Photo du Golfe du Saint-Laurent (Québec, Canada)

La COP 21

Mis à jour le 25 mai 2016 - Projet porté par Ségolène Royal
Le premier accord universel pour le climat a été approuvé à l’unanimité par les 196 délégations (195 États + l'Union Européenne) le 12 décembre 2015. C’est un accord attendu depuis longtemps, et la France a très largement œuvré au succès de la Conférence de Paris ; jamais un enjeu n’avait rassemblé autant de chefs d’État et de gouvernement, jamais il n’y avait eu autant de contributions nationales. L'Accord de Paris est historique, il doit permettre de maintenir l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés, et de mener des efforts encore plus poussés pour limiter cette augmentation à 1,5 degré, puisqu’une clause a été prévue pour réviser ces engagements. La France a décidé d’aller encore plus loin en révisant : elle s’engage à réviser au plus tard en 2020 ses engagements et proposera aux pays qui veulent en faire autant, à former une coalition pour aboutir à un prix du carbone pour que les investissements puissent être réorientés.
DésignationNovembre 2013La France est désignée pour organiser la COP21.
Sommet Onu23 septembre 2014Sommet extraordinaire de l’Onu sur le climat : François Hollande annonce la participation de la France au Fonds vert pour le climat à hauteur de 1 milliard d’euros.
ConfEnvi28 novembre 2014Lors de la 3e Conférence environnementale du quinquennat, Manuel Valls déclare la lutte contre le réchauffement climatique Grande Cause nationale 2015.
COP 20Décembre 2014Du 1er au 14 décembre 2014 : COP20/CMP10 de Lima, les 196 États fixent un pré-projet qui servira de base à la COP21 de Paris
Feuille de route4 févrierManuel Valls et Ségolène Royal présentent la feuille de route 2015 pour la transition écologique, issue de la 3e Conférence environnementale. Elle contient 74 mesures au total et s'accompagne d'un plan pour une "Administration exemplaire."
Appel de Manille27 févrierL'Appel de Manille donne le coup d'envoi de la 21e Conférence sur le climat, 300 jours avant l'issue à Paris le 15 décembre.
40 ministres6-7 septembreLaurent Fabius, futur président de la COP 21, a réuni les deuxièmes consultations ministérielles informelles pour préparer la conférence de Paris sur le climat. Laurent Fabius a décidé d’organiser des consultations informelles pour accompagner, à un niveau politique, le processus de négociation sur les principaux thèmes en cours de discussion. Les premières consultations s'étaient tenues les 20 et 21 juillet.
#GoCOP2110 septembreA moins de 100 jours de la Conférence, le chef de l’Etat, François Hollande, a présidé l’évènement "La France s’engage pour le climat. En avant la COP 21 !" au Palais de l’Elysée. 400 personnes, dont les principaux acteurs français qui incarnent l’engagement de la France sur le climat y ont participé : élus, gouvernement, associations, entreprises, artistes, sportifs, syndicats, jeunes, acteurs éducatifs, fondations, blogueurs, artistes, etc.
Pré-COP8-10 novembreDernier rendez-vous avant la COP : plus de 60 ministres sont présents à Paris la Pre-COP. L'objectif : explorer des compromis possibles, donner l’impulsion politique dans cette dernière ligne droite et préparer la reprise des négociations dès l’ouverture de la COP21.
COP2130 novembre Ouverture de la Conférence Paris Climat pour 15 jours à Paris-Le Bourget. Plus de 150 chefs d'État et de gouvernement défilent à la tribune afin de donner une impulsion politique à la COP.
Accord de Paris12 décembre 2015Le premier accord universel pour le climat est adopté par les 196 parties réunies à la COP 21. "Le monde a écrit une nouvelle page de son Histoire " pour François Hollande. " Avec l’Accord, nous sommes maintenant en mesure de limiter la hausse des températures en-deçà de 2 degrés, de 1,5 degré même d’ici la fin du siècle puisqu’une clause a été prévue pour réviser ces engagements (...) Des financements – 100 milliards – sont mobilisés pour l’adaptation des économies, notamment dans les pays en développement, que vous avez introduit des mécanismes pour que la solidarité soit effective notamment en direction des pays les plus vulnérables".

Le contexte

Grande Cause nationale 2015, la lutte contre le réchauffement climatique est un défi qu’il est primordial de relever. En effet, le cinquième et dernier rapport du Giec souligne l’importance des activités humaines dans le dérèglement climatique et ses principales manifestations :
  • la température moyenne annuelle a déjà augmenté de 0,85 °C depuis 1880 et pourrait croître jusqu’à près de 5°C d’ici à 2100 ;
  • plus de 90% de l’énergie due au réchauffement climatique est stockée dans l’océan ;
  • l’océan Arctique pourrait être libre de glace avant le milieu du 21e siècle et les glaciers de montagne continueront à se vider. Le niveau de la mer s’est élevé de 0,19 mètre au cours de la période 1901-2010. Le GIEC prévoit une hausse probable de 26 à 82 cm d’ici à 2100 ;
  • les concentrations de CO2 liées à l’homme ont augmenté de 40% depuis 1750 et de 20% depuis 1958.
La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a vu le jour lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992. Ratifiée par 196 "parties", elle reconnaît l’existence d’un réchauffement climatique dû à l’activité humaine et donne aux pays industrialisés la responsabilité de lutter contre ce phénomène.

L’organe suprême de la CCNUCC est la Conférence des parties (COP). Elle se réunit chaque année afin de prendre des décisions, à l’unanimité ou par consensus, pour respecter les objectifs de lutte contre les changements climatiques. Chaque année, la Conférence se déroule sur la base d’une rotation géographique dans un des pays des cinq groupes régionaux de l’Organisation des Nations unies : Asie-Pacifique, Europe de l’Est, Amérique Latine-Caraïbes, Europe de l’Ouest élargie (WEOG) et Afrique.

La CMP représente les États de la réunion des parties au Protocole de Kyoto. Elle veille à la mise en œuvre du Protocole de Kyoto et promeut son effectivité. Ce protocole, adopté en 1997 à la COP3 de Kyoto (Japon), marque un tournant dans la lutte contre le réchauffement climatique. Pour la première fois, 37 pays développés ou en transition s’engagent sur des objectifs contraignants de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Lors de la Conférence de Copenhague en 2009, les 195 pays représentés n’avaient pas pu trouver un terrain d’entente. Ils ont repoussé à 2015 la signature d’un accord global. Selon Laurent Fabius, président de la COP21, "le fantôme de Copenhague s’éloigne". En septembre 2012, le président de la République, François Hollande, fait part de son intention d’accueillir la 21e Conférence des parties (COP21) en 2015. La France est officiellement désignée pays hôte lors de COP19 de Varsovie, en 2013.

La COP21, qui s'est déroulée à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, avait pour but de freiner les évolutions du dérèglement climatique qui menacent nos sociétés et nos économies. Les objectifs de cette conférence étaient ambitieux :
  • accueillir au Bourget plus de 40 000 personnes, délégués et observateurs ;
  • assurer un rôle de facilitateur entre toutes les parties prenantes afin que soit trouvé un accord universel et contraignant pour maintenir la température globale en deçà de 2 °C.
Voir la chronologie des conférences climat depuis 1988

De quoi s'agit-il ?

Le 12 décembre 2015 restera comme une grande date pour l'humanité. L'accord international sur le climat a été approuvé à l'issue de la COP 21.

Après avoir retenu son souffle durant les 12 jours d'intenses négociations entre les 196 parties réunies pour la Conférence de Paris, la planète respire. Un accord équilibré a été signé pour engager la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il confirme l'objectif central de contenir l’augmentation de la température moyenne en-deçà de 2 degrés, et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5 degré, afin de réduire les risques et les impacts liés aux conséquences du changement climatique. La France était au rendez-vous de l'Histoire. Elle a très largement œuvré au succès de la Conférence de Paris.
 
L'accord est nécessairement équilibré […] : différencié, juste durable, dynamique, […] et juridiquement contraignant.
Laurent Fabius
Le 12 décembre 2015

Dépositaire du mandat confié par les 150 chefs d’État le 30 novembre en ouverture de la Conférence, la France n’a eu de cesse de travailler au succès de cet accord et de porter l’objectif des 2 degrés.
Le texte qui a été négocié, crochet par crochet, mot par mot, et soumis aux parties le samedi 12 décembre dans la matinée par le président de la COP 21 Laurent Fabius, est à la fois "ambitieux et réaliste".



Une nouvelle ère de coopération mondiale s'est ouverte. "Historique" est le mot qui revient le plus souvent pour qualifier l'Accord de Paris. C'est en effet le premier accord universel de l'histoire des négociations sur le climat. "Cet accord, nous l'attentions [...] depuis plus de 40 ans", a rappelé François Hollande. 
  • Il reconnaît la notion de justice climatique.
  • Il tient compte sur chaque sujet de la responsabilité différenciée des pays, de leurs capacités respectives à la lumière des circonstances nationales.
  • Il confirme l'objectif central de contenir l’augmentation de la température moyenne bien en deçà de 2 degrés, et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5 degré d'ici la fin du siècle, ce qui permettrait de réduire significativement les risques et les impacts liés au changement climatique.
  • Il fait de la réduction des émissions de gaz à effet de serre l’affaire de tous, grâce à la soumission ou à l’actualisation tous les 5 ans des contributions nationales qui dans ce cas ne pourront être que plus ambitieuses.
  • Il prévoit tous les 5 ans [grâce à un cadre de transparence renforcé] "un bilan collectif de nos progrès qui nous permette de réagir collectivement si nos efforts paraissent insuffisants au regard des objectifs fixés".
  • "Il prévoit que les 100 milliards de dollars par an visés pour 2020 devront être un plancher pour l’après 2020 et qu’un nouvel objectif chiffré devra être défini au plus tard d’ici 2025", a enfin expliqué Laurent Fabius.  Ainsi, "il accorde aux plus vulnérables et aux pays en développement les moyens qui ont été promis," pour financer le développement d'énergies bas carbone et renouvelables, a ajouté François Hollande. Il renforce aussi les mécanismes de solidarité compensant les pertes et les dommages liées aux catastrophes climatiques.

 
"Nous entrons dans l’ère du bas carbone"  a ajouté le président de la République. "C’est un mouvement puissant et irréversible et ce mouvement va bien au-delà des États et des Gouvernements. Des milliers de régions, de provinces, de villes, se sont engagées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 ; des entreprises, le secteur financier, ont décidé de réorienter leurs investissements vers les secteurs bas carbone."
"Ici à Paris, nous avons lancé de multiples initiatives, initiatives africaines, pour apporter l’électricité à tous, une alliance a été conclue pour le développement de l’énergie solaire, pour les innovations, pour partager les technologies".

#COP21 : solaire, carbone, innovation… 6 initiatives qui changent la donne

En parallèle des négociations officielles, la Conférence de Paris sur le climat, c'est aussi le lancement d'initiatives multilatér... [Lire la suite]
mercredi 2 décembre 2015

La France prend les devants et s’engage

 
La France n’attend pas et s’engage d’ores et déjà :
  • à réviser au plus tard en 2020 [ses] engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre.
  • à réviser la contribution financière notamment pour les pays les plus vulnérables, pour l’adaptation.
  • à "former une coalition pour aboutir à un prix du carbone pour que les investissements puissent être réorientés […] avec d’autres pays s’ils veulent nous rejoindre", a indiqué le président de la République.
"Dès demain, [la France fera] la proposition que les pays qui veulent aller plus vite puissent réactualiser avant 2020 tous leurs engagements".

Une conférence d’une ampleur jamais vue en France

La COP 21 constitue la plus importante conférence diplomatique internationale que la France n'ait jamais organisée.

  • Le monde à Paris

Jamais Paris n'aura accueilli tant de chefs d'État et de gouvernements : plus de 150 chefs d’État et de gouvernement du monde entier (l'Américain Barack Obama, le Chinois Xi Jinping, l’Indien Narendra Modi, le président russe Vladimir Poutine...) ont ainsi défilé à la tribune pour l'ouverture de la COP 21 le 30 novembre. Ils ont été accueillis par le président de la République, le Secrétaire Général des Nations unies et le Président de la COP 21 sur le site du Bourget. Tout au long de la journée du 30 novembre, ils ont exprimé leur mobilisation, leurs espoirs et leur engagement politique à faire de la Conférence de Paris un succès. Ils ont aussi rendu hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015.

  • La société civile très largement accueillie

Le Gouvernement a souhaité que la société civile ait toute sa place dans la COP 21.
La situation créée par les attentats du 13 novembre a imposé que les conditions de sécurité soient renforcées. Dans ce cadre, le Gouvernement a notamment dû revenir sur l’autorisation des marches pour le climat prévues sur la voie publique à Paris et dans d’autres villes de France les 29 novembre et 12 décembre. C’était une décision difficile à prendre mais, dans le contexte actuel, l’exigence de sécurité l’impose.
 
Cela n'a toutefois nullement remis en cause la nécessité pour la COP 21 d’accueillir très largement la société civile, et notamment les ONG, qui ont été très mobilisées tout au long de l’année et qui remplissent un rôle majeur pour aboutir à un succès. 
Ainsi les espaces "Générations climat" ont accueilli sur le site même du Bourget plus de 82 000 personnes, pendant toute la durée de la Conférence, et plus de 300 événements, débats et conférences.

  • Empreinte carbone : engagement et  cohérence

Le Gouvernement compensera intégralement l'empreinte carbone locale liée à la COP 21, y compris les transports intérieurs et l'hébergement des délégations, en finançant des projets de reboisement ou de développement des énergies renouvelables dans des pays du sud.
Plus largement, tout a été mis en œuvre afin de créer un centre de conférence pratique, convivial et éco-exemplaire.

calendrier de 2 semaines de négociation

La première semaine fut consacrée aux négociations techniques. La seconde semaine a fait place aux négociations politiques.
 
29 novembre : Ouverture de l’ADP
 
À 17 heures, ouverture anticipée des négociations à la demande des deux co-présidents de l’ADP, Ahmed Djoghlaf (Algérie) et Daniel Reifsnyder (États-Unis), pour "permettre un meilleur usage possible du temps très limité dont disposent les délégués pour finaliser le projet d’accord". L’ADP est le Groupe de travail créé à Durban en 2011 pour élaborer un nouveau "protocole, un autre instrument juridique ou bien un texte convenu d’un commun accord ayant valeur juridique".
 
30 novembre : Le temps des chefs d’État et de gouvernement

 
À 10h, le ministre des Affaires étrangères et du Développement international Laurent Fabius sera officiellement investi du rôle de Président de la Conférence des parties.
S’en suivra une séquence politique avec les allocutions des chefs d’État qui ont répondu à l’invitation du président de la République François Hollande et de Laurent Fabius.
 
Dans la journée, le président de la République participera à 3 événements en marge de la conférence :
  • A 16h : le lancement de l’initiative Cleantech, en présence de Barack Obama, Narendra Modi et de Bill Gates ;
  • A 17h : le lancement de l’Alliance solaire, co-présidé par le Premier ministre indien Narendra Modi et le président de la République François Hollande : les pays signataires s’engagent à faire des efforts conjoints par des politiques innovantes, des programmes-projets, des mesures de renforcement des capacités et des instruments financiers ;
  • A 18 h : une rencontre "panel sur le prix du carbone" présidé par la Banque mondiale et le FMI, en présence notamment du président américain et du président chinois. Ce sera la première fois que des dirigeants de ce niveau seront réunis sur ce sujet. La France a rejoint le Groupe des "Leaders mondiaux" en faveur d’un prix du carbone, qui rassemble des chefs d’État, de gouvernement et des chefs d’entreprise. Ce groupe porte l’importance du prix du carbone dans la lutte contre le changement climatique. (Lire à ce sujet : "Avant la COP 21, la France adopte sa stratégie nationale bas-carbone).
Après avoir déjeuné avec Justin Trudeau et dîné avec Xi Jinping le 29, le président de la République dînera avec Barack Obama.
 
Semaine du 1er au 6 décembre : La négociation technique
 
Du mardi 1er au vendredi 4 décembre : les négociateurs des 196 parties négocient le futur accord au sein du groupe de travail de l’ADP. Les travaux seront conduits sous l’autorité des deux co-présidents de l’ADP.
 
Parallèlement, des organes subsidiaires de mise en œuvre (SBI) et de conseil scientifique et technologique (SBSTA) poursuivent leurs travaux sur les aspects plus techniques (suivi de la mise en œuvre des politiques climatiques actuelles, notamment dans le cadre du protocole de Kyoto, etc).
 
Samedi 5 décembre : clôture des travaux conduits par les co-présidents de l’ADP qui transmettent à la présidence française un projet de texte, fruit du résultat des négociations de cette première semaine.
 
En parallèle :
 
  • Mardi 1er, le président de la République participera au sommet réunissant des chefs d’État africains, et consacré à la mobilisation mondiale pour le développement en Afrique. 3 thématiques seront abordées : la désertification et le projet de Grande muraille verte porté par 11 États africains,  le lac Tchad, les énergies renouvelables ;
  • Vendredi 4 se tiendra à Paris le sommet des élus locaux pour le climat ;
  • Samedi 5 se tiendra l’Action Day, en présence d’Al Gore, Sean Penn, Parks Tau, pour mettre en valeur les engagements et initiatives les plus exemplaires prises par les acteurs non étatiques et donner à voir ce que pourrait être un monde sobre en carbone et résistant aux impacts du changement climatique en 2050. 
Semaine du 6 au 11 décembre : La négociation politique
 
C’est durant cette deuxième semaine que la France assure pleinement la présidence de la COP21. Menées par les ministres de l’Environnement ou des Affaires étrangères ou les négociateurs en chef, les 196 délégations reprendront les négociations sur le texte transmis le samedi 5 décembre. La Présidence française proposera alors aux 196 parties les modalités de poursuite des travaux, après consultation des parties et en tenant compte des résultats de la première semaine.
 
Lundi 7 et mardi 8 décembre : discours des ministres et poursuite des travaux sur le projet d’accord.
 
Mercredi 9 décembre : conclusions prévisionnelles des négociations afin d’effectuer les vérifications légales et linguistiques du texte de l’accord dans les 6 langues de l’ONU (anglais, arabe,  chinois, espagnol,  français et russe).
 
Jeudi 10 décembre : adoption prévisionnelle des décisions.
 
Vendredi 11 décembre : adoption prévisionnelle de l’accord de Paris. Il n’est pas prévu de signature de cet accord le jour même mais début 2016, lors d’une cérémonie qui serait organisée par le Secrétaire général des Nations unies.
 

En attendant la COP... le compte à rebours des dernières semaines


J-22 : la Pré-COP a réuni, du 8 au 10 novembre, plus de 60 ministres du monde entier à Paris pour 3 jours de travail. Objectif de ce dernier rendez-vous avant la Conférence sur le climat : explorer des compromis possibles, donner l’impulsion politique dans cette dernière ligne droite et préparer la reprise des négociations dès l’ouverture de la COP21. Cette réunion s’inscrivait dans la continuité des consultations ministérielles informelles organisées en juillet et en septembre  par le ministre des Affaires étrangères et le ministre péruvien de l’Environnement et président de la COP20, Manuel Pulgar-Vidal.
Tous les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre y étaient représentés, parmi lesquels les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, l’Union européenne et plusieurs de ses membres, la Chine, l’Inde, l’Afrique du Sud, le Brésil, l’Indonésie, la Russie, l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe.
De nombreux pays particulièrement vulnérables au changement climatique comme le Bangladesh, les petits Etats insulaires en développement ou encore le Niger ont répondu à l’invitation.


Ségolène Royal a mené de nombreuses réunions bilatérales, comme par exemple avec la nouvelle ministre de l'environnement du Canada, qui vient de s'engager fortement sur la voie de la transition énergétique en vue de la COP 21.


En savoir plus sur le nouveau site www.cop21.gouv.fr.


J-23 : la campagne de communication officielle est lancée


J-27 : le président François Hollande est reçu à Pékin par Xi Jinping qui prend deux engagements majeurs (en savoir plus en cliquant ici).



J- 1 mois, le secrétariat de la convention climat de l'ONU a présenté vendredi 30 octobre son rapport de synthèse sur l'effet des contributions nationales (INDC) publiées avant le 1er octobre par 146 États, en amont de la conférence de Paris. "Ce rapport montre que les contributions nationales permettent de changer la donne et nous éloignent du pire, c'est à dire d'un réchauffement à 4°C-5°C ou plus", a réagi le président de la COP 21 Laurent Fabius. "Il confirme qu'il est possible d’obtenir une trajectoire permettant de limiter le réchauffement en dessous de 1,5 -2°C d'ici la fin du siècle, mais cela implique des efforts supplémentaires dans le temps."
"Le processus des contributions nationales est une première dans l'histoire des négociations climatiques. C’est une solide base pour le succès indispensable à Paris."





A 40 jours jours de la COP 21, "il y a encore beaucoup de travail à faire pour convaincre tous les pays", a déclaré Laurent Fabius, à son retour de Bonn le 20 octobre. La ville allemande accueillait la dernière session de négociations avec les 196 parties (groupe de travail international "ADP") avant l’ouverture de la conférence de Paris pour le climat.

 

A J-50 jours, 149 pays ont rendu publics leurs engagements destinés à limiter les effets du dérèglement climatique. Cette mobilisation sans précédent constitue un plébiscite en vue de l’accord universel sur le climat souhaité à Paris.

#GoCOP21


A J-81 de la Conférence, le chef de l’Etat, François Hollande, a présidé l’évènement "La France s’engage pour le climat. En avant la COP 21 !", le jeudi 10 septembre 2015 au Palais de l’Elysée. 

Il s’agissait d’une échéance essentielle pour montrer la force et l’unité de l’équipe "France" dans la dernière ligne droite pour la Conférence Paris Climat.

L’enjeu est planétaire :
"Ce qui est en jeu, ce n'est pas seulement la qualité de la vie, c'est la vie des populations, des territoires, des biosystèmes", a rappelé le président de la République. Il y a "une chance sérieuse que nous puissions réussir, il y a un risque majeur que nous échouions".  L’enjeu clé, c’est le financement des politiques climatiques : un pré-accord doit être trouvé sur ce sujet à Lima en octobre, pour réunir 100 milliards de dollars par an à compter de 2020. Il "faudra que chacun des pays puisse confirmer ses engagements et en ajouter d'autres". A cet égard, "la France aussi aura des propositions supplémentaires."

La France doit être volontaire : elle sera de nouveau à l'initiative pour que la taxe européenne sur les transactions financières soit prête au moment de la Conférence - son produit doit aller en partie au financement de la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays en développement. Cette mobilisation se poursuivra "au-delà de la Conférence de Paris, pour qu’on puisse être sûrs de cette ressource et qu'on puisse l'affecter à la lutte contre le réchauffement climatique".
 
La France doit être exemplaire : elle a ainsi annoncé, par la voix de Manuel Valls, la suppression "immédiate de l’assurance crédits export pour les nouveaux projets de centrale à charbon" dénuées de dispositifs de capture et de stockage du CO2, comme s’y était engagé le président de la République.

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l'APPEL DE MANILLE



Le président de la République s’est rendu, les 26 et 27 février 2015, à Manille, aux Philippines, afin de donner le coup d'envoi de la COP21 et d'appeler à un accord "ambitieux, équitable et universel" à Paris, en décembre 2015. "L'Appel de Manille" a été lancé par Marion Cotillard et Lauren Legarda, sénatrice philippine. "A Manille aujourd'hui, nous espérons que nous écrirons ensemble l'Histoire à Paris en décembre et que nous ne nous contenterons pas de la regarder se dérouler en simples spectateurs", ont-elles déclaré.

Accueilli par son homologue philippin, Benigno Aquino, et accompagné, outre Marion Cotillard, de Laurent Fabius, Ségolène Royal, Annick Girardin, Nicolas Hulot (envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète) et Mélanie Laurent, François Hollande a rappelé que le texte de la Conférence Paris Climat concernera "la vie de milliards de personnes". Le choix de Manille n’est pas anodin puisqu’il est le deuxième pays le plus vulnérable aux risques climatiques selon le World Risk Index 2014. En 2013, le super-typhon Haiyan a fait 7 350 victimes, rasant villes et villages et causant près de 13 milliards de dollars de dégâts.




 

Les grandes étapes vers un accord à Paris 2015

 

Lors du Sommet sur le climat à New York le 23 septembre 2014, la France s'est montrée à l’initiative : répondant à l’appel d’ONG comme Oxfam, elle a annoncé qu’elle contribuera à hauteur d'1 milliard de dollars, sur les prochaines années, au Fonds vert de l'ONU pour le climat, destiné à aider les pays vulnérables à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux effets du réchauffement. Ce fonds, constitué lors des COP de Copenhague et Cancún, a pour but d’aider les pays vulnérables à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux effets du réchauffement climatique. Sa première capitalisation a permis d’atteindre 9,3 milliards de dollars. Trente-deux pays se sont engagés à l’alimenter pendant les quatre prochaines années. Il sera "non seulement la marque de la solidarité mais aussi une capacité pour que l'économie mondiale puisse s'engager vers un nouveau modèle de développement", a noté François Hollande. 

La COP20 de Lima en décembre 2014 a ensuite jeté les bases de travail en vue de la COP21 de Paris. C’est aussi le moment où la France a pris officiellement son rôle de "présidence montante" de la COP. Il était donc essentiel pour la France de se mobiliser très fortement.

Les États ont été invités à proposer leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui seront intégrés dans l’accord de la Conférence Paris Climat dès le premier trimestre 2015.

L’ensemble des travaux d'élaboration de l’accord ont été menés par le groupe de travail de la plateforme de Durban pour une action renforcée (ADP). Alors que seulement 28 pays avaient participé aux ultimes négociations de la COP15 à Copenhague, l’ensemble des 196 parties ont cette fois été mis à contribution.

Le sommet du G7, les 7 et 8 juin, a posé plusieurs jalons importants en vue de la COP 21. Les pays membres ont annoncé leurs engagements de mobiliser davantage de financements pour le climat, y compris publics. Ils ont apporté leur soutien à un objectif mondial de réduction de 40 à 70 % des émissions de gaz à effets de serre entre 2010 et 2050. Le G7 a notamment soutenu, sous l’impulsion de la France, le lancement de deux initiatives immédiates et concrètes pour lutter contre le dérèglement climatique et ses effets :

  • la généralisation des systèmes d’alertes face aux catastrophes dans les pays les plus vulnérables ;
  • une initiative pour accélérer l’accès aux énergies renouvelables en Afrique.



Étape clé dans le calendrier climat 2015, le Sommet mondial Climat & Territoires, organisé à Lyon les 1er et 2 juillet 2015, et placé sous le sous le Haut Patronage du président de la République, fut le principal rendez-vous des collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs non-étatiques avant la COP21. Les territoires sont en première ligne de la lutte contre le changement climatique, par leurs capacités à réduire les émissions de gaz à effet de serre et par leurs actions d’adaptation face aux impacts des dérèglements climatiques. Leur contribution est cruciale pour la réussite de la COP21.


 

L’équipe de France de la COP21

Tout le Gouvernement est mobilisé pour assurer la réussite de cet évènement planétaire. La présidence de la COP21 a été dévolue à Laurent Fabius. Le ministre des Affaires étrangères et du Développement international assumera la responsabilité globale de la négociation multilatérale. La construction d’une position européenne incombera à Ségolène Royal, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie.

La mobilisation de la société civile s’appuiera sur les initiatives proposées par Ségolène Royal. Tous les autres ministres suivront les secteurs relevant de leur compétence. Comme annoncé en Conseil des ministres le 28 janvier 2015, une équipe interministérielle chargée de la négociation et de l’Agenda des solutions a été constituée. Sa direction a été confiée à Laurence Tubiana, ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, représentante spéciale pour la conférence Paris Climat 2015.

 

 

Coalition Climat 21, Grande cause nationale en 2015
Manuel Valls a attribué le label Grande cause nationale pour l'année 2015 à la "Coalition Climat 21".Celle-ci rassemble des associations et mouvements de la société civile dont le but est de sensibiliser sur les changements climatiques. Le label Grande cause nationale permettra à sa campagne de communication de bénéficier de diffusions gracieuses sur les radios et chaînes de télévision publiques.

Le Premier ministre souhaite, ainsi, manifester son soutien à une initiative qui, par le rassemblement de multiples acteurs, renforcera la mobilisation et amplifiera les messages en faveur des enjeux de la COP 21.


Engager tous les acteurs de la société civile

Le Gouvernement souhaite que la société civile dans son ensemble participe à ce défi historique. Des rencontres sont régulièrement organisées afin d’associer au maximum dans ce processus les bonnes volontés et de recueillir les bonnes idées. Un rapport sur le rôle des collectivités territoriales dans la lutte contre le changement climatique a été rédigé par Ronan Dantec, sénateur de Loire-Atlantique, et Michel Delebarre, sénateur du Nord. Ces collectivités sont au cœur du dispositif car elles concentrent une grande partie des investissements nécessaires à la réussite de la transition énergétique. "Sans le travail des collectivités locales, impossible de lutter contre le dérèglement climatique", rappelle Ségolène Royal.

Priorité du quinquennat de François Hollande, la jeunesse aura également toute sa part dans la réussite de la conférence Paris 2015. Les initiatives de terrain, organisées par les associations, les mouvements étudiants, etc., seront répertoriées sur le site du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (ex. : COP for Youth (COY), éco-parlements des jeunes, COP in My City).
   
L'éducation à l'écologie une manière concrète de vivre les valeurs de la République
Solidarité, responsabilité, engagement, respect : le développement durable mobilise des valeurs similaires à celles de la République. La feuille de route 2015 du Gouvernement pour la transition écologique comporte un volet très important pour renforcer l'éducation à l'environnement. Parmi les mesures annoncées le 4 février 2015 par Ségolène Royal et Najat Vallaud-Belkacem :
 
  • une "semaine pour le climat" se tiendra chaque année dans tous les établissements scolaires ;
  • les projets d’école ou d’établissement intégrant le développement durable seront généralisés, les labels E3D doublés dans chaque académie d’ici à 2017 ;
  • tous les programmes scolaires et toutes les disciplines intégreront le développement durable, de la maternelle au baccalauréat ;
  • des simulations de négociations internationales sur le changement climatique seront organisées d’ici à l’automne 2015 dans chaque collège et chaque lycée, avec toutes les classes qui le souhaitent ;
  • des éco-délégués (délégués de classe sur le développement durable)  seront désignés dans tous les collèges et lycées pour sensibiliser leurs camarades et proposer des projets communs...
     
Par ailleurs, l’ensemble des mouvements d’étudiants et de la jeunesse sera associé aux travaux du Conseil national de la transition écologique pour la COP21. Aussi, pour valoriser les initiatives étudiantes, un concours "génération développement durable" est lancé à destination des étudiants, en partenariat avec la Conférence des présidents d’universités, la Conférence des grandes écoles, le REFEDD et le magazine " La Recherche", parrainé par Yann Arthus-Bertrand. En savoir plus


Faire de la France un modèle de la transition énergétique
 

Photo de Manuel Valls et Ségolène Royal présentant le 4 février 2015 la feuille de route écologique du Gouvernement pour 2015.
Il n’y a plus un instant à perdre, il y a urgence et c’est la responsabilité de cette génération que de préparer un monde différent pour la et les générations qui suivront.
Manuel Valls
4 février 2015

"La France, qui se mobilise pour la COP21, doit être exemplaire chez elle pour convaincre et entraîner", a souligné Ségolène Royal le 10 février 2015. C’est en ce sens que le Gouvernement a fait adopter la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, et présenté, le 4 février, la feuille de route gouvernementale 2015 pour la transition écologique qui comportait 3 grands volets : la conférence Paris Climat 2015 ; les transports et mobilité durables ; la santé et l’environnement.

Transition écologique : "C'est une profonde transformation de nos modes de vie, les Français en ont de plus en plus conscience"

Manuel Valls et Ségolène Royal ont présenté, mercredi 4 février, la feuille de route de la 3e conférence environnementale au Conse... [Lire la suite]
mercredi 4 février 2015


A cette occasion, le président de la République l'a dit et le Premier ministre répété : la France supprimera l'assurance-crédit à l'export des centrales à charbon sans stockage de CO2.

Il s’agit également de voir le défi climatique avec un œil positif en mettant l’accent sur les avantages à en tirer, notamment en matière de créations d’emplois, d’innovations et d’économies d’énergie. Les émissions françaises de gaz à effet de serre sont déjà parmi les plus faibles des pays développés. Le Gouvernement promeut un "agenda des solutions" qui recueille et dynamise les initiatives de la société civile afin de porter en amont de la conférence une vision  positive de la lutte contre le dérèglement climatique.


Vignette citation de Manuel Valls annonçant que le climat sera la grande cause 2015.
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Où en est-on ?

COP 21 : augmentation de la contribution du Japon au financement climatique

"Je salue l’annonce, ce matin, d’une augmentation substantielle de la contribution du Japon au financement climatique d’ici 2020.

Cet effort constitue une contribution remarquable à la préparation de la COP 21 et un signal positif quant à notre capacité à atteindre l’objectif de 100 milliards de dollars de financement annuel en 2020", déclare Laurent Fabius.

COP 21 : "Solutions pour le climat", un accord pour la croissance verte avec 3 Etats américains

Ségolène Royal a signé au nom de la France des déclarations communes avec 3 Etats américains : Californie ; Washington et Vermont pour promouvoir l’innovation et l’échange de technologies dans les secteurs clés de la croissance verte.

Les 3 déclarations visent à intensifier les efforts pour l’atténuation du changement climatique, l’adaptation et la résilience, en renforçant notamment la collaboration entre les autorités locales. Cette initiative permettra aussi de répondre aux conséquences des événements climatiques intenses, comme les feux de forêt et les inondations.

Par ailleurs, plusieurs domaines de la transition énergétique feront l’objet de démarches communes : gestion de l'eau ; transports ; énergies propres ; bâtiment et villes durables ; collaborations au niveau régional et local.

Lire le communiqué

Fonds vert pour le climat : 8 premiers projets approuvés

Le Fonds vert pour le climat, doté de 10,2 milliards de dollars, a pour objectif de financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement. Moins d’un an après sa capitalisation, l’adoption des 8 projets, qui va permettre des actions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et protéger les populations des pays les plus vulnérables face aux impacts du dérèglement climatique, est une nouvelle étape vers la COP21.

Le Fonds vert a adopté 2 projets en Afrique, 3 en Asie et dans le Pacifique, 3 en Amérique latine et dans les Caraïbes. Ce sont 168 millions de dollars qui seront affectés à la lutte contre le dérèglement climatique. Plus de 30 projets sont à l’étude et seront présentés lors des prochains conseils d’administration, courant 2016.

La France, qui a contribué au Fonds vert à hauteur de 1 milliard de dollars, salue ce signal fort. La question des financements, notamment pour l’adaptation des pays les plus vulnérables, sera au cœur de la COP21.

Retrouvez la liste des projets

Déclaration de Laurent Fabius sur le rapport de synthèse des contributions nationales

"Le secrétariat de la convention climat a présenté aujourd'hui son rapport de synthèse sur l'effet des contributions nationales publiées avant le 1er octobre par 146 États, en amont de la conférence de Paris. J'engage tous les pays à le faire avant le début de la conférence.

Ce rapport montre que les contributions nationales permettent de changer la donne et nous éloignent du pire, c’est-à-dire d’un réchauffement à 4°C-5°C ou plus. Il confirme qu’il est possible d’obtenir une trajectoire permettant de limiter le réchauffement en dessous de 1,5 -2°C d’ici à la fin du siècle, mais cela implique des efforts supplémentaires dans le temps." (Lire l'intégralité de la déclaration).

COP 21 : carte des contributions

A moins de 50 jours de la COP21, 149 pays ont rendu publics leurs engagements destinés à limiter les effets du dérèglement climatique. A ce jour, l’ensemble des contributions nationales couvre plus de 87% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Cette mobilisation sans précédent constitue un plébiscite en vue de l’accord universel sur le climat souhaité à Paris. Une synthèse des contributions nationales illustrant l’effort global des Etats parties à la négociation est en préparation. Elle sera présentée à la fin du mois par le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Cnucc).

COP 21 : accord conclu pour un mandat de négociation ambitieux de l'Union européenne

Le Conseil environnement de l'UE a adopté à l’unanimité un mandat de négociation exigeant et clair pour la COP21.

L’Union européenne se fixe des objectifs ambitieux pour parvenir à un accord universel, équitable et juridiquement contraignant.

Les principales avancées du mandat :

- un objectif de long terme qui prévoit zéro émission nette d’ici à 2100, pour garantir une trajectoire d’augmentation maximale de 2° de la température ;

- un mécanisme de réexamen tous les cinq ans du niveau d’ambition en matière de réduction de gaz à effet de serre, sans possibilité de diminuer l’effort ;

- l’intégration d’un signal fort concernant le financement pour une solidarité accrue en faveur des plus vulnérables face au dérèglement climatique (suite à une proposition française) ;

- l’adaptation comme élément central d’un accord équilibré...

Cette étape constitue sans nul doute une étape vers un succès à Paris.


COP21 : Appel à manifestation d'intérêt pour le volet "agriculture" du LPAA

Le ministère de l'Agriculture en tant qu'organisateur officiel du volet "agriculture" du Plan d'action Lima-Paris (LPAA), a lancé un nouvel appel à manifestation d'intérêt afin d'identifier des initiatives ambitieuses et concrètes de différents acteurs pouvant être intégrées au LPAA.

Retrouvez l'intégralité de l'appel à manifestation d'intérêt

Formulaire téléchargeable à compléter

La France s’engage pour le climat : en avant la COP21 ! #GoCOP21

La mobilisation pour la conférence Paris - Climat a été officiellement présentée le 10 septembre à l’Élysée par le président de la République. Objectif : montrer la force et l’unité de l’équipe "France" dans la dernière ligne droite pour la Conférence Paris Climat (COP21), en décembre 2015.

La France va accueillir et présider la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques(COP21/CMP11), du 30 novembre au 11 décembre 2015. Cette échéance est cruciale : elle doit aboutir à l’adoption d’un premier accord universel et contraignant sur le climat pour maintenir la température globale en deçà de 2°C. La France aura à jouer un rôle de premier ordre sur le plan international, pour rapprocher les points de vue et faciliter la recherche d’un consensus des Nations unies.

COP 21 : les chiffres clés sur Paris-Le Bourget

COP 21 : Laurent Fabius réunit les deuxièmes consultations ministérielles informelles à Paris

Laurent Fabius, futur président de la COP 21, réunit les 6 et 7 septembre les deuxièmes consultations ministérielles informelles pour préparer la conférence de Paris sur le climat.

Un "appel des consciences pour le climat"

Le "sommet des consciences" qui se tenait au Cese a permis aux principales autorités morales et religieuses qui y participaient de s’exprimer sur la nécessité de la lutte contre le dérèglement climatique et de lancer un "appel des consciences pour le climat".

Après les consultations informelles ministérielles du 20 et 21 juillet, qui ont mobilisé la communauté internationale à un niveau politique, cet événement a permis de s’adresser à la société civile et au-delà au public, pour faire de la COP21 un succès.

Laurent Fabius a prononcé le discours de clôture.

COP21 : 2 décisions positives importantes saluées par Laurent Fabius

Dimanche, le texte de l’agenda pour le développement durable à l’horizon 2030 a été approuvé par les négociateurs de tous les Etats membres des Nations unies, en vue de son adoption lors du Sommet de New York à la fin septembre. Le texte appelle notamment à un accord ambitieux et universel en décembre à Paris, et crée un nouvel objectif du développement durable, l’action urgente pour combattre le changement climatique et ses conséquences.

Lundi, le Président Obama a adopté une réglementation pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques américaines. Ce plan manifeste l’engagement des Etats-Unis dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Les citoyens du monde mobilisés pour Paris Climat 2015

 Un débat citoyen planétaire sur le climat et l’énergie associant 10 400 citoyens issus de 83 pays, 5 continents et 15 îles s'est tenu le 6 juin. Dans chaque pays, cent citoyens ont participé à une journée d’information et de délibération leur permettant de donner leur avis sur 5 sujets clés des négociations de la 21e Conférence des Parties (COP21), qui aura lieu à Paris en décembre 2015.

Ce débat est la plus grande consultation citoyenne jamais organisée à l’échelle internationale. Ses premiers résultats donnent une photographie en temps réel de la conscience environnementale mondiale.

En France, 13 débats ont eu lieu, avec l’appui décisif des régions qui ont également contribué, par de la coopération décentralisée, à la tenue de débats dans des pays en développement (Madagascar, Mauritanie, Burkina Faso, ou encore Sénégal).

Visionner aussi le message de Ségolène Royal transmis à l’occasion du débat citoyen planétaire

Laurent Fabius : "Le climat, une question de guerre ou de paix"

En décembre, Laurent Fabius présidera la Conférence climat de Paris, la COP 21. À six mois de l’échéance, le ministre des Affaires étrangères expose ses objectifs dans un entretien donné au JDD.

5e rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat

Le message du rapport est clair. Le dérèglement climatique, causé par l'activité humaine, est incontestable. Ses premiers impacts sont ressentis partout dans le monde, et le chemin actuel conduirait à une hausse des températures bien au-delà des 2°C acceptables. C'est une menace grave pour la biodiversité, la sécurité alimentaire et la santé de nos concitoyens. Une mobilisation universelle et immédiate est nécessaire. L'accord de Paris en 2015 devra apporter une réponse politique à la hauteur du constat des scientifiques. Les prochaines étapes - la conférence de Lima en décembre prochain, puis la présentation des objectifs nationaux de réduction des émissions au début de l'année 2015 - seront décisives.

Laurent Fabius, Ségolène Royal, et Annick Girardin saluent ce travail scientifique international pluridisciplinaire et de grande qualité.