Photo illustrant un jeune travailleur bénéficiant de la "Garantie jeunes".

La Garantie jeunes

Mis à jour le 12 mai 2016 - Projet porté par Myriam El Khomri, Patrick Kanner, Clotilde Valter
Pour les jeunes de 16-25 ans en situation de grande vulnérabilité sur le marché du travail, le Gouvernement a mis en place la Garantie jeunes. Un dispositif donnant à ces jeunes la chance d'une intégration sociale et professionnelle grâce à un parcours intensif de formation et d'accès à l'emploi. Le projet de loi travail prévoit la généralisation du dispositif en 2017.
Plan contre la pauvreté21 janvier 2013Le plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale adopté lors du Comité interministériel de lutte contre les exclusions du 21 janvier 2013 prévoit l'expérimentation de la Garantie jeunes.
Expérimentation1er octobre 2013Publication du décret lançant l'expérimentation du dispositif dans 10 territoires pour 10 000 jeunes entre octobre 2013 et octobre 2014.
Montée en charge8 juillet 2014Manuel Valls, Premier ministre, annonce en clôture de la grande conférence sociale une accélération de la montée en charge de la Garantie jeunes et fixe l'objectif de 100 000 jeunes en Garantie jeunes fin 2017.
62 départements1er décembre 2014François Rebsamen annonce l'extension de la Garantie jeunes à 62 nouveaux départements, ce qui donnera une couverture fin 2015 de 72 départements au total.
10000 Janvier 2015La première vague de l'expérimentation a permis en un an l'entrée de 10 000 jeunes en Garantie jeunes.
4600031 décembre 2015Grâce au déploiement progressif du dispositif dans 72 territoires tout au long de l'année, on compte 46 000 jeunes entrés en Garantie jeunes depuis le début du dispositif (2013) ; 35 000 sont en cours d’accompagnement.
19 départements8 février 2016Myriam El-Khomri annonce que 19 départements supplémentaires rejoignent le dispositif en 2016.
EvaluationAutomne 2016Résultats de l'évaluation du comité scientifique.
Généralisation2017Le projet de loi travail prévoit la généralisation de la Garantie jeunes en 2017.

Le contexte

La Garantie jeunes s'adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans révolus, qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation et qui sont en grande précarité. 

Compte tenu des autres dispositifs existant par ailleurs pour répondre aux difficultés d’insertion de ces jeunes (emplois d’avenir, apprentissage, droit au retour en formation initiale), on estime qu’il pourrait y avoir entre 100 000 et 150 000 jeunes bénéficiaires du dispositif en 2017. Mais ce nombre n’est pas contingenté et tout jeune remplissant les conditions pourra bénéficier de ce dispositif.

La Garantie jeunes s’adresse également aux entreprises, notamment aux plus petites qui rencontrent des difficultés de recrutement. Le dispositif leur permet de diversifier leur vivier de recrutement en accueillant des jeunes pour une immersion professionnelle.

De quoi s'agit-il ?

Le dispositif "Garantie jeunes" est piloté par le ministère de l’Emploi, via les missions locales. Il est destiné aux jeunes de 16-25 ans pas ou peu diplômés, qui ne sont ni en cycle d’études, ni en formation et dont les ressources ne dépassent pas le plafond du Revenu de solidarité active (RSA). Cette catégorie de jeunes très désocialisés s'avère très vulnérable sur le marché du travail, et court de grands risques de marginalisation sociale.

Épauler le jeune

Avec ce dispositif, le jeune peut désormais s'inscrire dans un parcours actif d'insertion professionnelle grâce à l'engagement des pouvoirs publics et de leurs partenaires à l’accompagner pour déceler les opportunités d’emploi et en lui apportant un soutien financier indispensable à son insertion. Encadré par un conseiller de la mission locale, tous deux vont construire un parcours intensif d’accès à l’emploi et à la formation. Pendant un an, le jeune bénéficie :

  • d’un accompagnement collectif intensif sur plusieurs mois pour le préparer à l’univers de l’entreprise. Une phase assurée par la mission locale dont il dépend ;
  • des immersions régulières en entreprise (stages, apprentissage…) pour le confronter aux situations réelles en entreprise ;
  • d’une aide financière de 461,72 euros mensuels pour faciliter ses démarches d’accès à l’emploi. Une aide dégressive au fur et à mesure qu'il perçoit des revenus de ses activités.
Un parcours encadré et suivi
  1. Pendant environ 6 semaines, la mission locale organise un accompagnement collectif intensif pour un groupe d’une quinzaine de jeunes sélectionnés : les travaux portent sur l’acquisition des codes et des règles de l’entreprise,  le développement de projets collectifs, l’auto-évaluation et la valorisation des compétences pour gagner en confiance en soi, ou l’accès à l’autonomie au quotidien.
  2. Les mois qui suivent sont consacrés aux expériences professionnelles multiples et sous toutes leurs formes : stages, emplois aidés, formations, immersions, parrainages, etc.
En parallèle, la mission locale continue d’accompagner le jeune de façon personnalisée, en construisant un parcours dynamique, en élevant son niveau de connaissances et de compétences, et en assurant un suivi social pour régler ses problématiques de logement, de santé (notamment toxicologie), de mobilité, etc.
 

le projet de loi travail entérine la généralisation de la garantie jeunes

Le projet de loi travail, présenté le 14 mars 2016, prévoit d'inscrire dans la loi la généralisation de la Garantie jeunes en 2017.

"Ce principe d’accompagnement sera inscrit dans notre droit. C’est bien sûr une demande faite par plusieurs partenaires sociaux, par les organisations de jeunesse, (...) par le collectif Alerte, mais c’est surtout quelque chose qui est attendu, nous n’en doutons pas un seul instant, par la jeunesse de notre pays", a expliqué Manuel Valls.

Le projet de loi Travail

Le Gouvernement engage une réforme permettant de donner plus de place à la négociation collective dans le droit du travail pour re... [Lire la suite]
lundi 14 mars 2016

Un engagement réciproque

L'entrée dans le dispositif implique une démarche volontariste entre le jeune et la mission locale. Les engagements respectifs font l'objet d'un contrat conclu pour une durée maximale d'un an, renouvelable 6 mois au cas par cas.

Ce dispositif vient en complément des autres dispositifs destinés à favoriser l’insertion des jeunes : emplois d’avenir, contrats de génération, service civique. Il ne se substitue pas aux prestations sociales existantes. Ce n’est pas un droit ouvert mais un programme d’accompagnement ciblé et contractualisé entre le jeune et les pouvoirs publics.

La Garantie jeunes est issue du Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale adopté le 21 janvier 2013. C'est la traduction de la volonté affichée par François Hollande : faire en sorte que les jeunes vivent mieux en 2017 qu’en 2012.

Près de 50 000 jeunes depuis 2013

Depuis 2013, la Garantie jeunes était un dispositif expérimental déployé sur certains territoires et avec un nombre de jeunes éligibles limités sur chaque territoire. On compte 50 000 jeunes entrés en Garantie jeunes depuis le début du dispositif (2013).

Qui sont-ils ?

  • 94 % ne sont ni étudiants, ni en emploi, ni en formation ;
  • Près de 80 % sont très peu qualifiés, ou n’ont aucun diplôme ;
  • 21 % résident dans un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) ;
  • 18 % n’étaient pas connus des missions locales et ont été orientés par l’Aide sociale à l’enfance, les CHRS, la PJJ, les SPIP, etc.
https://twitter.com/MyriamElKhomri/status/696716911896195072

 

19 départements supplémentaires en 2016

1er janvier 2017
la garantie jeunes sera généralisée à l'ensemble du territoire national

L'expérimentation, lancée sur 10 départements en 2013, a été étendue à 62 nouveaux départements en 2015. En 2016, 19 départements supplémentaires rejoignent le dispositif. D’ici à la fin 2016, 91 départements dans 358 missions locales au total seront opérationnels, soit 80% du réseau.

A partir du 1er janvier 2017, le dispositif sera généralisé à l'ensemble du territoire national et tout jeune qui remplira les conditions pourra en bénéficier.
 

Un accompagnement financier conséquent

Pour cela, l’État investit des sommes conséquentes (164 millions d'euros en 2015, 250 millions d'euros en 2016) afin d’assurer à ces jeunes à la fois une allocation pour les appuyer dans leur prise d’autonomie et un accompagnement resserré de grande qualité assuré par les missions locales, auxquelles l’État verse 1 600 euros par jeune de crédits d’accompagnement, soit une somme très élevée au regard des autres dispositifs d’accompagnement qu’elles déploient.
 

Manuel Valls
Parmi les dispositifs mis en place, la Garantie jeunes fait l’unanimité. 50 000 jeunes bénéficient aujourd’hui de cette expérimentation, et les premiers résultats sont très encourageants. Je souhaite que ce dispositif soit généralisé en 2017. De la même manière que nous créons, avec le CPA, un droit personnel et universel, nous devons créer un droit universel à la garantie jeunes. Ce principe d’un parcours d’accompagnement vers la vie active sera ainsi inscrit dans le projet de loi Travail.
Manuel Valls

un engagement de tous les acteurs

461
euros, c'est le montant mensuel de l’aide auquel s'ajoute l'aide au logement dont peut bénéficier le jeune.
  • Le jeune s’engage à s’investir pleinement, à suivre un accompagnement personnalisé, à rechercher des opportunités d’emploi et à accepter les mises en situation professionnelle, ainsi qu’à déclarer chaque mois ses ressources d’activité.
  • La mission locale s’engage à accompagner le jeune avec des ateliers collectifs et un conseiller référent, à l’aider à résoudre ses difficultés en matière de mobilité, de santé, de logement, etc. avec les partenaires du territoire, à appuyer le jeune dans sa recherche d’expériences d’emploi et de formation. 1 600 euros de crédits d'accompagnement par jeune et par an sont attribués à chaque mission locale participant à l'expérimentation.
  • Les entreprises proposent aux jeunes des mises en situations professionnelles (stages, immersions, contrats de travail) pour leur permettre d’enrichir leur expérience et de développer leurs compétences.
  • Le conseil départemental met ses compétences en matière d’action sociale au service des jeunes et participe à leur repérage.
  • L’État préside la commission d’attribution et de suivi de la Garantie jeunes, est garant du versement de l’allocation, de la qualité de l’accompagnement et de la mobilisation de l’ensemble des partenaires du territoire, et assure l’essentiel du financement avec l’appui de fonds européens. 
Les jeunes en situation de précarité : une préoccupation européenne
La Garantie jeunes s’inscrit dans la dynamique de la garantie pour la jeunesse décidée par la Commission européenne qui a pour ambition de proposer rapidement des solutions aux jeunes sortis du système éducatif.
Lors de la Conférence européenne pour l’emploi des jeunes de Paris du 12 novembre 2013, les dirigeants européens se sont donné deux ans pour instaurer cette garantie, à l'image de ce qu'a entrepris le Gouvernement français.
Le chômage des jeunes atteint en Europe des niveaux inacceptables : près de 6 millions sont sans emploi, et 7,5 millions sans emploi ni formation.

Le Fonds social européen, avec une aide annuelle de plus de 10 milliards d’euros sur la période 2014-2020, sera une source essentielle du financement de l’UE pour la mise en œuvre de la garantie pour la jeunesse, en complément d’une enveloppe de 6 milliards d’euros de l’Initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ). La Garantie jeune du Gouvernement français a été le premier dispositif à répondre aux critères de l’Initiative européenne pour la jeunesse. Sur la période 2014-2015, l’IEJ permettra de financer à hauteur de 620 millions d’euros les dispositifs français de lutte contre le chômage des jeunes. 75 millions d’euros de ces fonds européens seront dédiés au financement de la Garantie jeunes.
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Où en est-on ?

La Garantie jeunes s’étend à 19 nouveaux départements

La Garantie jeunes s’adresse à des jeunes de 16 à 25 ans, en situation de précarité qui ne sont ni en emploi, ni en formation, ni en étude. Pour favoriser leur insertion dans l’emploi, ils sont accompagnés de manière intensive et collective, bénéficient de mises en situation professionnelle. Cet accompagnement est assorti d’une aide financière pour faciliter leurs démarches d’accès à l’emploi. Cette expérimentation a été lancée sur 10 départements en 2013 et a été étendue à 62 nouveaux départements en 2015. En 2 ans, près de 46 000 jeunes en ont bénéficié.

Fort des premiers retours d’expérience, qui soulignent l’intérêt et l’efficacité de cette démarche innovante pour les jeunes et les entreprises concernés, Myriam El Khomri lance un nouvel appel à candidatures pour étendre la Garantie jeunes à tous les territoires volontaires en 2016. 19 nouveaux départements et 85 nouvelles missions locales vont donc très prochainement mettre en œuvre le dispositif. Fin 2016, 91 départements volontaires déploieront la Garantie Jeunes. Celle-ci sera généralisé à l’ensemble du territoire en 2017 sur la base de l’évaluation du comité scientifique qui rendra ses 1res conclusions à l’été.

Garantie Jeunes : des bénéficiaires témoignent

Le dispositif Garantie Jeunes est destiné à aider les jeunes de 18 à 25 ans en situation de précarité dans leur accès à l’autonomie et à l’insertion professionnelle.

Conclue sous la forme d’un contrat réciproque d’engagements d’un an entre un jeune et une mission locale, la Garantie Jeunes propose un programme d’accompagnement basé sur le principe de "l’emploi d’abord" et la possibilité de multiplier les périodes d’emploi.

La mission locale accompagne le jeune de façon intensive et personnalisée en construisant avec lui un parcours dynamique, individuel et collectif, combinant expériences de travail, élévation du niveau de connaissances/compétences clefs et suivi social.


Deux jeunes bénéficiant de la Garantie Jeunes dans le Finistère racontent leur expérience dans le dispositif (voir la vidéo).

Signature d'un accord de coopération en faveur de l'emploi des jeunes en Garantie jeunes

Signature d’un accord de coopération en faveur de l’emploi des jeunes en Garantie jeunes, entre l’Etat, la Fédération nationale des Clubs régionaux d’entreprises partenaires de l’insertion (Crepi) et l’Union nationale des missions locales (UNML)

Cet accord prévoit que le réseau des Crepi apporte son savoir-faire et mobilise ses 1 300 entreprises adhérentes pour offrir des expériences professionnelles aux jeunes en garantie jeunes. Ces expériences répétées en entreprise sont l’un des piliers de la mobilisation de ces jeunes vers l’emploi, en complément de l’accompagnement intensif, collectif et individuel, proposé par les Missions locales. L’objectif étant de faciliter l’accès à l’emploi et à la qualification des jeunes en garantie jeunes, mais aussi de répondre à des besoins en recrutements des entreprises grâce à ces rapprochements.

Garantie jeunes : "aucun jeune sans solution de formation ou d’emploi"

Nous accélérons le déploiement de la Garantie jeunes", a annoncé Patrick Kanner. Grâce à cette mesure clé en faveur de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes éloignés de l'emploi, le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports vise 50 000 jeunes en 2015, puis 100 000 en 2017. Expérimentée dans 10 territoires, la Garantie jeunes fonctionne bien puisque 8 500 personnes en ont bénéficié en 2014. Les jeunes concernés, très précaires, sans diplôme, sans expérience et souvent sans réseau, peuvent s’appuyer sur ce dispositif qui concernera 60% des quartiers prioritaires de la politique de la ville dès 2015. Le ministre prévoit, ainsi, d’étendre la Garantie jeunes à 10 nouveaux territoires dès le 1er janvier 2015. Puis, 51 territoires supplémentaires entreront dans le dispositif par l’intermédiaire de missions locales, qui seront chargés de déployer la Garantie jeunes sur le terrain.

Dispositif européen de garantie pour la jeunesse : Harlem Désir en déplacement à Marseille

Au lendemain du sommet européen sur l’emploi à Milan auquel il a participé aux côtés du président de la République, Harlem Désir a présidé à Marseille une table-ronde en préfecture sur la mise en œuvre du dispositif européen de garantie pour la jeunesse, avant de visiter les locaux de la mission locale dédiée. 

Cette initiative européenne, adoptée en avril 2013 à la demande de la France, vise à accompagner les jeunes à la recherche d’un emploi en leur proposant une offre d’emploi, une formation continue ou un apprentissage adapté à leurs besoins.

A Milan la France a plaidé pour que l'enveloppe consacrée à l'emploi des jeunes atteigne les 20 milliards d'euros. Lire notre action consacrée à la Garantie Jeunes.