La carte des 9 premières métropoles French Tech

La French Tech : une ambition collective pour les startups françaises

Mis à jour le 24 novembre 2014 - Projet porté par Axelle Lemaire
Pour faire de la France une "République numérique", le Gouvernement a lancé un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des startups numériques françaises. Le label "Métropoles French Tech" va permettre de rendre identifiables à l'international nos écosystèmes les plus dynamiques et les plus prometteurs.
Lancement 27 novembre 2013Pour faire de la France une "Startup République", Fleur Pellerin lance l'Initiative French Tech.
Californie12 février 2014François Hollande inaugure le French Tech Hub au cœur de la Silicon Valley .
Festival French TechJuin 2014Le premier Festival de la French Tech est l'occasion durant tout le mois de juin de mieux faire connaître les startup et l'enjeu du numérique pour l'économie française. Le 11 juin est organisée à l'Elysée la conférence France Digital Day.
Labellisation12 novembre 2014Les noms des 9 premières Métropoles French Tech sont divulgués.
Le contexte
Aux États-Unis le numérique a généré plus d’un point de croissance annuelle sur les trente dernières années, et moitié moins en France. Réussir le virage du numérique permettrait d'apporter un demi point de croissance annuel au PIB français. D'ores et déjà, le numérique représente 5,5% du PIB français.

La France peut compter sur un tissu déjà dynamique de startups. Qui sait par exemple que sur les douze premiers objets connectés les plus vendus aux États-Unis sur l’Apple Store, cinq sont français ? Qui sait que les entreprises françaises du web réalisent en moyenne 39% de leur chiffre d’affaires à l’international contre 3% pour les autres PME. Et aussi que dans les startups numériques en France, 87% des contrats sont des CDI ?

Pour autant, il faut structurer l'écosystème français numérique et lui permettre de gagner en visibilité sur la scène économique internationale. Attirer aussi les investisseurs et "tout faire pour que les prochains Google naissent  en France et le restent". Telle est la devise du Gouvernement et l'ambition de la French Tech. 

En outre, le Gouvernement s’engage pour faire du développement et de la diffusion des technologies et usages numériques un atout économique et une source de progrès social, au service des valeurs de la République. C’est le sens du projet de République numérique.
De quoi s'agit-il ?
Le 27 novembre 2013, le Gouvernement lançait la French Tech, un nouveau label destiné à désigner les territoires les plus favorables au développement des startups, ces jeunes pousses numériques dont le développement est essentiel pour l’avenir de l’industrie française. Au-delà des Métropoles French Tech, dont les premières labellisations ont été annoncées le 12 novembre 2014, la French Tech c'est avant tout une marque ouverte et partagée qui permet à tous les acteurs du numérique de se coaliser pour gagner en visibilité sur la scène mondiale.  



La French Tech, c’est d’abord une ambition : construire un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement international des startups numériques françaises. L’objectif, c’est de tout faire pour que les prochains Google naissent et se développent en France et en Europe. Or, ces pépites ne se développent pas n’importe où. Elles se concentrent dans des écosystèmes urbains favorables et très dynamiques. La French Tech, c’est donc le rassemblement des métropoles françaises avec un dynamisme entrepreneurial, porteuses d’un projet ambitieux, fédérateur et véritablement transformateur en faveur de leurs entrepreneurs numériques, à même d’attirer les talents du monde entier.

Mais la French Tech c'est aussi un collectif qui regroupe les entrepreneurs bien sûr, mais aussi tous ceux qui s’engagent et contribuent à la croissance et au rayonnement des startups : investisseurs, ingénieurs, designers, développeurs, étudiants, associations, blogueurs, medias, opérateurs publics, etc.

La French Tech englobe toutes les startups, c'est-à-dire toutes les entreprises de croissance porteuses d’une ambition globale : à tous les stades de développement, de la très jeune société en amorçage à la startup en développement riche de plusieurs centaines de collaborateurs à l’assaut d’un marché mondial. Comme partout dans le monde, le numérique est un moteur majeur de son développement, et la French Tech englobe aussi bien les pure players numériques, que les startups medtech, biotech, cleantech, etc.

La French Tech incarne ainsi cette génération de talents à la fois mondialisés, ambitieux et porteurs d’une "French touch" associée à la culture et au mode de vie de son territoire, la France et l’Europe.

L'objectif est de s'appuyer sur les initiatives des membres de la French Tech, de valoriser ce qui existe déjà et de créer un effet boule de neige.
 
Le projet pour une "République numérique"
Le 3 septembre Axelle Lemaire présentait en Conseil des ministres une communication pour définir le projet du Gouvernement de faire la France une "République numérique".
 
Le Gouvernement s’engage en effet pour faire du développement et de la diffusion des technologies et usages numériques un atout économique et une source de progrès social, au service des valeurs de la République. Il  fera du numérique un levier de compétitivité, de création d’emplois et de pouvoir d’achat. L'enveloppe de 15 millions destinée à soutenir la promotion de la French Tech a par ailleurs été confirmée.

Afin de mobiliser citoyens et entreprises, une large concertation publique a été lancée le 4 octobre par le Premier ministre afin d'identifier les évolutions nécessaires à l’avènement d’une République numérique propice à l’innovation et respectueuse des libertés. Elle est animée par le Conseil national du numérique et débouchera sur un projet de loi relatif au numérique soumis à l’examen du Parlement en 2015.
 (lire la lettre de saisine du CNNum par le Premier ministre)
 
Manuel Valls, Thierry Mandon et Axelle Lemaire lors de la 3e édition du #Jeudigital
Manuel Valls, Thierry Mandon et Axelle Lemaire lors de la 3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
3e édition du #Jeudigital
3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
3e édition du #Jeudigital
3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
Thierry Mandon lors de la 3e édition du #Jeudigital
Thierry Mandon lors de la 3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
Axelle Lemaire lors de la 3e édition du #Jeudigital
Axelle Lemaire lors de la 3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
Manuel Valls a accueilli le 20 novembre la 3e édition du #Jeudigital à l’initiative d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, en présence de Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de la Réforme de l’Etat et de la Simplification, à l’Hôtel de Matignon. Cette 3ème édition a mis en lumière six start-ups révélatrices du dynamisme du numérique français.
 

La French Tech est structurée autour de trois axes
 

  1. Mobilisation des écosystèmes sur les territoires : labellisation des métropoles porteuses d’un écosystème numérique de niveau international et d’un projet ambitieux et fédérateur de croissance de cet écosystème. Ensemble, ils formeront l’ "équipe de France" des écosystèmes numériques.
    Logo de la French Tech
  2. Accélération : 200 millions d'euros investis pour soutenir le développement d'accélérateurs de startup privés. Pour cela l'initiative s'appuie sur un fonds d'investissement géré par Bpifrance, afin de co-investir en fonds propres dans de tels accélérateurs.
     
  3. Attractivité : 15 millions d’euros sont mobilisés pour renforcer la visibilité internationale de la French Tech. Ce budget opéré par l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) va financer une campagne de promotion internationale portée par un réseau d'acteurs emblématiques (entrepreneurs,développeurs, investisseurs...) qui seront ses ambassadeurs.
Elle ne crée pas de nouvelle organisation ni de nouvel outil public, mais est portée par une petite équipe, la Mission French Tech, qui travaille en lien serré avec les Directions des Ministères de l’économie et des finances (Direction générale des entreprises, Direction générale du trésor), des Affaires Etrangères et avec le Commissariat Général à l’Investissement. Ses partenaires, les piliers de l’initiative, sont les opérateurs nationaux, qui, sous la bannière commune French Tech coordonnent leurs actions en faveur des startups : la Caisse des dépôts, Bpifrance, Ubifrance et l’Agence Française pour les Investissements Internationaux.

Tous les  financements s’inscrivent dans le Programme d’Investissements d’Avenir.

L’initiative French Tech ce n’est pas l’Etat qui encadre, c’est l’Etat qui soutient. C’est une ambition partagée, impulsée par l’Etat mais portée et construite avec tous les acteurs.
 
Axelle Lemaire
Nous avons des pépites, aidez-nous à en faire des lingots !
Axelle Lemaire
Secrétaire d'Etat au Numérique


Premières labellisations de métropoles French Tech a l'automne


"La French Tech, c'est faire émerger une identité collective, via un label décerné à de premières métropoles dès cet automne, mais aussi via des financements de projets pour permettre l'essor d'entreprises qui seront peut-être demain des champions du numérique", souligne Axelle Lemaire.
 
Les 9 premières métropoles #FrenchTech
Lille, Lyon, Grenoble, Aix-Marseille, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Rennes : découvrez les 9 premières "Métropoles French Tech".
Infographie sur la carte des métropoles French Tech


Le 12 novembre 2014, la secrétaire d'Etat a dévoilé le nom des neuf premières villes labellisées : French Tech Aix-Marseille, Bordeaux Métropole numérique, Digital Grenoble, Lille is French Tech, Lyon French Tech, Nantes Tech, Montpellier Métropole numérique, La French Tech Rennes, French Tech Toulouse.
Pour obtenir la labellisation, les villes candidates ont été soumises à un audit poussé. Chacune devait notamment se prévaloir de startups ayant réalisé des levées de fonds conséquentes mais aussi d’entrepreneurs capables de porter des projets et d’aider les jeunes entreprises. Elles devaient aussi disposer d’incubateurs et d’accélérateurs qui permettent aux PME de se développer et de croître à différents stades de leur existence.
Dans le journal Le Monde Axelle Lemaire précise : "Ce que nous voulons faire, c’est valoriser l’ensemble des écosystèmes, Paris inclus, afin que les investisseurs internationaux voient la France comme une nation innovante, un acteur incontournable du numérique, qui dispose d’un écosystème vibrant et dynamique."
 
La French Tech c'est enfin la reconnaissance que la technologie française et les start-up technologiques françaises sont une partie très importante de l'industrie et de l'économie du pays.
Sacha Loiseau
fondateur et DG de Mauna Kea Technologies
 
Tous unis pour la croissance de nos startups

Les acteurs de la French Tech s'expriment lors du France Digitale Day à l'Elysée :
 
 
Où en est-on ?

Les 9 premières métropoles labellisées #FrenchTech

#OnYEst ! C'est par ces mots qu'Axelle Lemaire a partagé sur Twitter l'article du Monde dans lequel la secrétaire d’Etat chargée du numérique dévoile le nom des 9 villes choisies pour porter, avec Paris, les start-up françaises sur la scène internationale ; "Sur quinze dossiers, nous avons décidé d’attribuer le label à French Tech Aix-Marseille, Bordeaux Métropole numérique, Digital Grenoble, Lille is French Tech, Lyon French Tech, Nantes Tech, MontpellierMétropole numérique, La French Tech Rennes et French Tech Toulouse." Les métropoles sont appelées à former un réseau national, ouvert à de nouveaux entrants, prêtes à partager en France l'impératif d'innovation, partir à la conquête des marchés internationaux, à attirer des investisseurs et des talents étrangers.

French Tech : ensemble, faire de la France une République numérique

A l’occasion de la conférence France Digitale Day organisée le 11 juin à Paris dans le cadre du Festival "French Tech" qui se déroule dans toute la France au mois de juin, Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, a rappelé la volonté du Gouvernement de faire de la France une "République numérique".

Devant de nombreux investisseurs internationaux, elle a exposé les mérites du modèle numérique français "où le succès est fondé sur la coopération ; où croissance rime avec confiance ; où l'inclusion numérique, la diffusion des usages, l’émancipation des citoyens constituent des facteurs de performance économique".

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