Photo de l'usine Repetto à Saint-Médard-d'Excideuil

L'offensive pour l'export

Mis à jour le 23 mars 2016 - Projet porté par Jean-Marc Ayrault , Matthias Fekl
Rééquilibrer la balance commerciale est une condition essentielle au redressement économique de la France et une priorité pour le Gouvernement. En 2015, le déficit extérieur s'est réduit pour la quatrième année consécutive, démontrant l'efficacité de la stratégie d'appui aux entreprises mise en place par le Gouvernement. Six familles de produits stratégiques à l'export ont été dégagées pour mieux fédérer les entreprises exportatrices et d'identifier de potentiels pays cibles.
Conférence des ambassadeurs27 août 2012Ouverte par le président de la République, la Conférence des ambassadeurs permet de dégager neuf propositions pour la diplomatie économique.
Familles prioritaires3 décembre 2012Présentation par Nicole Bricq des quatre familles prioritaires à l'export ("mieux vivre en ville", "mieux se soigner", "mieux se nourrir" et "mieux communiquer"). Deux autres verront le jour en 2014 : "mieux se divertir et se cultiver" et "tourisme à la française".
Quai d’Orsay-entreprises9 avril 2013 Plus grand évènement jamais organisé par le Quai d’Orsay pour les entreprises, les Rencontres Quai d’Orsay-entreprises donnent l’occasion à des entreprises d’aborder des sujets d’intérêt commun avec des ambassadeurs et des diplomates.
Conseil stratégique17 février 2014Première réunion du Conseil stratégique de l'attractivité à l'Élysée, présidée par le président de la République.
Business France1er janvier 2015Naissance de l’agence Business France grâce à la fusion d’Ubifrance et de l’Afii.
Forum PME11 mars 20151er Forum des entreprises à l’international. Matthias Fekl présente le plan d’action "Renforcer l’internationalisation des entreprises".
Bercy Financements Export17 mars 2015Première édition de Bercy Financements Export, qui s'adresse aux exportateurs et aux grands acteurs publics et privés des financements export. Les nouveaux dispositifs du soutien financier à l’export, les enjeux majeurs et les grandes tendances des financements export et la nouvelle politique d’assurance-crédit pour 2015 étaient les principaux thèmes de la journée.
CSE23 mars 2015 Installation par Matthias Fekl du Conseil stratégique de l’export (CSE). Il se réunira quatre fois par an et aura pour mission d’émettre des recommandations au directeur général et au conseil d’administration de Business France en vue de la préparation et de l’exécution du volet export du plan stratégique de l’agence.
Banque de l’export1er semestre 2015 Le président de la République a annoncé, le 6 février 2015, la création d’une Banque de l’export. Elle permettra de renforcer la compétitivité des offres des entreprises françaises à l’international.
Commerce extérieur 20155 février 2016Matthias Fekl présente les chiffres 2015 du commerce extérieur de biens et services de la France.

Le contexte

Dès 2012, le Gouvernement a fait du rééquilibrage de la balance commerciale de la France un objectif prioritaire. La première condition du rétablissement de la balance commerciale, c’est le redressement de la compétitivité des entreprises françaises, qui passe par la mise en œuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité, la réforme du marché du travail et le soutien à l’innovation.

S’agissant plus spécifiquement de l’accompagnement des entreprises à l’international, les grandes actions conduites par le Gouvernement sont :
 
  • Une meilleure efficacité des services d’accompagnement à l’étranger, avec la création de Business France et la clarification des missions des organismes publics présents à l’étranger (Business France, chambres de commerce et d’industrie, réseaux des conseillers du commerce extérieur).
  • Une fédération des entreprises exportatrices autour de pays cibles identifiés au sein de six familles de produits stratégiques à l'export.
  • Une amélioration de l’image de la France à l’international, avec des actions de promotion conduites par Business France et la réunion d’un Conseil stratégique de l’attractivité autour du président de la République et du Premier ministre réunissant les chefs d’entreprises de grandes sociétés étrangères. 
En avril 2014, dans un souci de cohérence, le secrétariat d'État chargé du Commerce extérieur a été rattaché au ministère des Affaires étrangères et du Développement international. "Le but est l'efficacité et la cohérence au service notamment du redressement économique, priorité du Gouvernement", avait souligné Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères et du Développement international. C'est un changement de tactique inédit qui permet à ce secrétariat d'État de bénéficier de tous les réseaux diplomatiques du MAEDI, tout en gardant un lien étroit avec le ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique.

De quoi s'agit-il ?

-30 milliards
d'euros : c'est la baisse du déficit commercial depuis 2011.

Le redressement de l'économie française est une priorité du Gouvernement. Il est conditionné par un rééquilibrage de la balance extérieure, et donc des résultats sur les marchés à l’international. L’OMC classait, en 2013, la France sixième pays le plus exportateur au monde, confirmant ainsi que le savoir-faire "à la française" est toujours autant apprécié.

En termes géographiques, la croissance des exportations françaises est principalement soutenue en 2015 par les économies avancées, notamment l’Union européenne et les États-Unis. Parmi les économies émergentes, ce sont la Turquie et la Chine qui ont le plus contribué à la hausse de nos exportations, en dépit du ralentissement des importations chinoises.

Le déficit commercial français s'est une nouvelle fois réduit en 2015, pour s'établir à 45,7 milliards d'euros : c’est la 4e année de baisse consécutive. Il a diminué de près de 30 milliards d'euros depuis 2011, où il avait alors atteint un record historique, à 74,5 milliards d'euros.

F. de la Mure-MAEDMatthias Fekl a présenté, le 5 février 2016, les chiffres 2015 du commerce extérieur de biens et services de la France qui s'est réduit à - 9,4 milliards d'euros, son plus bas niveau depuis 10 ans, divisé par 4 depuis 2011.
 

2015 : principaux chiffres clés

 
  • Déficit des échanges de biens et services de la France : -9,4 milliards d’euros en 2015, soit son plus bas niveau depuis 10 ans. (Point haut : -41 milliards d’euros en 2011)
  • Solide excédent dans les services : 13,8 milliards d’euros. Ce dernier se réduit toutefois par rapport à 2014 principalement du fait du repli de l’excédent dans les services aux entreprises et les transports et voyages.
  • Excédent lié aux activités de négoce en progression : 24,9 milliards d’euros en 2015, après 21 milliards d’euros en 2014.
  • Déficit commercial de la France : -20 % entre 2014 et 2015 pour atteindre -45,7 milliards d’euros. 4e année consécutive de réduction.
  • Dynamisme retrouvé des exportations de biens et services : +4,5 % en valeur par rapport à 2014 et +5,9 % en volume.
  • Augmentation importante du nombre d’entreprises exportatrices en 2015, qui passe de 121 000 à 125 000 (soit +3,1 %). C’est notamment le fait d’un afflux de nouveaux exportateurs, particulièrement dans le secteur des services et du commerce. Plus haut niveau depuis 2003.
  • Pour la première fois depuis 8 ans, le solde de la balance courante de la France devrait être quasiment à l’équilibre en 2015.
  • En ce qui concerne les biens, les exportations françaises (+4,3 %) progressent plus vite que le commerce mondial (+2,6 %), freiné par le ralentissement dans les émergents.
  • La part de marché de la France est stabilisée à 3,1% au niveau mondial. 


 
Portrait de Matthias Fekl
Je me réjouis de constater qu'en 2015, le nombre des entreprises exportatrices a retrouvé son plus haut niveau depuis 2003 avec 125 000 entreprises exportatrices. Dès ma nomination, [j'avais] fixé comme priorité l'augmentation du nombre d'entreprises exportatrices [...] notamment des PME/ETI.
Matthias Fekl
Secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger
 

La stratégie française d’appui à l’internationalisation des entreprises

Un plan d’action pour renforcer l’internationalisation des entreprises a été mis en place. Il a pour but d'augmenter le nombre de PME françaises exportatrices en développant leur réflexe de positionnement à l’international.  En 2015, le nombre de PME exportatrices a augmenté, pour la quatrième année consécutive. Parmi les objectifs du plan, accompagner 3000 PME supplémentaires à l'international d’ici 2017. (Voir infra)

Un Comité stratégique de l’export

Lancé le 23 mars 2015, le Comité stratégique de l’export réunit les principaux acteurs, publics et privés, en charge de l’internationalisation des entreprises. Il permet une meilleure coordination des acteurs français de l’export ainsi que le lien avec les régions.


Le comité stratégique à l’export suit la mise en œuvre concrète du plan d’action pour l’internationalisation des PME. Il formule également des recommandations pour orienter l’action de soutien à l’export de l'agence "Business France"(voir infra) .

Je poursuivrai mon "tour de France" des PME qui m'a conduit à effectuer 42 déplacements cette année [en 2015, ndlr] pour travailler main dans la main avec toutes les grandes régions, dont les compétences renforcées et la connaissance du terrain contribuent au redressement de notre commerce extérieur.
Matthias Fekl

Un rapport annuel sera présenté au Parlement sur la stratégie française d’appui à l’internationalisation des entreprises. Il fera apparaître sous une forme consolidée les moyens budgétaires alloués, les priorités sectorielles et géographiques, ainsi que les principaux indicateurs d’activité et de résultats disponibles.

 

Des outils de soutien à l'export

Depuis l’été 2012, l’État s’est engagé dans une série de réformes de ses instruments de soutien public relatifs aux financements export. Qu’il s’agisse de prospecter à l’international, de proposer des financements à associer à un contrat commercial ou de couvrir des risques associés à un projet, il a rénové et complété la palette des outils financiers de soutien à l’export. La ligne directrice de ces réformes a été la recherche d’une simplification, d’une modernisation et d’une amélioration de la compétitivité de ces instruments.

La deuxième édition de Bercy Financements Export, le 16 février 2016, a permis de présenter les dispositifs de soutien financier et les grandes tendances des financements export, ainsi que la politique d’assurance-crédit pour 2016 aux exportateurs, aux banques et aux assureurs-crédits. En savoir plus (PDF).

Ce souci d’entraîner le plus grand nombre possibles d’exportateurs passe aussi par des dispositifs spécifiques aux PME, tels que nous les avons mis en place par exemple dans le cadre de l’assurance prospection, avec grand succès puisque le nombre de bénéficiaires en a fortement augmenté et compte aujourd’hui 13 000 entreprises, essentiellement des PME.
Michel Sapin

Six familles de produits stratégiques à l'export

La France est riche d'un réseau très diversifié de TPE et de PME, avec un bémol : un manque de visibilité qui rend plus difficile l'exportation. Une approche sectorielle a donc été mise en place en décembre 2012 autour de pays et de "familles prioritaires à l’export".

Cette nouvelle stratégie repose sur :

  • l’appui sur les atouts de l’offre française pour répondre aux besoins des nouvelles classes moyennes des pays émergents ;
  • la définition d’une liste de pays et de secteurs prioritaires pour concentrer l’action des services de l’État et des opérateurs publics.
Les six familles (ville durable, santé, agroalimentaire, communication, industries culturelles et créatives et tourisme à l’export) ont vocation à fédérer des PME autour d’une offre française globale et d’une image de marque à l’export (nom fédérateur incarnant la famille et portant quelques projets concrets).
"Les familles à l'export permettent de fédérer les acteurs pour aider les PME et les TPE à être plus fortes à l'export"
 

Famille "mieux vivre en ville"

La thématique de la ville durable regroupe l’urbanisme, l’architecture et la planification, l’ingénierie, la construction, l’efficacité énergétique, les éco-industries et les services urbains, la mobilité et les technologies numériques qui se combinent à l’ensemble de ces secteurs. La France dispose d’une offre d’excellence dans chacun de ces domaines, portée par des entreprises de toutes tailles et des organismes publics et privés. Le défi de l’urbanisation se pose de façon exacerbée sur l'ensemble de la planète et les acteurs français proposent une approche intégrée et durable de la ville pour répondre aux défis accompagnant la croissance urbaine. En 2014, la famille "mieux vivre en ville" représente pour la France plus de 12 milliards d'euros d’exportations avec un excédent commercial de 2,2 milliards d'euros.

Famille "mieux se soigner"

L’excellence de nos outils de formation (chercheurs, ingénieurs, personnel médical), la reconnaissance de la qualité de notre système de santé (Samu, carte vitale) et le positionnement de nos entreprises comme leaders en matière d’innovation sont mis en avant comme facteurs de cette réussite. La France bénéficie en particulier d’un savoir-faire industriel dans le domaine des implants (prothèses), de l’aide technique, des systèmes de chirurgie mini-invasive, du diagnostic in vitro et du diagnostic par imagerie et cardiologie. Notre pays se classe 5e exportateur d’équipements médicaux et chirurgicaux et de produits pharmaceutiques. Le secteur a réalisé en 2014 plus de 9 milliards d'euros d’excédent commercial, pour 46 milliards d'euros d’exportations.

Famille "mieux se nourrir"

L’agriculture et l’agroalimentaire sont le premier secteur économique français. Levier essentiel pour les emplois et la croissance, l’appui aux exportations dans ce secteur concerne à la fois l’influence sur les négociations internationales, la levée des obstacles au commerce, la facilitation des démarches de certification à l’export et une organisation plus efficace de l’appui aux entreprises. Selon l'Onu, la population mondiale devrait approcher les 9,5 milliards d'habitants en 2050. Il est essentiel que la France participe au défi de nourrir cette population.

Famille "mieux communiquer"

Elle comprend les industries de télécommunications, les logiciels et entreprises innovantes du Big Data, du Cloud et des objets connectés, les industries de sécurité-confiance et les équipements électroniques. La France figure au 14e rang des exportateurs mondiaux mais dispose d’atouts majeurs pour augmenter ses parts de marché : les cinq premiers pays clients en Ntic (Chine, États-Unis, Corée du Sud, Allemagne, Japon) ont chacun un potentiel d’importations supérieur à 70 milliards de dollars entre 2017 et 2022.

Famille "mieux se divertir et se cultiver"

Les ICC représentent environ 3% de notre PIB et 1 million d’emplois : c’est un secteur clé de l’économie française, notamment à l’exportation avec une balance commerciale excédentaire de plus de 300 millions d’euros. Au croisement des diplomaties économique et d’influence, les ICC constituent l’un des pôles d’excellence de notre pays qu’il est essentiel de promouvoir, dans une double logique de diffusion de la création française et de soutien de nos entreprises culturelles.

Famille "tourisme à la française"

Le tourisme est le premier secteur de services français, employant directement 1 million de personnes. En 2014, notre pays a été visité par 83,7 millions de personnes, dont une part toujours plus importante d'asiatiques (+16% par rapport à 2013). Les entreprises françaises bénéficient dans ce secteur d’une compétence reconnue. Leurs positions fortes doivent nous permettre de capter des marchés dans les pays qui ont décidé de mettre à niveau leurs infrastructures touristiques pour accueillir les 92% de touristes mondiaux qui ne viennent pas en France.

business france, une agence pour le développement international des entreprises françaises

1 500
collaborateurs (50 nationalités)
répartis en France et dans 72 pays avec 92 implantations.

L'agence Business France est issue, depuis le 1er janvier 2015, de la fusion de l’Agence française pour les investissements internationaux (dédiée à l’attraction des investissements internationaux en France) et Ubifrance (dédiée à l’accompagnement des entreprises françaises à l’export).  Sa mission est d'amplifier l'activité économique des entreprises françaises à l'international. Exporter, investir et promouvoir, sont les trois champs opérationnels de l'agence.

Les 3 piliers de Business France

  1. Export : l'agence accompagne les entreprises françaises dans leurs démarches vers les marchés internationaux. Forte de sa présence dans 72 pays, avec 92 implantations, l'agence  possède une expertise de terrain  permettant de cibler les marchés, d'identifier les appels d'offres internationaux, et prodiguer une activité de conseil sur les réglementations (voir infra) ;
  2. Investir : Identifier et accueillir les potentiels investisseurs étrangers. Les équipes de Business France sont en permanence au contact des investisseurs internationaux pour les informer, comprendre leurs difficultés, et les mettre en relation avec les ministères concernés (voir infra) ;
  3. Promouvoir l'image de la France à l'international. Business France promeut les atouts de la France : régions, pôles d'excellence,  politique publiques d'attractivité...
Business France permet également aux entreprises qui souhaitent exporter de bénéficier de jeunes candidats volontaires pour intégrer une entreprise à l'étranger, par l'intermédiaire du dispositif Volontariat international en entreprises (VIE)  (voir infra). Ces jeunes diplômés sont implantés dans le pays visé pour mettre en place un projet ou renforcer une équipe, pendant une période de six à douze mois.

Après une année d'exercice, les résultats de Businesse France sont très positifs, dépassant ceux cumulés des deux anciennes agences. L'agence a signé le 6 octobre 2015, un contrat d'objectif et de performance.
 

Contrat d'objectifs et de performance 2015/2017

Infographie du contrat d'objectifs et de performance signé entre Business France et l'Etat
 

Business France : une agence unique pour accompagner le développement international des entreprises et renforcer l’attractivité de la France
 

Accompagner les PME pour les aider à exporter



En 2015, le nombre de PME et ETI bénéficiaires des prestations Export (individuelles, collectives ou VIE)  étaient de 9 755 dont plus de 6 200 bénéficiaires d’accompagnement sur mesure et 483 opérations collectives dont 155 pavillons France. Une entreprise sur deux accompagnées sur les marchés internationaux par Business France signe un contrat sur un à deux marchés en moyenne (Ipsos 2015).



Afin d’augmenter le nombre de PME exportatrices et de généraliser le réflexe d’internationalisation des entreprises, il est nécessaire de répondre à leur besoin d’un service efficace pour détecter, qualifier et accompagner les exportateurs.
Le premier Forum des PME à l’international, organisé le 11 mars 2015, a lancé une dynamique forte en ce sens. Destiné aux entreprises, en présence des acteurs et opérateurs du commerce extérieur, publics et privés, il a été l’occasion de recueillir leurs témoignages et leurs attentes.



Simplifier le parcours de l’international et accompagner 3 000 PME supplémentaires d’ici à 2017
Une convention stratégique entre Business France, CCI international et CCI France international, signée le 11 mars 2015, définit les rôles de chaque organisme dans l’accompagnement des PME à l’international :
 
  • en France, CCI International et Business France s’engagent à un programme d’accompagnement commun simplifié, en lien avec les régions, dans les premières phases du parcours à l’export des entreprises. 3 000 entreprises, essentiellement pour les six familles prioritaires à l’export en bénéficieront. Les CCI définiront le diagnostic export et le plan d’action de l’entreprise et Business France prendra en charge la prospection des marchés ciblés en vue de développer au moins 1 000 courants d’affaires ;
     
  • à l’étranger, le partenariat sera décliné au travers de conventions locales tenant compte de la nature des CCI françaises à l’étranger (associations de droit local) et du contexte propre à chaque pays, sous l’égide de l’ambassadeur et du chef de service économique. Il intégrera également tous les acteurs privés de l’export intéressés.



Créer un annuaire de contacts dédiés aux PME parmi les réseaux en France et à l’étranger des CCEF

Une convention, signée le 11 mars 2015 entre le CNCCEF, Business France et l’État, renforce le rôle des 3 500 conseillers du commerce extérieur actifs et leur articulation avec Business France, avec notamment la désignation de 150 référents PME en France et à l’étranger disponibles avant fin 2015 pour des actions de parrainage et l’identification de référents en régions et à l’international pour les six familles prioritaires à l’export.
 
Portail internet et Maisons de la France à l’international
Des travaux seront engagés pour améliorer la lisibilité des sites internet publics dédiés à l’internationalisation des entreprises et les liens entre eux. Les travaux porteront notamment sur le portail France international afin de rationaliser et d’intégrer les actions des différents acteurs du commerce international.
La fédération des acteurs du dispositif de soutien dans les villes cibles pour notre commerce extérieur sera par ailleurs encouragée, avec le développement de Maisons de l’International, dont des "French Tech Hubs" pour les industries innovantes.


Viser le cap des 10 000 VIE en activité


Le VIE (Volontariat international en entreprise) permet aux entreprises françaises de confier à un jeune de 18 à 28 ans une mission professionnelle à l’étranger. Faire du VIE  la formule de référence à l’international pour les PME et les jeunes, est un enjeu important de l’activité de Business France.  Ses effets positifs pour l’export des PME et pour l’emploi des jeunes sont avérés.

Fin 2015, 9 006 VIE étaient en poste (+7 % à fin 2014). L'objectif est de passer à 10 000 d'ici à 2017.  Depuis 2001, le VIE a permis à 57 274 jeunes de partir en mission professionnelle dans plus de 6 000 entreprises et près de 130 pays.


Promouvoir en France les réussites internationales des PME

Des PME et ETI innovantes ont ainsi été valorisées au 1er semestre 2015 dans une campagne "Creative France" à travers notamment une série d’évènements, dans les médias et sur les réseaux sociaux. Des initiatives seront prises en France et à l’étranger pour renforcer les liens entre le réseau diplomatique et les PME et ETI de croissance : la prochaine Conférence des ambassadeurs, fin août 2015, comprendra ainsi une séquence dédiée aux PME. Le renforcement global du lien avec les PME, en France et dans les postes, figurera parmi les chantiers du MAEDI, "Ministère du XXIe siècle".

Renforcer l’accompagnement des entreprises et adapter l’offre de Business France

L’offre de services de Business France sera adaptée aux besoins spécifiques des entreprises en vue d’optimiser leurs chances de réussite à l’export, avec :
 
  • le lancement d’une nouvelle offre de prospection individuelle dédiée pour les TPE et PME sélectionnées en fonction de leur potentiel à l’export ;
  • la poursuite d’un programme ambitieux de solutions de prospections collectives efficaces pour la génération de nouveaux courants d’affaires, avec plus de 500 opérations collectives représentant 8 500 participants ;
  • l’amplification du partenariat entre Business France et Bpifrance au bénéfice des PME et ETI de croissance. Fin 2014, 712 entreprises adhéraient au dispositif d’un accompagnement personnalisé à l’international et 391 avaient démarré leur plan d’action.
Développer un format plus souple de groupement d’entreprises à l’export

Des travaux seront engagés par les services de l’État pour faire le bilan de l’utilisation des formules juridiques de groupement des PME à l’export comme le GIE. Des formules juridiques plus souples, sur le modèle des unions temporaires d’entreprises existant dans d’autres pays européens, sont en cours d'examen.
 
"Dédouanez en France"
Christian Eckert a présenté le 22 septembre 2015  le plan de la douane pour les entreprises à l'international lors d'une journée événement "Dédouanez en France".

Le plan, facteur d’aide à la croissance économique et à la création d’emplois, se compose de 40 mesures dont l’ambition est d’adapter l’offre douanière aux attentes des entreprises. Il vise trois objectifs : la simplification des formalités, l’attractivité de la France et l’accompagnement des entreprises à l’international.

Afin de permettre aux entreprises d’être toujours plus compétitives, le ministre a fixé plusieurs objectifs à la douane, notamment :
 
  • atteindre le taux de 95 % des flux dédouanés en moins de 5 minutes ;
  • mettre son offre numérique au cœur de son plan d’actions en faveur des entreprises. Dans ce cadre, elle développe le Guichet Unique National (le GUN), portail au travers duquel les entreprises pourront demander et recevoir toutes les autorisations, certificats ou licences exigées lors des formalités de dédouanement. La douane met en place le téléservice SOPRANO qui constituera un portail unique offert aux opérateurs pour le suivi de toutes leurs procédures douanières.
Christian Eckert a également annoncé le renforcement des cellules douanières de conseil aux entreprises pour les PME et ETI. Aujourd’hui, les cellules conseil réalisent 2000 entretiens personnalisés par an. L’objectif est de parvenir à 20 000 entretiens d’ici 2018. Pour les grandes entreprises, un "service grands comptes" sera créé dès début 2016.

Voir les 40 mesures

Attirer les investisseurs étrangers en France

Economie dynamique, créative et innovante, la France s’impose comme l’un des pays les plus attractifs en Europe. La France se place d’ailleurs au 3ème rang mondial des pays exportateurs de services.
  • Plus de 5 000 entreprises étrangères ont été rencontrées par la branche "Invest" de Business France à l’international ou en France ;
  • 1 333 projets d’investissements ont été détectés (+12% par rapport à 2014) ;
  • près de 800 visites d’investisseurs étrangers ont été accompagnées par les équipes Invest ainsi que les partenaires en régions (600 en 2014).
Le bilan dévoile des résultats très positifs pour l’année 2015 :
  • 962 décisions d’investissements de sociétés étrangères ont permis la création ou le maintien de 33 682 emplois, soit 27 % de plus qu’en 2014.
  • Les exportations de biens français ont elles aussi progressé en 2015 et ont atteint 455,1 milliards d’euros.
Alors que 30% des investissements étrangers sont réalisés dans des activités de production et 9% dans les fonctions R&D ingénierie et design, les start-up françaises foisonnent, plus étonnantes les unes que les autres, prêtes à conquérir les marchés grâce à leur inventivité.
 

Financement de l'export

600
millions d'euros de moyens publics
pour aider nos entreprises à exporter.

L'amélioration de notre offre de financement est un élément clé de la stratégie de dynamisation du commerce extérieur de la France. Le lancement en mai 2013 du plan d’action pour démocratiser l’accès des PME et des ETI aux soutiens financiers à l’export a permis de clarifier l’offre publique aux PME et ETI en matière d’aide à l’exportation, d’adapter les outils existants aux besoins spécifiques de cette catégorie d’entreprises et de renforcer la distribution des dispositifs publics de soutien via le lancement du label "Bpifrance export" et l’installation au sein des directions régionales de Bpifrance de conseillers internationaux d’Ubifrance et de développeurs de COFACE.

Le Gouvernement a développé de nouveaux instruments de financement qui constituent un ensemble cohérent de financements à l’export. On peut citer :

  • le prêt développement export de Bpifrance : 500 millions d'euros de prêts par an pour accompagner les PME et ETI dans leur projet de financement, en besoins en fonds de roulement et en trésorerie ;
  • les crédits export de Bpifrance : permettre le financement de contrats d’exportation jusqu’à 25 millions d'euros sans cofinancement, et jusqu’à 75 millions d'euros en cofinancement avec des banques commerciales;
  • le nouveau prêt souverain, le "prêt du Trésor", pour permettre à l’État d’accompagner dans la plupart des pays du monde les contrats à l’export pour des montants compris entre 10 et 70 millions d'euros ;
  • pour les grands contrats, le président de la République a annoncé, le 6 février, la création, d’ici au premier semestre 2015, d’une "banque de l’export", qui permettra de renforcer la compétitivité des offres des entreprises françaises à l’international. Le dispositif concernera tous les secteurs économiques et la quasi-totalité des destinations d’exportation, sans restriction, et bénéficiera aux entreprises qui remportent des contrats supérieurs à 100 millions d'euros. Il bénéficiera également indirectement aux PME, qui interviennent comme sous-traitantes de donneurs d’ordre. 
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Où en est-on ?

Commerce extérieur : réduction du déficit commercial en 2015

Le déficit commercial français s'est une nouvelle fois réduit en 2015, pour s'établir à 45,7 Md€ : c’est la 4e année de baisse consécutive, il a diminué de près de 30 Md € depuis 2011, où il avait alors atteint un record historique, à 74,5 Md €. Plus largement, le déficit des échanges de biens et services de la France est réduit à -9,4 Md€, son plus bas niveau depuis 10 ans, divisé par 4 depuis 2011.

Au total, le solde des transactions courantes devrait être quasiment à l’équilibre pour la 1re fois depuis 8 ans. C’est notamment le fruit des exportations françaises, qui ont progressé plus vite que le commerce mondial. Cette dynamique démontre leur capacité à rester compétitives dans un environnement international incertain : ventes records d’Airbus, augmentation des ventes automobiles ou des exportations de produits agroalimentaires.

La hausse des importations de 1,2% (contre -0,6% en 2014) traduit largement, pour sa part, la reprise de l’activité en France. Signal très positif, le nombre d'entreprises exportatrices est passé de 121 000 en 2014 à 125 000, au plus haut niveau depuis 2003. L’effort du dispositif français de soutien à l’exportation se poursuivra en 2016, et ce d’autant plus dans un contexte incertain du fait de l’instabilité économique de pays émergents.

Un plan d'action pour renforcer l'internationalisation des entreprises

Avec le @gouvernementFR et pour l'emploi, notre plan d'action pour l'#export des #PME à l'international ---> http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/diplomatie-economique-et-commerce/soutenir-les-entreprises-23641/le-parcours-de-l-export-dispositif/article/plan-d-action-renforcer-l


Après le 1er Forum des PME à l’international organisé le 11 mars à Paris, Matthias Fekl est à Bordeaux pour présenter le plan d'action destiné à renforcer l'internationalisation des entreprises, axe majeur de la stratégie pour redresser le commerce extérieur de la France. Objectif : augmenter le nombre de PME françaises exportatrices, et plus généralement, développer le réflexe de l’international pour les PME afin de leur permettre de croître et de créer des emplois.

Lire Plan d’action renforcer l’internationalisation des entreprises,

sur le site du ministère des Affaires étrangères


Diplomatie économique : les inscriptions sont ouvertes pour #1ambassadeur1entrepreneur

A l’initiative de Laurent Fabius, la conférence des ambassadeurs 2015 sera l’occasion d’un événement inédit : la première rencontre de type "speed dating" jamais organisée en France entre ambassadeurs et entrepreneurs.

Organisés le 25 août prochain à Paris, ces rendez-vous sont destinés aux entreprises françaises souhaitant développer leurs activités internationales, en particulier les petites et moyennes entreprises, ainsi que celles de taille intermédiaire.

Ils permettront aux chefs d’entreprise, au cours d’un dialogue direct et personnalisé avec l’un des 180 ambassadeurs de France, de faire le point sur leurs projets de développement à l’étranger et le soutien dont ils peuvent bénéficier de la part du réseau diplomatique français.

Les entrepreneurs désireux de participer à l’exercice pourront s’inscrire en ligne jusqu’au 3 juillet, à l’adresse suivante : www.1ambassadeur1entrepreneur.fr

Matthias Fekl : "Je présenterai, chaque année, les grandes orientations de notre stratégie commerciale devant le Parlement"

"Je sais que les parlementaires sont très impliqués sur ces questions qui mettent en jeu l’avenir de la France. C’est pourquoi je présenterai, chaque année, les grandes orientations de notre stratégie commerciale devant le Parlement, pour qu’elle soit débattue avec la représentation nationale. Ce débat doit permettre de mieux coordonner les initiatives des élus et du Gouvernement, pour une plus grande efficacité" a notamment déclaré, à "l'Hémicycle" le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger.

Diplomatie économique : installation du comité stratégique de l’export

Ce comité, qui réunit les principaux acteurs, publics et privés, en charge de l’internationalisation des entreprises, leur permettra de mieux se coordonner, y compris avec les régions.

Il formulera, notamment, des recommandations pour orienter l’action de soutien à l’export de la nouvelle agence "Business France". Le comité stratégique à l’export suivra également la mise en œuvre concrète du plan d’action pour l’internationalisation des petites et moyennes entreprises rendu public le 11 mars lors du premier Forum sur ce sujet au Quai d’Orsay.

Renforcement du dispositif de soutien aux exportations françaises

Michel Sapin et Emmanuel Macron saluent l’annonce par le président de la République du lancement d’un nouveau mécanisme de soutien aux exportations françaises.

Les exportateurs bénéficieront d’une offre de financement plus avantageuse sur leurs grands contrats, grâce à un opérateur public de refinancement des grands contrats à l’exportation, la banque publique Société de Financement Local (SFIL). La SFIL refinancera les crédits exports de gros montant octroyés par les banques, ce qui fera baisser le coût de ces crédits pour les clients des entreprises exportatrices.

Business France : une agence pour renforcer le développement international des entreprises et l’attractivité des territoires

Opérationnelle depuis le 1er janvier, Business France fusionne les missions de l’Agence française des investissements internationaux (Afii) et d’Ubifrance, l’agence française pour le développement international des entreprises.

L’agence aura pour mission d’aider les petites et moyennes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire à mieux se projeter à l’international, et d’attirer davantage d’investisseurs étrangers en France pour y créer ou y reprendre des activités créatrices d’emplois. Pour exercer ses missions au service de l’attractivité, elle veillera à pérenniser et renforcer la coopération avec les collectivités et les agences régionales de développement. Il s’agira aussi de travailler à des modalités de partenariat spécifiques à chaque région, qui tiennent compte des atouts et des besoins différents de chaque région.