Métropoles French tech

La French Tech : une ambition collective pour les start-up françaises

Mis à jour le 15 mai 2017
Contenu publié sous la présidence de François Hollande du 15 mai 2012 au 15 Mai 2017
Pour faire de la France une "République numérique", le Gouvernement a lancé un grand mouvement de mobilisation collective pour la croissance et le rayonnement des start-up numériques françaises. La labellisation de Métropoles French Tech a permis de structurer l’écosystème français sous la forme d’un réseau rassemblant Paris et 13 autres écosystèmes remarquables qui sont les têtes de pont de la French Tech en régions. Des réseaux d’entrepreneurs français sont structurés dans 12 villes du monde entier, de New York à Tokyo en passant par Moscou et Le Cap, autour des French Tech Hubs. Le 25 juillet 2016, 9 réseaux thématiques French Tech ont été lancés.
Lancement 27 novembre 2013Pour faire de la France une "Start-up République", Fleur Pellerin lance l'Initiative French Tech.
Californie12 février 2014François Hollande inaugure le French Tech Hub au cœur de la Silicon Valley .
Festival French TechJuin 2014Le premier Festival de la French Tech est l'occasion durant tout le mois de juin de mieux faire connaître les start-up et l'enjeu du numérique pour l'économie française. Le 11 juin est organisée à l'Elysée la conférence France Digital Day.
Labellisation12 novembre 2014Les noms des 9 premières Métropoles French Tech sont divulgués.
CES2015Janvier 2015La France envoie 120 start-up au CES 2015 de Las Vegas, constituant ainsi la 1re délégation d'Europe, et la 5e au niveau mondial.
Partenariat Etat - Cisco16 février 2015Manuel Valls signe un partenariat entre l'Etat et le spécialiste américain des réseaux Cisco qui choisit d'investir 100 millions de dollars dans la French Tech. Cisco entend aussi former 200 000 personnes au numérique en trois ans.
Labellisation24 juin 2015Axelle Lemaire et Emmanuel Macron annonce la labellisation de 4 nouvelles Métropoles Frenchtech (Brest, Lorraine, Nice, Normandie) et de 4 écosystèmes thématiques (Saint-Étienne, Alsace, Avignon, Angers).
French Tech Hubs29 janvier 2016 Après New-York, Israël, Tokyo, San Francisco et Moscou en 2015, 6 nouveaux hubs sont labellisés : Abidjan, Cape Town, Londres, Barcelone, Hong Kong et Montréal.
Paris French Tech Ticket2 mars 2016Le président de la République reçoit à l'Élysée les premiers lauréats du Paris French Tech Ticket
Résaux thématiques 25 juillet 20169 réseaux thématiques French Tech sont lancé pour structurer l’écosystème français. L’objectif : regrouper des entrepreneurs spécialisés dans un même domaine, pour les aider à faire face ensemble à leurs problématiques, et gagner en visibilité.

De quoi s'agit-il ?

les métropoles french tech

Le 27 novembre 2013, le Gouvernement lance la French Tech, un nouveau label destiné à désigner les territoires les plus favorables au développement des start-up, ces jeunes pousses numériques dont le développement est essentiel pour l’avenir de l’industrie française. Neuf premières métropoles reçoivent le label French Tech le 12 novembre 2014. Une nouvelle vague de labellisation (métropoles et écosystèmes thématiques) est annoncée par Axelle Lemaire et Emmanuel Macron le 24 juin 2015 : 4 nouvelles Métropoles French tech (Brest, Lorraine, Nice, Normandie) et 4 écosystèmes thématiques (Saint-Étienne, Alsace, Avignon, Angers).

L’écosystème de start-ups de Paris et de l’Île-de-France représente à lui-seul environ 50% du potentiel français : l’enjeu n’est donc pas sa reconnaissance au niveau national (à ce titre pas de "label" national pour Paris) mais sa reconnaissance parmi les écosystèmes le plus performants au  niveau mondial, et ce au bénéfice du rayonnement international de toute la French Tech. Paris est de facto la "capitale" de la French Tech et l’initiative French Tech s’est focalisée sur le renforcement de sa visibilité internationale en matière de start-ups et d’innovation.





Une première évaluation collective a été menée en 2016. Cette évaluation a permis de confirmer que le travail de structuration locale au sein de chaque Métropole a mobilisé de nombreux acteurs et a suscité un engouement de plus en plus fort. C’est pourquoi les labels de chacune des 13 Métropoles French Tech ont été confirmés le 25 juillet 2016, lors d'un événement rassemblant tous les écosystèmes French Tech de France à Laval (Mayenne).

Une seconde phase de ce programme a été lancée en lien avec les territoires pour gagner en cohérence grâce à une dimension thématique. La mission French Tech a identifié les secteurs d’activité les plus dynamiques en termes de start-ups, permettant la création des réseaux thématiques French Tech.

les réseaux thématiques french tech

La seconde phase du programme consiste à identifier, au sein du réseau Métropoles French Tech, des sous-réseaux, les réseaux thématiques French Tech, qui sont également ouverts à d’autres territoires. Ils visent à regrouper des entrepreneurs spécialisés dans un même domaine, pour les aider à faire face ensemble à leurs problématiques, et gagner en visibilité.

Le réseau national des Métropoles French Tech est donc décliné en neuf réseaux nationaux thématiques, lancés le 25 juillet 2016 :

  1. #HealthTech : #BioTech  #MedTech #e-santé
  2. #IoT  #Manufacturing
  3. #EdTech #Entertainment
  4. #CleanTech #Mobility
  5. #FinTech
  6. #Security, #Privacy
  7. #Retail
  8. #FoodTech
  9. #Sports
NB : le choix des terminologies anglaises est guidé par le caractère international de la portée de ces thématiques et de ces réseaux.
 
L’appel à candidatures "Réseaux thématiques French Tech" s’est clôturé le 11 avril 2016. Il s’adressait à des écosystèmes de startups de 4 types : les Métropoles French Tech, l’écosystème de startups de Paris/Île-de-France, les autres écosystèmes de startups en régions et les réseaux nationaux privés d’entrepreneurs sur une thématique. Ont été retenus comme membres de ces réseaux thématiques : Paris et l’Île-de-France, locomotive internationale de la French Tech, et un des écosystèmes de référence dans le monde ; les 13 Métropoles French Tech, toutes membres d’un et souvent de plusieurs réseaux thématiques, qui joueront un rôle moteur dans la dynamique nationale de ces réseaux.

Les écosystèmes de startups d’autres territoires rejoignent la dynamique French Tech et devenant membre d’un réseau thématique : Alsace, Amiens, Angers, Avignon, Clermont-Ferrand, Dijon, Grand Besançon, Grand Chalon, Hossegor - Saint-Jean-de-Luz, Laval, La Réunion, Le Mans, Limoges, Poitou-Charentes (Angoulême, La Rochelle, Niort et Poitiers), Nogent/Haute Marne,  Reims, Saint-Etienne, Saint-Quentin, Tarbes, Toulon, Vendée.
 

L'Initiative French Tech

Au-delà de ce label, la French Tech c'est avant tout une marque ouverte et partagée qui permet à tous les acteurs du numérique de se coaliser pour gagner en visibilité sur la scène mondiale.  Ambition partagée, impulsée par l'État mais portée et construite avec tous les acteurs, l'Initiative French Tech est passée à la vitesse supérieure en 2015, pour structurer sa dimension internationale autour de trois piliers :
 
  • L’émergence de French Tech Hubs au sein de grandes régions internationales d’innovation. Un "French Tech Hub" mobilise l’écosystème entrepreneurial français au sein de ces régions afin d’accélérer le développement des start-up françaises souhaitant s’y implanter et promouvoir l’attractivité de la France auprès des entrepreneurs et investisseurs locaux. A l’instar de la démarche pour les Métropoles French Tech, les "Hubs" sont labellisés par l’État sur la base d’un projet répondant à un cahier des charges. Des réseaux d’entrepreneurs français sont structurés dans 12 villes du monde entier. Un site leur est désormais dédié : http://hubs.lafrenchtech.com
 
  • L’accès au Fonds French Tech Accélération, qui a déjà investi dans 5 accélérateurs (dont 2 issus des Métropoles French Tech) à hauteur d’un montant total de 30 millions d'euros.
     
  • La mise en place du dispositif d’accueil des lauréats du concours French Tech Ticket destiné aux entrepreneurs étrangers qui veulent monter ou développer leur start-up en France. Le dispositif mis en œuvre à Paris la première année en 2016 sera déployé dans les Métropoles French Tech avec l’arrivée de 70 start-ups étrangères en janvier 2017.
     
  • Le déploiement de la bourse French Tech : 655 bourses French Tech d’un montant entre 10 000 et 30 000 euros en amorçage accordées en 2015 par Bpifrance, pour un montant total de 17 millions d'euros et pour des projets à 64% dans le numérique. La répartition géographique est de 39% à Paris-IDF et 61% en régions et outre-mer. En 2 ans, environ 1 000 porteurs de projets ont reçu une subvention pour un montant global de 26 millions d'euros.
Ce rayonnement à l'international passe aussi par la participation des start-up françaises aux grands événements internationaux. Après le succès de l'édition 2015 (voir le bilan de la French Tech au CES 2015), près de 200 entreprises françaises étaient présentes du 6 au 9 janvier 2016 au Consumer Electronic Show de Las Vegas, rendez-vous majeur dédié à l'innovation technologique pour le grand public. La French Tech était la 2e délégation mondiale derrière les USA et la première européenne.


 

Cisco mise sur les start-up françaises



Le Premier ministre a rencontré, lundi 16 février 2015, John Chambers, dirigeant du groupe Cisco. Ils ont validé ensemble les grandes lignes d’un partenariat entre l’entreprise américaine et l’État français. Ce partenariat ambitieux comprend des coopérations dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle aux métiers des réseaux numériques, avec un objectif de formation de 200 000 personnes en trois ans, et le financement de plusieurs chaires d’excellence. Le partenariat s’étendra également à des collaborations académiques et industrielles dans les domaines de la cybersécurité, des réseaux intelligents et de la ville intelligente. Un projet pilote "smart city" sera mis en œuvre dans une ville française. De nouveaux modes d’accès numériques aux services publics seront expérimentés, notamment dans des zones rurales. Enfin, un travail d’accompagnement de l’innovation numérique sera engagé, grâce à l’investissement de Cisco dans des start-up françaises à hauteur de 100 millions de dollars.
   
Le projet pour une "République numérique"
Le 3 septembre 2014, Axelle Lemaire présentait en Conseil des ministres une communication pour définir le projet du Gouvernement de faire la France une "République numérique".
 
Le Gouvernement s’engage en effet pour faire du développement et de la diffusion des technologies et usages numériques un atout économique et une source de progrès social, au service des valeurs de la République. Il  fera du numérique un levier de compétitivité, de création d’emplois et de pouvoir d’achat. L'enveloppe de 15 millions destinée à soutenir la promotion de la French Tech a par ailleurs été confirmée.

Afin de mobiliser citoyens et entreprises, une large concertation publique a été lancée le 4 octobre 2015 par le Premier ministre afin d'identifier les évolutions nécessaires à l’avènement d’une République numérique propice à l’innovation et respectueuse des libertés. Elle a été animée par le Conseil national du numérique jusqu'au 4 févier 2015.

Le 18 juin 2015, le Conseil national du numérique a remis à Manuel Valls son rapport, élaboré sur la base des 18 000 contributions reçues et des 70 ateliers organisés dans toute la France. Le Premier ministre a ensuite présenté la stratégie numérique du Gouvernement pour une "République numérique en actes". Présenté en Conseil des ministres le 9 décembre 2015, le projet de loi a été adopté en première lecture à l'Assemblée nationale le 26 janvier 2016, puis par le Sénat, à 322 voix pour, une contre, le 3 mai 2016.

En savoir plus sur la République numérique en actes
 
Manuel Valls, Thierry Mandon et Axelle Lemaire lors de la 3e édition du #Jeudigital
Manuel Valls, Thierry Mandon et Axelle Lemaire lors de la 3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
3e édition du #Jeudigital
3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
3e édition du #Jeudigital
3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
Thierry Mandon lors de la 3e édition du #Jeudigital
Thierry Mandon lors de la 3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
Axelle Lemaire lors de la 3e édition du #Jeudigital
Axelle Lemaire lors de la 3e édition du #Jeudigital - (c) Benoît Granier / Matignon
Manuel Valls a accueilli le 20 novembre la 3e édition du #Jeudigital à l’initiative d’Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat au Numérique, en présence de Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de la Réforme de l’Etat et de la Simplification, à l’Hôtel de Matignon. Cette 3e édition a mis en lumière six start-up révélatrices du dynamisme du numérique français.
 
Depuis sa création fin 2013, la French Tech, c'est une ambition mais aussi un collectif qui regroupe les entrepreneurs bien sûr, mais aussi tous ceux qui s’engagent et contribuent à la croissance et au rayonnement des start-up : investisseurs, ingénieurs, designers, développeurs, étudiants, associations, blogueurs, medias, opérateurs publics, etc.

La French Tech englobe toutes les start-up, c'est-à-dire toutes les entreprises de croissance porteuses d’une ambition globale : à tous les stades de développement, de la très jeune société en amorçage à la start-up en développement riche de plusieurs centaines de collaborateurs à l’assaut d’un marché mondial. Comme partout dans le monde, le numérique est un moteur majeur de son développement, et la French Tech englobe aussi bien les pure players numériques, que les start-up medtech, biotech, cleantech, etc.
 

La French Tech est structurée autour de trois axes

  1. Mobilisation des écosystèmes sur les territoires : labellisation des métropoles porteuses d’un écosystème numérique de niveau international et d’un projet ambitieux et fédérateur de croissance de cet écosystème. Ensemble, ils formeront l’ "équipe de France" des écosystèmes numériques. Car les pépites ne se développent pas n’importe où. Elles se concentrent dans des écosystèmes urbains favorables et très dynamiques.
    Logo de la French Tech
  2. Accélération : 200 millions d'euros investis pour soutenir le développement d'accélérateurs de start-up privés. Pour cela l'initiative s'appuie sur un fonds d'investissement géré par Bpifrance, afin de co-investir en fonds propres dans de tels accélérateurs.
     
  3. Attractivité : 15 millions d’euros sont mobilisés pour renforcer la visibilité internationale de la French Tech. Ce budget opéré par l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) va financer une campagne de promotion internationale portée par un réseau d'acteurs emblématiques (entrepreneurs,développeurs, investisseurs...) qui seront ses ambassadeurs.
Elle ne crée pas de nouvelle organisation ni de nouvel outil public, mais est portée par une petite équipe, la Mission French Tech, qui travaille en lien serré avec les directions des ministères de l’Économie et des Finances (Direction générale des entreprises, Direction générale du trésor), des Affaires Etrangères et avec le Commissariat Général à l’Investissement. Ses partenaires, les piliers de l’initiative, sont les opérateurs nationaux, qui, sous la bannière commune French Tech coordonnent leurs actions en faveur des start-up : la Caisse des dépôts, Bpifrance, Ubifrance et l’Agence Française pour les Investissements Internationaux.

Tous les  financements s’inscrivent dans le Programme d’Investissements d’Avenir.

L’initiative French Tech ce n’est pas l’État qui encadre, c’est l’État qui soutient. C’est une ambition partagée, impulsée par l’État mais portée et construite avec tous les acteurs.
 
Axelle Lemaire
Nous avons des pépites, aidez-nous à en faire des lingots !
Axelle Lemaire
Secrétaire d'Etat au Numérique

 

Tous unis pour la croissance de nos start-up

Les acteurs de la French Tech s'expriment lors du France Digitale Day à l'Elysée :
 
 

Pourquoi ?

Aux États-Unis le numérique a généré plus d’un point de croissance annuelle sur les trente dernières années, et moitié moins en France. Réussir le virage du numérique permettrait d'apporter un demi point de croissance annuel au PIB français. D'ores et déjà, le numérique représente 5,5% du PIB français.

La France peut compter sur un tissu déjà dynamique de start-up. Qui sait par exemple que sur les douze premiers objets connectés les plus vendus aux États-Unis sur l’Apple Store, cinq sont français ? Qui sait que les entreprises françaises du web réalisent en moyenne 39% de leur chiffre d’affaires à l’international contre 3% pour les autres PME. Et aussi que dans les start-up numériques en France, 87% des contrats sont des CDI ?

Pour autant, il fallait structurer l'écosystème français numérique et lui permettre de gagner en visibilité sur la scène économique internationale. Attirer aussi les investisseurs et "tout faire pour que les prochains Google naissent  en France et le restent". Telle est la devise du Gouvernement et l'ambition de la French Tech. 

En outre, le Gouvernement s’engage pour faire du développement et de la diffusion des technologies et usages numériques un atout économique et une source de progrès social, au service des valeurs de la République. C’est le sens du projet de République numérique.
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