30 mars 2015 - Actualité

5e petit déjeuner du 32 avec Nicolas Hulot sur les enjeux de la COP21

Le Secrétaire d’État en charge de la réforme de l’État et de la simplification et le Commissaire général à l’investissement organisent régulièrement des petits déjeuners autour de personnalités diverses : philosophes, syndicalistes, entrepreneurs, journalises, économistes. Homme médiatique, engagé dans le militantisme écologique Nicolas Hulot est conseiller spécial du président de la République et président de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme. ll est intervenu lors du cinquième petit-déjeuner du 32 pour évoquer les enjeux de la conférence climat (COP qui aura lieu à Paris en décembre prochain).
 


Aujourd’hui, le dérèglement climatique est une évidence et l’enjeu de la Cop21 est de faire comprendre aux États que le choix du développement durable ne les condamne pas à un modèle sans croissance.
 
Les experts, notamment le GIEC, préconisent de limiter le réchauffement à 2°C à l’horizon 2100, ce qui implique des choix énergétiques importants. L’alternative que constituent les énergies renouvelables permettrait, à terme, à chaque pays, de produire dans ses frontières une énergie à faible coût. C’est une perspective géopolitique positive si l’on considère que le rapport de force entre les États est fortement lié à la capacité de détention des gisements d’énergies fossiles.
 
Dans cette perspective, il est nécessaire d’aider les pays moins riches à faire face au défi de la transition énergétique sans compromettre leur propre croissance. Les pays en voie de développement souffrent de l’ultime injustice : ils n’ont pas profité du modèle de croissance antérieur mais en subissent les effets, sans y être préparés.
Il faut dès lors rétablir la confiance avec ces pays qui expriment, aujourd’hui, une forme de rancœur vis-à-vis des promesses jamais réalisées et envisager des modes de financement innovants.
 
Les objectifs de la conférence de Paris résident en la formulation :
 
  • d’un cadre de références avec des instruments identifiés pour engager le changement de cap ;
  • d’une résolution collective, tournée vers l’avenir qui considère la responsabilité historique sans s’y référer systématiquement ;
  • de l’opportunité d’un mouvement populaire citoyen mobilisateur, que les leaders politiques ne pourront ignorer.
 
Si la conférence de Paris est une réussite, il faudra régler la transparence des engagements et se heurter à la question de la souveraineté des États.
 
Nicolas Hulot plaide pour  la création d’organisations mondiales en charge du bien commun et notamment de l’environnement, plus efficaces, selon lui, qu’un dispositif événementiel.