13 juillet 2015

"Accord ! Moment historique. La Grèce, c'est l'Europe"

Manuel Valls était l’invité de la matinale de France Inter puis de BFM TV, ce lundi 13 juillet. Il a salué la victoire pour l’Europe représentée par l’accord trouvé avec la Grèce et l’action volontariste de la France. "Le président de la République s’est pleinement engagé dans les négociations", a-t-il souligné .
 
"La Grèce est un grand pays, dans notre histoire, dans notre culture, qui a des atouts: il faut l'aider"

Peu avant la confirmation officielle d'un accord à Bruxelles, le Premier ministre a exprimé "sa fierté" à l’égard de la gestion des négociations sur la Grèce par François Hollande. "C'est le président de la République qui est en train de permettre un accord au niveau de l'Union européenne (…) et de réussir aujourd'hui ce qui semblait impossible", a-t-il affirmé au micro de France Inter. De poursuivre : "Tout au long du week-end, on nous disait qu'il y aurait un échec, que la Grèce allait peut-être sortir de la zone euro. Et si la Grèce reste dans la zone euro, ce sera grâce à la France et grâce à François Hollande".
 
Une sortie de la Grèce de l'euro aurait été un "désastre". "Un désastre d'abord pour les Grecs, qui vivraient un choc économique et social sans précédent, encore plus dur que ce qu'ils ont vécu jusqu'à présent." Un désastre pour "la zone euro elle-même puisqu'elle s'affaiblirait", a-t-il déclaré.
 

"Le couple franco-allemand est plus que jamais nécessaire"


Dans l'édition spéciale de BFM TV, Manuel Valls a qualifié l'accord avec la Grèce de "victoire pour l'Europe". Il a également insisté sur l’importance du dialogue entre François Hollande et Angela Merkel. "Ce compromis a été possible grâce aux discussions longues, grâce aussi à la solidité, contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre, du couple franco-allemand, grâce aux discussions entre le président de la République, Alexis Tsipras et Angela Merkel et les institutions européennes qu’il ne faut pas oublier", a-t-il expliqué.

"Ce qui est très important, c’est qu’il y ait un équilibre entre la France et l’Allemagne, y compris sur le plan économique". Cet équilibre est d’ailleurs "souhaité aussi par les Allemands".

Il a également salué l'action d'Alexis Tsipras, Premier ministre grec, notamment à travers son programme : "les réformes qu’il a fait voter déjà vendredi soir et qu’il fera voter encore dans les heures et dans les jours qui viennent au Parlement grec, montrent qu’il a du courage".

Il a enfin précisé que "la nouvelle aide sur trois ans de 80 milliards dans le cadre de ce mécanisme européen de stabilité ne coûtera rien à la France puisqu’elle y participe déjà depuis plusieurs années." Manuel Valls a confirmé que l'Assemblée nationale voterait mercredi l'accord qui a été conclu aujourd'hui à Bruxelles.
 
"Ce compromis a été possible grâce aux initiatives du président de la République et à la solidité du couple franco-allemand"