dès à présent, un service de rappel gratuit avec une prise en charge rapide et un suivi personnalisé pour tout jeune qui en fait la demande. Ce rappel permettra de fixer dans les 15 jours un rendez-vous avec un référent qui suivra le jeune avant, pendant et après son retour en formation. La prise de contact peut s’effectuer sur le site ou par sur le numéro vert 0 800 12 25 00.
Décret10 juillet 2015Un décret, présenté par Najat Vallaud-Belkacem, a pour objectif, à travers deux mesures, d'inciter les jeunes à rester dans leur établissement et à repasser le bac. Le première crée le droit aux élèves ayant raté le bac de se réinscrire dans leur lycée. La seconde offre la possibilité aux élèves ayant raté le bac de conserver leurs bonnes notes pour le repasser l’année suivante.
Accord État/ARF29 juillet 2015Un protocole d'accord est signé entre l'État et l'Association des régions de France pour apporter des solutions spécifiques en termes de décrochage à chaque région.
Bilan 1er décembre 2015La ministre a dressé un premier bilan du plan de lutte contre le décrochage. Les résultats sont encourageants avec aujourd'hui 110 000 jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme. Ils étaient 26 000 de plus, il y a 5 ans. Ceux âgés de 18-24 ans, actuellement sans diplôme et sans formation, sont estimés à 494 000 jeunes contre 620 000 en 2010.
EvaluationRentrée 2016Les actions expérimentées sur la période 2015-2016 seront évaluées afin d’accompagner la généralisation des pratiques vertueuses avant la fin du mandat présidentiel. L'objectif est l’amélioration des systèmes d’information et le développement de nouveaux outils numériques permettant le repérage et le suivi des jeunes en situation de décrochage.
Objectif2017L'objectif fixé par le président de la République est de diviser par 2 le nombre de jeunes (aujourd'hui 136 000) sortant du système de formation initiale sans qualification suffisante (baccalauréat ou diplôme à finalité professionnelle CAP, BEP).
sous 10%2020Dans le cadre de la stratégie Europe 2020, la France s'est engagée à abaisser le taux de jeunes (18-24 ans) en dehors de tout système de formation et sans diplôme du second cycle du secondaire sous la barre des 10% d'ici à 2020.

Le contexte

Faire en sorte que chaque jeune puisse construire son avenir professionnel est l'une des missions de l'école. Il y a 5 ans, le nombre de jeunes Français qui quittaient le système de formation initiale sans avoir obtenu un diplôme professionnel ou le baccalauréat était estimé à 136 000 par an. Par ailleurs, 620 000 jeunes de 18 à 24 ans décrochaient du système éducatif sans diplôme du second cycle du secondaire, restant durablement sans formation. Pour les jeunes concernés, cette situation est source de difficultés sociales et économiques majeures.

Pour inverser la tendance, la France a fixé des objectifs ambitieux :
 
  • Diviser par deux d’ici à 2017 le nombre de jeunes sortant sans qualification du système éducatif. Il s’agit d’offrir à tout jeune déscolarisé une solution de formation, d’apprentissage ou un service civique.
     
  • Atteindre un objectif n'excédant pas 10% de décrocheurs de 18-24 ans dans le cadre de la "Stratégie Europe 2020". 
Le plan interministériel de lutte contre le décrochage scolaire du 21 novembre 2014, présenté par le Premier ministre, vise à organiser la mobilisation de tous : parents, jeunes, professeurs, pouvoirs publics au niveau national et local, associations et entreprises. Ce plan s'inscrit dans la continuité des autres grands chantiers engagés par le ministère de l'Éducation nationale avec, notamment, la priorité à l'école primaire et la politique de l'éducation prioritaire qui vise à corriger l'impact des inégalités sociales et économiques.

De quoi s'agit-il ?

Priorité à la prévention du décrochage scolaire

Les premiers résultats de la démarche partenariale pour vaincre le décrochage, engagée par le Gouvernement, sont encourageants. Selon la dernière enquête de la Deep, on compte 110 000 jeunes sortant du système éducatif sans diplôme contre 136 000 en 2010, soit une baisse de 26 000 décrocheurs. Autre décrue : 494 000 jeunes de 18 à 24 ans sont actuellement sans diplôme et sans formation contre 620 000 il y a 5 ans (-126 000 jeunes sans diplôme).

Dans le cadre de la stratégie Europe 2020, la France s’est engagée à abaisser le taux de jeunes en-dehors de tout système de formation et sans diplôme sous la barre des 10% d’ici 2020. L'objectif de la France est désormais atteint puisque la proportion est aujourd'hui de 9% alors que la moyenne en Europe est de 11%.

Ces résultats sont encourageants, alors que la ministre a renforcé, en novembre dernier, les outils de lutte contre le décrochage scolaire autour de trois axes : la mobilisation de tous, le choix de la prévention, et une nouvelle chance pour se qualifier.
 
L'école assure la prévention, le repérage et le suivi des décrocheurs pour identifier ceux qui sont prêts à retourner directement sur les bancs de l’école. La prise en charge des jeunes se fait notamment au travers des réseaux "Formation Qualification Emploi", dits Foquale, et des plates-formes  de suivi et d’appui aux décrocheurs qui sont désormais au nombre de 400.

La lutte contre le décrochage s'amplifie. À la rentrée 2016, des bourses d’un montant de 1 000 euros pour les jeunes décrocheurs âgés de 16 à 18 ans inscrits dans un parcours de retour en formation seront mises en place. À noter : les 16-25 ans en situation de grande vulnérabilité sur le marché du travail peuvent bénéficier de la Garantie jeunes qui permet une intégration grâce à un parcours intensif de formation et d’accès à l’emploi. Véritable droit universel, ce dispositif doit être généralisé en 2017 et concerne entre 100 000 et 150 000 jeunes. Le service civique, levier essentiel de citoyenneté, est aussi un moyen de s’insérer dans la vie professionnelle. En offrant des solutions spécifiques alliant projet de formation et mission d’intérêt général, à plein temps ou en alternance, le service civique participe à la lutte contre le décrochage.

Un accompagnement personnalisé des jeunes en risque de décrochage

Dans le cadre du vaste plan de lutte contre le décrochage scolaire de novembre 2014, qui vise à diviser par 2 le nombre de jeunes sortant sans qualification du système éducatif d’ici à 2017, Najat Vallaud-Belkacem a lancé le 19 mai 2015 une grande campagne d’information à destination des jeunes qui ont quitté le système scolaire sans qualification pour les informer sur leur droit au retour en formation, la campagne "reviens te former".

Dorénavant, en lien avec le service public régional d’orientation, tout jeune entre 16 et 25 ans peut faire valoir son droit au retour à la formation s’il se trouve dans l’un des deux cas de figure suivants :
 
  • il possède uniquement le brevet ou n’a aucun diplôme, qu’il soit général, technologique ou professionnel, ou titre à finalité professionnelle ou certificat inscrit au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).
     
  • il possède un baccalauréat général mais pas de qualification professionnelle reconnue, c’est-à-dire un diplôme, titre ou certificat à finalité professionnelle inscrit au RNCP.

Le site reviensteformer.gouv.fr propose, dès à présent, un service de rappel gratuit avec une prise en charge rapide et un suivi personnalisé pour tout jeune qui en fait la demande. Ce rappel permettra de fixer dans les 15 jours un rendez-vous avec un référent qui suivra le jeune avant, pendant et après son retour en formation.

La prise de contact peut s’effectuer sur le site reviensteformer.gouv.fr ou par le biais d’un numéro gratuit : 30 20. D’autres moyens sont également mis à disposition par les régions elles-mêmes : plateforme téléphonique, accueil physique.
 

 

décrochage : de quoi parle-t-on?

Les jeunes concernés par le décrochage scolaire sont relativement hétérogènes. Le processus touche, à des degrés divers, des jeunes issus de l'ensemble des catégories socioprofessionnelles, de structures familiales et d'origines nationales différentes.
 

Ce qu'il faut savoir sur le #décrochage scolaire

Le décrochage scolaire est une réalité en France : nombreux sont ceux qui abandonnent prématurément les bancs de l'école, sans qua... [Lire la suite]
mardi 1 décembre 2015
Source de mal-être, le décrochage scolaire est un processus complexe qui combine plusieurs facteurs internes et externes à l’école.

Visuel la Fabrique du décrochage scolaire. Roue présentant 3 temps différents qui conduit l'élève à décrocher. Ce schéma illustre l'apparition successive de facteurs : territoire, santé, diplôme des parents, incompréhension des programmes et des règles, décrochage cognitif, ennui, changement de cycle ou de degré, organisation et modalités d'évaluation, climat scolaire, exclusion, redoublement, règles scolaires, orientation, conditions économiques et sociales, difficultés scolaires, structure familiale:
La distinction entre temps 1, 2 et 3 correspond à l’apparition successive dans le temps d’une multiplicité de facteurs (externes au système scolaire - en noir dans le schéma - ou internes au système scolaire - en blanc dans le schéma). Remarque : le choix de trois temps est arbitraire. La rotation des cercles les uns par rapport aux autres permet de visualiser une multiplicité de combinaisons et d’interactions entre ces facteurs.

Les jeunes en situation de décrochage sont davantage confrontés au chômage, notamment de longue durée et occupent le plus souvent des emplois précaires et peu qualifiés par rapport au reste de la population diplômée.

La scolarisation et la validation de diplôme sont des facteurs qui protègent de la pauvreté. En luttant contre le décrochage, le Gouvernement contribue à la prévention de la pauvreté et inscrit son action en cohérence avec le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. Du point de vue économique, les coûts associés au décrochage d’un jeune, cumulés tout au long de sa vie, sont évalués à 230 000 euros.
 
2 décrets pour faciliter le retour en formation pour tous les jeunes de 16 à 25 ans
Deux décrets, publiés au Journal officiel du 7 décembre 2014, précisent les conditions du droit au retour en formation pour tous les jeunes de 16 à 25 ans qui sont sortis du système scolaire sans diplôme ou sans qualification professionnelle.

Le décret n° 2014-1453 du 5 décembre 2014 précise que les jeunes sortant du système éducatif sans diplôme peuvent accéder à une formation qualifiante dispensée sous statut scolaire. Cette formation peut s'inscrire dans le cadre d'un contrat en alternance ou sous statut de stagiaire de la formation professionnelle.

Ce dispositif est complété par un second décret destiné aux jeunes de 16 à 25 ans qui ont un diplôme mais pas de qualification professionnelle (par exemple un baccalauréat d’une série générale) et ne sont pas (ou plus) dans l’enseignement supérieur. Ces jeunes bénéficient d’une prise en charge identique à celle des jeunes sans diplôme, dans la limite des places disponibles.


Tous mobilisés contre le décrochage

 

50 millions d'euros

supplémentaires sont mobilisés chaque année à partir de 2015.
Priorité nationale, la lutte contre le décrochage est un sujet qui nous concerne tous : parents, professeurs, pouvoirs publics, associations, entreprises. Il nous interroge sur notre capacité collective à faire réussir chaque jeune et à lui permettre de trouver sa place au sein de la société.

Le Premier ministre a détaillé, le 21 novembre à Lens, les grandes lignes du plan interministériel de lutte contre le décrochage scolaire. Doté de 50 millions d'euros par an, il prévoit un véritable pilotage national pour traiter à la fois la prévention, le raccrochage et la remédiation. Son objectif ? Diviser par deux d’ici à 2017, le nombre de jeunes Français qui décrochent chaque année du système scolaire.

Décrochage scolaire : "donner aux jeunes une nouvelle chance de se former"

Que faire pour les jeunes élèves qui quittent le système éducatif sans le moindre diplôme en poche ? Mobilisation de tous et impli... [Lire la suite]
vendredi 21 novembre 2014


Pour y parvenir, le plan a l’ambition d’agir sur l’ensemble du parcours du jeune, depuis la maternelle jusqu’à l’obtention d’un diplôme ou d’une qualification. La stratégie, mise en oeuvre, repose sur 3 axes clés :
 
  1. Tous mobilisés contre le décrochage
  2. Faire le choix de la prévention
  3. Une nouvelle chance pour se qualifier
Un numéro unique, 0 800 12 25 00, permettra aux  jeunes en situation de décrochage et à leurs parents d’obtenir des conseils et une information sur les solutions alternatives de formation et d’accompagnement..
0 800 12 25 00
un numéro unique

 

Les parents seront davantage associés à la vie de l'école et au parcours de leurs enfants. Des dispositifs et pratiques contribuant à impliquer les parents seront renforcés et généralisés, en particulier aux moments clés de l'orientation.

Une Semaine de la persévérance scolaire sera organisée chaque année au sein de toutes les académies afin de valoriser l'action quotidienne de tous les acteurs dans la lutte contre le décrochage scolaire.
 
  • Faire le choix de la prévention
Les premiers signes de décrochage doivent être décelés le plus tôt possible par des enseignants sensibilisés, formés et outillés en conséquence. Des parcours de formation initiale et continue consacrés à la prévention du décrochage et dédiés aux enseignants seront mis en place. Le tutorat élève-adulte sera développé.

Des réponses individualisées et surtout pluridisciplinaires seront apportées aux jeunes en difficulté grâce à des alliances éducatives entre établissements et partenaires externes dans les territoires qui ne sont pas dotés de programmes de réussite éducative (PRE), n'étant pas rattachés à l'éducation prioritaire et/ou à la politique de la ville.

Les usages du numérique seront diffusés par le développement de contenus de cours vidéo en ligne et d'applications pour faciliter l'accès des jeunes aux savoirs fondamentaux et faire évoluer les pratiques. Pour apporter une réponse personnalisée aux différentes difficultés rencontrées, les jeunes en situation de décrochage seront pris en charge par des alliances éducatives avec des partenaires externes.
 
  • Lutter contre l'absentéisme
L’assiduité scolaire est une condition essentielle de la réussite. La ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a publié le 1er janvier au Bulletin officiel de l’Éducation nationale une circulaire relative à la prévention de l’absentéisme scolaire. Elle vise à favoriser la prévention de l’absentéisme, en lien avec tous les membres de la communauté éducative et en particulier les parents d’élèves, y compris ceux qui sont les plus éloignés de l’école.

Afin d’agir le plus en amont possible, l’accent est désormais mis sur l’accompagnement et l’écoute des jeunes, ainsi que sur le renforcement du dialogue avec les familles. Pour cela, un personnel d’éducation référent est notamment mis en place, et le dispositif d’avertissement des personnes responsables de l’élève est maintenu. A chaque niveau de l’institution scolaire, les personnels seront outillés pour apporter des réponses efficaces, adaptées à chaque type de situation, au service de la réussite de tous les élèves.

En revanche, la circulaire met fin aux mesures inefficaces de suspension des allocations familiales, au contrat de responsabilité parentale et supprime la référence aux sanctions administratives, conformément à la loi de Refondation de l’école de la République.
 
  • Offrir une nouvelle chance de se qualifier
Un décret, présenté le 10 juillet 2015, a pour objectif, à travers deux mesures, d'inciter les jeunes à rester dans leur établissement et à repasser le bac :

1ère mesure : créer un droit pour les élèves ayant raté le bac de se réinscrire dans leur lycée. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, certains ne retrouvent pas de place dans leur établissement. A partir de la rentrée 2016, ce sera un droit.
 
2e mesure : pour les élèves ayant raté le bac, créer la possibilité de conserver ses bonnes notes pour le repasser l’année suivante. Cette possibilité existait déjà pour les candidats libres : un élève qui ratait son bac après l’avoir préparé dans un lycée pouvait repasser le bac l’année suivante en candidat libre et conserver ses bonnes notes de l’année précédente. Cela incitait donc certains élèves à s’inscrire en candidat libre plutôt que de s’inscrire dans un lycée. Or, dans le cadre de la lutte contre le décrochage scolaire, il est préférable que les élèves soient inscrits dans un lycée. Le décret prévoit donc d’étendre cette possibilité pour les élèves qui passent le bac en étant inscrits dans un établissement. Cette possibilité existait également déjà pour le bac pro et pour les triplants. Il s’agit donc simplement de l’étendre au bac général et au bac techno.

Afin de concrétiser le droit au retour en formation, un abondement des heures de formation disponibles dans leur compte personnel de formation leur sera proposé lors de leur prise en charge par un référent d'une plate-forme de suivi et d'appui aux décrocheurs (PSAD).

Un parcours aménagé de "stagiaire de la formation initiale" sera mis en place pour les 15-18 ans risquant de sortir sans diplôme ou sans qualification d'un établissement du second degré. Le jeune conservera le statut scolaire et bénéficiera d'un accompagnement personnalisé.

Les pratiques de remédiation innovantes seront encouragées et structurées au niveau national, avec la mise en place d'au moins une structure de raccrochage innovante dans chaque académie. 
 
Le service public régional d’orientation, un service pour tous
Un accord-cadre a été signé le 28 novembre 2014 pour faciliter la généralisation au 1er janvier 2015 du service public régional d’orientation (SPRO). Il vise à concrétiser l'expérimentation lancée en septembre 2013, dans huit régions volontaires. Son objectif ? Permettre à l'ensemble des opérateurs de l’orientation tout au long de la vie de s'inscrire dans une dynamique de complémentarité.

Coordonné par la région, le SPRO réunit tous les organismes utiles à l’orientation, à l’insertion professionnelle et à l’emploi - centres d’information et d’orientation, Onisep, missions locales, agences de pôle emploi, réseau information jeunesse - pour répondre plus efficacement aux besoins et aux attentes du public. A noter : chacun des organismes conserve ses rattachements administratifs et hiérarchiques, ses statuts et ses missions.
 
Mobilisation forte de l'Etat et des régions de France


29 juillet 2015 : signature d’un protocole d’accord entre l’État et l’Association des régions de France pour la prise en charge des jeunes sortant de formation initiale sans qualification.
 
Ce protocole s’inscrit dans le cadre du plan national "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage » avec deux deux objectifs clairs en partenariat avec les collectivités :
  1. prévenir plus efficacement le décrochage. Objectif : diviser par deux le nombre de jeunes sortant sans qualification du système éducatif d’ici à 2017 ;
  2. faciliter le retour vers l’École ou l’accès à l’emploi des jeunes ayant décroché.
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Où en est-on ?

Najat Vallaud-Belkacem : "L'échec scolaire n'est pas une fatalité"

Le décrochage scolaire, au cœur d'une journée de mobilisation ce mercredi 23 septembre, touche chaque année plus de 100 000 jeunes. Un fléau contre lequel la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, reste mobilisée.  

"En novembre, un an après le lancement d’un grand plan de lutte contre le décrochage scolaire, nous feront le point sur les chiffres, qui sont à la baisse. Car nous nous sommes vraiment engagés dans une dynamique très forte", a-t-elle expliqué dans une interview à Direct Matin. Ce plan a notamment vu la création d'un droit au retour à la formation, pour tous le les jeunes jusqu'à 25 ans qui souhaitent réintégrer le système scolaire.

Lutte contre le décrochage scolaire : signature d'un partenariat avec l'Association des régions de France

Un protocole d’accord entre l’État et l’Association des régions de France a été signé pour la prise en charge des jeunes sortant de formation initiale sans qualification.

Ce protocole s’inscrit dans le cadre du plan national "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage". Avec ce plan, Najat Vallaud-Belkacem et François Rebsamen se sont fixé 2 objectifs clairs en partenariat avec les collectivités : prévenir plus efficacement le décrochage afin de diviser par deux le nombre de jeunes sortant sans qualification du système éducatif d’ici à 2017, et faciliter le retour vers l’École ou l’accès à l’emploi des jeunes ayant déjà décroché.

La signature de ce protocole est l’aboutissement des échanges et travaux ayant eu lieu au niveau national et dans les territoires depuis plusieurs mois.

Lire le discours de François Rebsamen

 

Lutte contre le décrochage scolaire : des premiers résultats encourageants

Najat Vallaud-Belkacem se félicite des résultats publiés par l’Office statistique de l’Union européenne (Eurostat), qui montrent que même si des progrès restent à accomplir, la France est sur la bonne voie en matière de lutte contre le décrochage scolaire.

Prévenir l’absentéisme pour favoriser la réussite de tous les élèves

Najat Vallaud-Belkacem a publié le 1er janvier au Bulletin officiel de l’Éducation nationale une circulaire qui vise à favoriser la prévention de l’absentéisme, en lien avec tous les membres de la communauté éducative et en particulier les parents d’élèves, y compris ceux qui sont les plus éloignés de l’école.
Afin d’agir le plus en amont possible, l’accent est désormais mis sur l’accompagnement et l’écoute des jeunes, ainsi que sur le renforcement du dialogue avec les familles. Pour cela, un personnel d’éducation référent est notamment mis en place, et le dispositif d’avertissement des personnes responsables de l’élève est maintenu.
En revanche, la circulaire met fin aux mesures inefficaces de suspension des allocations familiales, au contrat de responsabilité parentale et supprime la référence aux sanctions administratives, conformément à la loi de Refondation de l’école de la République.


Droit au retour en formation initiale pour les 16-25 ans : publication des décrets

Deux décrets d’application de la loi du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République ont été publiés au Journal officiel.

Ces décrets précisent les conditions du droit au retour en formation pour tous les jeunes de 16 à 25 ans qui sont sortis du système scolaire sans diplôme ou sans qualification professionnelle.

Pour exercer ce nouveau droit, tout jeune, de 16 à 25 ans, sans diplôme, peut demander un entretien avec un représentant du service public régional d’orientation : pour exprimer cette demande, il peut appeler le numéro gratuit 0 800 12 25 00 ou adresser une lettre, un mél ou se rendre dans un Centre d’information et d’orientation, une plate-forme de suivi et d’appui aux décrocheurs, une mission locale ou une agence Pôle emploi. Tous ces services participent au service public régional d’orientation, nouveau service mis en place au 1er janvier 2015 et coordonné par la région.

Décret n° 2014-1453 du 5 décembre 2014

Décret n° 2014-1454 du 5 décembre 2014

Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire

La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité nationale pour laquelle des objectifs ambitieux ont été fixés. Le Premier ministre  et la ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche présentent les mesures du plan de lutte contre le décrochage scolaire ce vendredi 21 novembre, autour de trois axes : la mobilisation de tous, le choix de la prévention, une nouvelle chance pour se qualifier.

Voir le dossier de présentation "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage scolaire"